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20 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : la restauration aux Baléares subit de plein fouet la flambée des coûts, il faudra revoir votre budget à la hausse pour vos vacances à Majorque
Les prix augmentent à nouveau à Majorque dès ce printemps, en raison de la situation au Moyen-Orient. Entre énergie, loyers et salaires en hausse, les professionnels du secteur de la restauration sont dos au mur.
Destination touristique phare des Baléares, l’île de Majorque est impactée par la guerre au Moyen-Orient. À tel point que les restaurateurs ont décidé d’augmenter leurs prix. Un changement qui intervient dès à présent, en début de printemps et donc quelques semaines avant les vacances de Pâques.
D’après le mallorcamagazin, la guerre déclenchée le 28 février par les États-Unis et Israël en Iran et qui s’est très vite étendue aux pays du Golfe, a fait exploser le coût de l’énergie, des transports ainsi que des matières premières.
L’impact a été immédiat sur les restaurants de Majorque, qui fonctionnaient déjà avec des marges très faibles. Une bouteille de gaz butane pour la cuisinière coûte désormais près de 5 % plus cher. Les prix des produits laitiers ont augmenté de 5 à 7 % et de nouvelles hausses sur des produits alimentaires sont inévitables.
« Tous les produits deviennent plus chers », explique à l’hebdomadaire Bartolomé Servera, une représentante du secteur. Parallèlement, les charges salariales ont aussi considérablement augmenté : de 6 % en 2025, 4 % cette année, et de nouvelles hausses ont déjà été convenues.
À cela s’ajoutent les loyers des restaurants, qui augmentent régulièrement sur l’île depuis des années. En 2025, environ 370 restaurants à Majorque avaient dû fermer leurs portes.
Alors, « nous devrons ajuster nos prix, mais le moins possible », a indiqué Tomeu Mas, directeur général de l’association professionnelle CAEB Restauración, au journal espagnol Ultima Hora.
« Nous essayons d’absorber le maximum de coûts nous-mêmes », explique-t-il, indiquant que les restaurants sont obligés d’ajuster leurs prix dès que les coûts grimpent de 2 %. Ce point de rupture est désormais atteint et même largement dépassé.
« Des promenades bondées et des tables vides »
Dans le secteur, une éventuelle aide gouvernementale est espérée, mais les professionnels ont peu d’espoir. En 2025, alors que les prix des menus avaient augmenté d’environ 5 %, de nombreux établissements s’étaient déjà plaints d’une baisse des ventes. L’association des restaurateurs avait déjà tiré la sonnette d’alarme durant l’été, avertissant d’une baisse de fréquentation des touristes et de la diminution des dépenses par table, qui a chuté jusqu’à 10 %.
Les clients commandaient moins, renonçaient aux extras, ou boudaient tout simplement les restaurants. Et depuis, la tendance s’est accentuée. Beaucoup d’habitants ne mangent au restaurant que le week-end.
Quant aux touristes, bien que toujours présents, ils doivent consacrer une part toujours plus importante de leur budget aux vols et à l’hébergement, avec des hausses de prix atteignant 25 % l’an dernier sur ces dépenses. Ils consacrent donc peu de budget aux restaurants, ce qui entraîne un résultat frappant : « Des promenades bondées et des tables vides. »
Les intempéries qui ont touché l’Espagne en ce début d’année avaient déjà accentué la baisse des ventes, alors que la saison touristique n’avait même pas encore démarré. Les professionnels croisent désormais les doigts, et espèrent que la situation se stabilisera après Pâques. Et pour nombre d’entre eux, cette saison à venir pourrait être décisive pour la survie de leurs commerces.
Source : www.lindependant.fr

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