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20 mars 2026VIDEO. Dans les fauteuils rouges de « Complément d’enquête » : Charles de Courson, député LIOT de la Marne
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Temps de lecture : 4min – vidéo : 15min
Le 19 mars 2026, après un document consacré aux stratégies des cigarettiers pour étendre leur empire grâce aux nouveaux produits de vapotage, « Complément d’enquête » recevait le député centriste de la Marne Charles de Courson, réputé proche de l’industrie du tabac.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Tristan Waleckx : Et on est de retour à Paris, dans cette usine de fabrication de liquide pour cigarettes électroniques. Avec nous, Charles de Courson, bonsoir. Vous êtes député centriste, réputé proche de l’industrie du tabac, on va en parler dans un instant… en tout cas, certains de vos détracteurs le disent. Mais d’abord, je voudrais vous faire commenter ces chiffres. De 2014 à 2024, en dix ans, le nombre de fumeurs quotidiens a été quasiment divisé par deux, de 13,6 à 8,7 millions de fumeurs. Et dans le même temps, le nombre de vapoteurs est passé de 1,4 à 3,1 millions d’individus. C’est plutôt une bonne nouvelle ou une mauvaise nouvelle ?
Charles de Courson : La baisse du nombre de fumeurs de tabac, c’est une bonne nouvelle. Sachant que quand vous comparez la politique de santé publique française à celle des autres pays, notamment de pays comme la Grande-Bretagne, comme l’Allemagne, ils ont eu des résultats très supérieurs à nous. Et l’augmentation du nombre de vapoteurs est très élevée. Le problème, c’est qu’on a fait croire, hélas, que vapoter est sans conséquences négatives sur la santé. Ce n’est pas vrai.
C’est vrai que le vapotage a plutôt une bonne image. Il y a deux ans, la Première ministre, Élisabeth Borne, avait créé la polémique. Elle avait été surprise à plusieurs reprises en train de fumer une cigarette électronique sur les bancs de l’Assemblée. Vous, en tant que parlementaire, vous aviez été choqué ?
Je pense que ce n’est pas une bonne image à donner au public. On ne peut pas dire « Je suis Premier ministre, je suis pour une politique de santé publique, de lutte contre le tabac » ou d’autres formes en la matière, et aller vapoter à l’Assemblée.
Parce que c’est interdit depuis 2016 : normalement, on n’a pas le droit de vapoter dans les lieux publics.
On voyait même la fumée, si vous voulez, sortir en dessous de son crâne. Donc c’était quand même assez bizarre. Moi, j’étais choqué, je le dis franchement, surtout que tout de suite, elle la cachait. Tout le monde le voyait, parce que vraiment tout le monde le voyait. Et donc je trouve que ce n’est pas bon.
Mais c’est symptomatique de quelque chose, ça veut dire que les gens ne se rendent pas forcément compte que le vapotage, c’est quelque chose qui pose un problème de santé publique ?
Peut-être, mais vous savez, il y a la fameuse étude anglaise qui ne vaut pas grand-chose, dans laquelle on a lancé l’idée que le vapotage était à 95% moins nuisible par rapport au tabac.
Justement, c’est un chiffre qui a été beaucoup repris. Regardez : « La vapoteuse est 95% moins dangereuse que la vraie cigarette », « 95% moins dangereuse que le tabac », « 95% moins dangereuse que la cigarette »… Comment est-ce possible qu’un chiffre trompeur soit utilisé par tout le monde, y compris par un ancien ministre de la Santé ?
C’est une belle illustration que quelque chose qui est faux devient vérité parce que beaucoup de gens le répètent. Pourquoi ça n’a pas de sens, ce 95% ? Parce que tout dépend de la nature des recharges, et notamment du taux de nicotine. Vous avez des recharges sans nicotine pour éviter l’effet d’accoutumance, vous en avez d’autres où il peut y avoir plus de nicotine que quand vous fumez du tabac.
Le fait qu’Olivier Véran, ancien ministre de la Santé, relaie ce chiffre qui est, comme vous le dites, n’importe quoi…
Mais ce n’est pas parce qu’Olivier Véran dit cela que c’est la vérité… Ceci est faux.
(…)
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview diffusée dans « Complément d’enquête » le 19 mars 2026, à la suite de « Vapoteuses : l’empire de la clope contre-attaque« . Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
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Source : www.franceinfo.fr

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