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THIBAUD MORITZ / AFP
Benoît Payan (à gauche) et Franck Allisio (à droite), lors d’un débat d’entre-deux-tours des municipales, sur France 2, le 19 mars 2026.
Comme on pouvait s’y attendre, le débat marseillais, jeudi 19 mars au soir sur France 2, a été particulièrement musclé entre Franck Allisio (RN) et Benoît Payan (union gauche), à trois jours du second tour des municipales.
Les deux favoris de l’élection dans la deuxième ville de France se sont affrontés durant 30 minutes – sans Martine Vassal (divers droite) qui n’a « strictement aucune chance » d’être élue selon Allisio -, opposant deux visions bien différentes.
Au cours des échanges, le candidat d’extrême droite a lancé une accusation à peine voilée sur une possible fraude aux électeurs, ciblant « des centaines de centenaires » que le camp Payan aurait « laissés passer ». De fait, avant le premier tour, plusieurs candidats avaient dénoncé des anomalies sur les listes électorales, notamment la présence, vérifiée par l’AFP, de « supercentenaires », comme une femme née en 1905.
« Depuis quelques semaines, j’alerte sur des irrégularités au code électoral, sur de la fraude », a ainsi lancé Franck Allisio sur France 2, donnant cet exemple : « On entend vos équipes dans un JT d’une chaîne concurrente (TF1, NDLR), dans un reportage, et on les entend dire : “on a pris toutes les pièces d’identité, même les mémés de 80 ans, elles vont voter Payan”. »
« Quelqu’un qui prendrait une carte d’identité pour aller faire voter une mémé ça n’existe pas. Ce que vous racontez, c’est soit de la fable soit de la folie », a rétorqué Benoît Payan, remonté. « Vous imaginez donc qu’un homme prenne la carte d’identité d’une grand-mère de 80 ans et aille voter avec, mais à qui vous allez faire croire ça ? », a-t-il évacué.
Martine Vassal a pu s’exprimer, seule
Dans le reste du débat, Benoît Payan a par ailleurs asséné que Marseille « doit rester une ville fraternelle et unie, (…) le combat de [sa] vie », accusant le député RN de vouloir « diviser » voire « trier les gens » notamment avec son idée de « pass anti-racailles » sur les plages.
Franck Allisio, se posant comme le futur « maire de l’ordre et de la sécurité », a lui accusé sans l’étayer son adversaire d’avoir conclu « un accord secret avec Jean-Luc Mélenchon » après le retrait de Sébastien Delogu, le candidat Insoumis arrivé à la quatrième place. « Ne laissons pas tomber Marseille dans les mains de la gauche et de l’extrême gauche » a-t-il asséné. « Fake news » lui a répondu le maire sortant.
Tous les deux ont ensuite appelé les abstentionnistes à se mobiliser ce dimanche dans la cité phocéenne où près d’un électeur sur deux ne s’est pas rendu aux urnes au premier tour. « Dimanche, c’est le destin de la ville qui se joue, ce sont les 27 siècles d’histoire qui nous regardent », a assuré Benoît Payan. « Nous avons entre nos mains le pouvoir de changer les choses dans notre vie, d’avoir à nouveau un Marseille en ordre », lui a rétorqué Franck Allisio.
À noter que dans la même émission de France 2, Martine Vassal, arrivée troisième au premier tour avec un score de 12,41 %, a disposé de sept minutes pour s’exprimer, seule, après le débat.
Source : www.huffingtonpost.fr

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