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20 mars 2026Schneider electric : Le CAC 40 boit la tasse mais Schneider Electric fait de la résistance et peut encore grimper de 20% en Bourse, selon Royal Bank of Canada
(BFM Bourse) – Le spécialiste des équipements électriques se situe dans le bon wagon du CAC 40, progressant de 5% depuis le début de l’année. Royal Bank of Canada a relevé son objectif de cours et confirmé son conseil à « surperformance ».
Schneider Electric encaisse relativement bien le choc. Comme l’ensemble des valeurs cycliques, le spécialiste des équipements électriques a été pénalisé par l’éclatement du conflit au Moyen-Orient.
Cette guerre a débuté juste après que la société a atteint un plus haut historique en Bourse, avec un cours de 280,06 euros, le 26 février. Depuis le titre est retombé à 245 euros, chutant ainsi de 14%.
Toutefois sur l’ensemble de 2026, Schneider Electric reste en nette progression, s’adjugeant 4,7% quand le CAC 40, lui, boit la tasse (-3,6%).
Schneider Electric avait déçu l’an passé, le groupe s’étant rendu « légèrement coupable d’avoir sur-promis pour ensuite faillir dans l’exécution en 2025 », dixit Barclays.
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Des produits d’importance critique
La société a renversé la tendance en deux temps. D’abord en organisant une journée dédiée aux investisseurs qui a convaincu le marché, avec des objectifs à l’horizon 2030 supérieurs aux attentes.
Ses résultats annuels, communiqué le 27 février dernier, ont ensuite été appréciés par la Bourse, avec une fin d’année bien meilleure qu’attendu. Le groupe a dégagé une croissance en données comparables de 11% contre 7,2% attendu au quatrième trimestre.
Ces résultats ont constitué « une nouvelle confirmation de la solide demande pour les data centers », a remarqué Barclays.
Schneider Electric a vu sa croissance être propulsée, ces deux dernières années, par cette demande provenant des centres de données. Le groupe est une « valeur IA », via son exposition aux « data centers ».
Les « hyperscalers » (Amazon Services, Azure de Microsoft, Google Cloud) ont annoncé des dizaines voire des centaines de milliards de dollars de dépenses dans les capacités des « data centers », critiques pour développer les grands modèles de langage d’intelligence artificielle.
Ce qui porte donc l’activité de Schneider Electric, via ses nombreux produits pour les centres de données (armoires racks, systèmes de refroidissements, onduleurs…).
Cette semaine, Nvidia a tenu sa grande conférence technologique (GTC), un évènement qui, selon Citi, a souligné que l’efficacité énergétique dans les data centers devenait de plus en plus critique, les prix de génération d’électricité représentant entre 20% et 50% des coûts d’exploitation.
Des perspectives trop prudentes
Ce qui selon Citi pourrait permettre aux groupes exposés aux data centers de creuser, dans les prochains mois, leur écart de valorisation par rapport aux autres, la banque citant Schneider ainsi que Legrand.
De son côté Royal Bank of Canada a relevé, ce vendredi, son objectif de cours sur Schneider Electric passant de 270 euros à 290 euros, tout en réitérant son conseil à « surperformance », équivalent d’acheter. Cette nouvelle cible accorde un potentiel de 19% à l’action, au cours de clôture de jeudi.
La banque canadienne estime que l’objectif de croissance de moyen terme de la société, à savoir une progression des revenus en données comparables comprise entre 7% et 10% en moyenne par an jusqu’en 2030, est un peu prudent.
Royal Bank of Canada retient un taux de 9% par an d’ici à 2030. La banque table sur une progression annuelle moyenne de 15% par an dans les data centers (après 40% selon ses estimations en 2024-2025), ce qui apporterait une contribution globale à la croissance de la société de 4 points de pourcentage.
L’établissement se cale sur la prévision de la société pour les data centers, qu’il juge en réalité « prudente » au vu des perspectives de court terme. En comparaison, Vertiv, une société américaine spécialisée dans les infrastructures d’IA, anticipe une croissance de 27% à 29% pour 2026 et les dépenses des « hyperscalers » devraient, elles, bondir d’environ 60% cette année.
De même, la banque considère également que Schneider Electric fait preuve de trop de prudence dans ses objectifs de marges. La société entend augmenter sa marge de résultat opérationnel ajusté de 2,5 points de pourcentage entre 2026 et 2030, en cumulé. Ce qui porterait cette marge autour de 21,2%.
Royal Bank of Canada retient une progression de 3,2 points de pourcentage sur la période. La banque canadienne se base sur les résultats du groupe depuis 2017 pour parvenir à évaluer un taux de conversion moyenne de hausse du chiffre d’affaires en résultat opérationnel de 31%.
Sur cette base, elle remarque que le consensus (la prévision moyenne des analystes) retient le bas de la fourchette de croissance du groupe (7%). Si Schneider venait à se rapprocher du haut (10%) de cette fourchette, les attentes du consensus sur le résultat opérationnel ajusté pourraient être relevée de 10% pour 2028 et 20% pour 2030. Conclusion: les marges de la société ont du potentiel pour surprendre le marché.
Julien Marion – ©2026 BFM Bourse
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Source : www.tradingsat.com

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