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20 mars 2026Spéciale Gaëlle Solal | France Musique
20 mars 2026
Youn Sun Nah, chanteuse de jazz à la renommée internationale, a choisi de reprendre a cappella « Arirang » et nous explique son choix.
France Musique : Pouvez-nous raconter l’histoire de ce morceau ?
Youn Sun Nah : Cette chanson a plus de 600 ans, c’est un peu le berceau de la musique coréenne. C’est un morceau qui occupe une place très importante pour les Coréens. Souvent, on considère cette chanson traditionnelle comme notre deuxième hymne national. On la chante dans les moments de tristesse comme de joie. On chante surtout dans les périodes difficiles pour se donner de la force, ensemble. « Arirang » est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Il y a des milliers de versions différentes qui existent selon les régions. C’est aussi un symbole très fort d’unité parce que c’est l’une des rares chansons que les deux Corées peuvent encore chanter d’une seule voix, malgré la division du pays depuis la Guerre de Corée. De nombreux artistes, coréens comme étrangers, interprètent cette chanson car elle existe dans tous les styles de musique possibles.
France Musique : Que représente cette chanson pour vous ?
Youn Sun Nah : À chaque fois que je la chante, je pense à mon identité, je ressens toujours mes racines. Je suis venue en France en 1995 pour faire mes études de jazz, puis je suis rentrée [en Corée du Sud]. Je pensais ne jamais revenir, mais cela fait 30 ans que je fais des aller-retour. Je vis en Corée, et la moitié de ma vie, je suis sur la route.
J’ai chanté partout dans le monde pendant mes tournées. Parfois, j’étais vraiment très émue de voir le public y réagir profondément, jusqu’aux larmes. C’est la beauté de la musique. Je ne sais pas si je peux dire que j’en suis fière, mais j’aime bien partager ce qu’on a en Corée avec le public du monde entier.
Source : www.radiofrance.fr

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