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Les ventes de conserves de maquereaux augmentent en volume de +15,9% sur la semaine, les sardines de 12,1%, le riz de 10,2% et les pâtes de 8,1%, selon les chiffres du cabinet Circana. « Les gens craignent que les prix flambent, tout cela est un peu irrationnel », décrypte sur RMC sa directrice des études, Emily Mayer.
La guerre au Moyen-Orient a poussé les ménages français à des achats dits de « précaution » comme des conserves de poissons, du riz ou des pâtes, sans « toutefois bouleverser le marché global », analysele cabinet Circana. Les conserves de maquereaux augmentent ainsi en volume de +15,9% sur la semaine, les sardines de 12,1%, le riz de 10,2% et les pâtes de 8,1%.
« C’est un peu atypique de voir des progressions comme celles-ci parce que ces produits font partie du fond de placard des Français et sont achetés toute l’année. Ils connaissent rarement des pics de vente », expose ce vendredi sur RMC Emily Mayer, Directrice des études chez Circana.
« Contexte anxiogène »
Pas de panique pour autant, « on ne peut pas dire que les rayons de la semaine dernière, ont été pillés sur ces articles-là. Ils ont été achetés en plus grande quantité que d’habitude », nuance-t-elle.
Celle-ci note toufefois un « contexte anxiogène » et le fait que les « gens craignent que les prix flambent. » Selon elle, « tout ça est un peu irrationnel parce qu’il n’y a pas vraiment de raison objective de faire ces achats-là », malgré le contexte géopolitique tendu.
La hausse des ventes pour de tels produits avait également été remarquée en 2022, lors du début de la guerre en Ukraine. Une hausse plus forte à l’époque, souligne Emily Mayer. La raison étant due peut-être à l’inflation généralisée.
« Réflexes de survie »
« Entre 2022 et 2023, les prix de l’alimentation ont augmenté de 20%, aujourd’hui l’alimentation est 20% plus chère qu’il y a 4 ans. Les prix ne sont pas redescendus, donc oui, les gens anticipent et font quelques réserves de produits qui sont encore accessibles », explique la directrice des études chez Circana.
« Il y avait vraiment un réflexe naturel qui consiste à avoir peur de manquer, de faire des provisions en se disant au moins ‘j’aurai déjà ça’. Des réflexes de survie qui seraient cohérents si on était dans une situation de pénurie », abonde le journaliste spécialiste des questions de consommation, Valère Corréard. « C’est cantonné à une petite partie de la population, on va dire que c’est un frémissement, on n’est pas en train de remplir les caddies. »
« Des Français égoïstes »
Certains Français en effet se refusent à de telles pratiques, comme Christophe, chauffeur routier dans le Loiret. « Je ne fais pas de stocks, c’est comme pour l’essence. On n’a pas les moyens pour payer tout ça, je paie au fur et à mesure. La hausse des prix, c’est mécanique. Moins il y a de denrées, plus il va y avoir une montée de prix, puis pareil, l’approvisionnement, cela a un coût », fait remarquer cet auditeur RMC, qui fustige des « Français égoïstes ».
Source : rmc.bfmtv.com

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