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Selon nos informations, Eau de Paris, la société qui gère l’approvisionnement en eau de la capitale, a adressé un avis de fermeture d’eau pour « fin mars » au BHV.
Une tuile de plus pour le BHV. Selon les informations de BFM Business, la régie publique Eau de Paris, qui gère l’approvisionnement dans la capitale, menace de couper l’eau dans le grand magasin du Marais d’ici « fin mars ». Motif: factures impayées.
Une affiche de l’établissement public a ainsi été placardée à l’entrée du BHV Marais ce vendredi matin.
Selon une source en interne, l’affiche a rapidement été décrochée. Ce qui n’a pas empêché l’information de se propager dans les allées du grand magasin. Des salariés de l’enseigne oscillent entre inquiétude et résignation.
« Aujourd’hui c’est l’eau. Quid de l’électricité? Et après ce sera les salaires? », s’interroge l’un d’eux.
Dans l’entourage de Frédéric Merlin, le président de la SGM qui exploite le BHV, on ne confirme pas cet avis de fermeture d’eau. « L’eau coule et va continuer de couler au BHV Marais », assure un proche du dossier. Contactée par BFM Business, Eau de Paris n’a pas répondu à nos questions à l’heure où nous publions cet article.
« La SGM a tellement de dossiers à gérer en ce moment. C’est le genre de chose qui peut arriver mais si c’est le cas, ça a probablement été géré dans la journée », explique un acteur du secteur.
Mais l’eau n’est pas la seule facture impayée par le BHV Marais. Selon plusieurs sources en interne, il y a quelques semaines, le fournisseur de produits d’hygiène du magasin a ainsi arrêté de livrer… le papier toilette. Un épisode qui a tout de même duré quelques jours.
Exil massif de marques
Depuis des mois, plusieurs marques ont quitté le grand magasin parisien à cause d’impayés. Ce sont d’abord les petites marques qui ont plié bagage, à l’image de Flowrette, fabricant de fleurs artificielles qui a même attaqué le BHV en justice pour obtenir les dizaines de milliers d’euros non versés.
Puis est venue la séquence Shein. L’annonce, début octobre 2025, de l’ouverture d’un corner du géant chinois au sein du magasin parisien a provoqué une levée de boucliers et entraîné le départ d’autres marques, comme Aime, pourtant présente au BHV depuis quatre ans.
Le début d’une série noire puisque le BHV a vu partir successivement Agnès B, Figaret, Maison Lejaby, Sandro, Maje, Paraboot ou encore les marques de LVMH Dior et Guerlain. Au total, plus d’une centaine d’enseignes ont délaissé l’emblématique magasin parisien.
« Frédéric Merlin se démène pour trouver des solutions »
Résultat, de nombreux stands vides et une fréquentation en chute libre. Après l’arrivée de Shein, les ventes du BHV (sans compter le stand de la marque chinoise) ont chuté de 70% en fin d’année dernière. Et ce n’était guère mieux pendant les soldes d’hiver en janvier. Encore ce vendredi 20 mars, vers midi, il n’y avait aucun client en caisse au 6e étage, qui abrite le rayon Shein.
De quoi mettre sous pression Frédéric Merlin, le patron du BHV. Ce dernier est parvenu à sécuriser, fin janvier, la vente des murs du grand magasin parisien au fonds canadien Brookfield. Depuis, Frédéric Merlin se concentre sur l’exploitation de seulement 60% du magasin et selon nos informations, confirmant celle de La Lettre, son loyer a été divisé par deux, de 18 à 9 millions d’euros par an.
Un bol d’air financier qui doit lui permettre justement, selon un proche du dossier, de payer ses dettes aux fournisseurs. « Frédéric Merlin est la cible de beaucoup de critiques ces derniers temps mais il se démène pour trouver des solutions. S’il y en a un qui peut y arriver, c’est bien lui », tempère un bon connaisseur du dossier.
Source : www.bfmtv.com

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