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20 mars 2026La facture de gaz des Français pourrait grimper d’environ 15% à partir de mai pour les contrats à prix indexé
« Ce ne sera pas gigantesque », a affirmé, vendredi, la présidente de la Commission de régulation de l’énergie, Emmanuelle Wargon, en évoquant « une zone » autour de 15%.
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L’envolée du prix du gaz européen en raison de la guerre au Moyen-Orient va entraîner une hausse limitée de la facture des Français à partir du mois du mai, a estimé, vendredi 20 mars, la présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) Emmanuelle Wargon, sur RMC. Interrogée sur une possible augmentation d’environ 15%, l’ancienne ministre a répondu que le taux devrait se situer « dans cette zone-là », tout en soulignant que les cours internationaux « bougent vraiment tout le temps ».
Plus de la moitié des Français raccordés au gaz pourraient être concernés par cette hausse, qui n’affectera pas les titulaires de « contrats à prix fixe », a rappelé Emmanuelle Wargon. « Pour ceux avec un contrat indexé sur les cours mondiaux, là, ça bouge avec deux mois d’écart », a-t-elle expliqué, d’où une répercussion en mai de la flambée actuelle, qui a été marquée par un bond des tarifs du gaz européen à 35% jeudi matin.
« La répercussion en mai ne sera pas énorme », a tenu à rassurer la présidente de la CRE. « Mai, ce n’est pas la saison du chauffage », or ce poste de dépense représente « les deux tiers » de la facture totale pour les ménages se chauffant, cuisinant et utilisant une chaudière au gaz, a-t-elle souligné. La hausse portera donc sur un volume de consommation relativement faible. Par ailleurs, le volume de gaz ne représente « qu’un tiers de la facture », le reste reposant « sur l’acheminement, qui va être stable », a-t-elle ajouté. « Ce ne sera pas gigantesque », a-t-elle répété. En revanche, « si les prix du gaz sont toujours élevés au moment où il recommence à faire froid, et donc si ça s’accumule sur toute l’année », l’impact sera plus significatif, a-t-elle ajouté.
Quant au prix de l’électricité, Emmanuelle Wargon a affirmé que la hausse du prix du gaz n’aura pas d’effet, contrairement à ce qui s’était produit en 2022 après le déclenchement de la guerre en Ukraine. « On dépend du gaz pour l’électricité seulement si on n’en produit pas assez », a-t-elle expliqué. « En ce moment, on a beaucoup d’électricité nucléaire, les centrales nucléaires d’EDF tournent à plein, on a aussi beaucoup d’électricité renouvelable et ça nous suffit », a-t-elle déclaré.
Les attaques de plusieurs infrastructures clés au Moyen-Orient, dont plusieurs raffineries, ont propulsé, jeudi, le cours du TTF néerlandais, référence européenne du gaz, à +35%, un niveau jamais vu depuis janvier 2023, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie fin février 2022. L’envolée s’est calmée en fin de journée jeudi, le mégawattheure de gaz grimpant alors de 13%, à 61,8 euros.
Source : www.franceinfo.fr

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