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Dans ce podcast « Iran, les mots de la guerre », des spécialistes reviennent sur les mots qui permettent aujourd’hui d’éclairer le conflit au Moyen-Orient. Bernard Hourcade, géographe, ancien directeur de l’Institut français de recherche en Iran et membre de la rédaction d’Orient 21 ainsi que Pierre Razoux, directeur académique de l’Institut Fondation méditerranéenne d’études stratégiques (FMES) reviennent ici sur le terme « missile ».
Les missiles balistiques, cœur de la stratégie de défense iranienne
Les missiles balistiques, « versions très modernisées » des V2 ou des Scud, sont aujourd’hui le principal outil militaire iranien et « le seul moyen de frapper ses adversaires« . Comme l’explique Pierre Razoux, ce sont des engins à trajectoire spatiale que leur vitesse rend difficiles à intercepter. Dans un contexte où l’aviation et l’arsenal classique iraniens sont « totalement obsolètes« , ils constituent « le seul moyen […] de frapper en profondeur » des cibles éloignées, comme Israël ou les bases américaines.
Au-delà de leur capacité offensive, ces missiles répondent surtout à une stratégie défensive. L’objectif est clair : « dissuader […] en menaçant de riposte« , même imparfaite. Les dirigeants iraniens misent sur le fait que « 10 à 20 % » des missiles pourraient échapper aux défenses adverses, suffisant à infliger des dégâts et à peser psychologiquement. Pour Bernard Hourcade, ils incarnent aussi une nécessité historique, née de la vulnérabilité du pays face aux frappes ennemies.
Un enjeu central des conflits et des équilibres futurs
Les missiles occupent une place particulière dans la doctrine iranienne. « C’est le seul moyen […] de pouvoir se défendre« , insiste Bernard Hourcade, rappelant que l’Iran, privé d’autres capacités crédibles, ne peut s’en passer. Contrairement au nucléaire ou aux proxys, ils constituent « le cœur du sujet » dans les tensions avec les puissances occidentales, rendant toute négociation particulièrement délicate.
Leur efficacité repose aussi sur une logique de coût et de saturation. Un missile iranien « coûte autour de 1,5 million de dollars« , contre au moins 2,5 millions pour un missile intercepteur, souvent utilisé en double. Cette asymétrie crée une stratégie d’usure : multiplier les tirs pour épuiser les défenses adverses. Mais la capacité réelle dépend surtout des lanceurs disponibles, cibles prioritaires des frappes américaines et israéliennes, révélant une guerre autant industrielle que militaire.
Source : www.radiofrance.fr

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