
“Rachida Dati a l’énergie et l’expérience pour transformer Paris”, déclare Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe
20 mars 2026/2026/03/20/000-a3w27ke-69bd7d719e42c014666717.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
La justice valide la reprise du verrier nordiste Arc, plus de 700 suppressions de postes toujours prévues
20 mars 2026c’est quoi « The Situation Room », le bar de Polymarket qui permet aux utilisateurs de parier sur tout, y compris la destruction de l’humanité
Polymarket, la plateforme de marchés prédictifs, va ouvrir un bar pour permettre aux parieurs de miser sur la prochaine élection ou la prochaine explosion nucléaire. Sans surprise, le concept divise les internautes.
Dans les bars américains, c’est souvent la règle. Il faut éviter les informations télévisées. Trop anxiogènes, trop clivantes, elles font fuir les clients. À moins d’un événement majeur, les écrans diffusent du sport, jamais l’actualité. Polymarket a choisi de faire exactement l’inverse.
Comme le rapporte Futurism, la plateforme de marchés prédictifs, sur laquelle les utilisateurs peuvent parier sur l’issue d’élections, de conflits ou de crises géopolitiques, s’apprête à ouvrir aujourd’hui un établissement présenté comme le « premier bar au monde dédié au suivi de la situation ». Un lieu où l’information ne serait plus seulement consommée, mais scrutée, analysée… et surtout monétisée.
Un bar pour parier sur les conflits
Dans les visuels diffusés par l’entreprise sur X (ex-Twitter), on peut ainsi voir l’intérieur de l’établissement, baptisé The Situation Room. Au programme, des murs saturés d’écrans avec le flux d’informations en continu en provenance de X ou de Bloomberg, des téléscripteurs boursiers, des radars aériens et évidemment, des terminaux financiers. Bref, tout ce qu’il faut pour parier sur l’actualité en temps réel. Un environnement qui évoque moins un bar qu’une salle de marché ou un centre de commandement.
Polymarket résume bien le concept. « Imaginez un bar sportif… mais dédié à la surveillance de la situation », précise l’entreprise sur le réseau social d’Elon Musk. À la place des scores et des statistiques, les clients suivraient en direct les évolutions politiques, militaires ou économiques du monde.
L’établissement doit ouvrir ses portes ce vendredi 20 mars à Washington, à proximité immédiate de la Maison Blanche, dans un bar existant transformé pour l’occasion. Nul doute que des centaines de milliers de parieurs ne peuvent pas attendre avant de parier en personne sur la destruction de l’humanité.
Il s’agit de la dernière offensive marketing de l’entreprise. Les plateformes de marchés prédictifs, qui permettent de miser de l’argent sur des événements futurs, cherchent à élargir leur audience en brouillant les codes entre information, divertissement et jeu. Plus tôt dans l’année, Kalshi, l’un des concurrents de Polymarket, a ouvert des supermarchés éphémères gratuits à New York. L’objectif? Parodier la politique de gestion des épiceries municipales du maire de New York, Zohran Mamdani. Polymarket a rapidement répliqué avec une initiative similaire.
Une plateforme controversée
Longtemps interdite aux États-Unis, Polymarket n’a obtenu une autorisation complète qu’à la fin de l’année 2025. Les utilisateurs américains peuvent désormais accéder légalement à la plateforme, à condition de fournir des informations personnelles détaillées, dont leur numéro de sécurité sociale. Plusieurs élu tentent toutefois de mieux réguler le secteur. Le représentant Ritchie Torres (Démocrate) a déposé un projet de loi visant à limiter la participation des élus fédéraux et de certaines personnalités politiques aux marchés de prédiction. L’objectif? Eviter au maximum de potentiels délits d’initié.
En France, la plateforme est déjà interdite depuis la fin de l’année 2024 après une décision de l’Autorité nationale des jeux (ANJ). Celle-ci expliquait à l’époque que la plateforme proposait une offre illégale de jeu.
Mais dans la majorité des pays, les parieurs chevronnés peuvent participer aux paris de manière anonyme grâce aux portefeuilles de cryptomonnaies. De quoi laisser libre champ aux utilisateurs pour parier sur des atrocités, comme la date des prochaines frappes américaines dans le conflit en Iran, le nom du futur Guide suprême iranien, la chute du régime des mollahs.. ou de potentielles explosions nucléaires au Moyen-orient. Ils empochent parfois des sommes folles, suscitant souvent des interrogations sur de potentielles délits d’initié.
Un casino nouvelle génération
Une plateforme qui divise, donc. Il y avait donc fort à parier que le bar aussi agace les internautes. S’ils sont nombreux à trouver le concept séduisant, d’autres y voient une dérive inquiétante. Comparer un conflit à un match, transformer une élection en cote, suivre une crise comme un indice boursier,… Autant de glissements qui interrogent sur la manière dont l’information est perçue et utilisée.
« Un casino nouvelle génération. On enivre les gens pour qu’ils misent davantage sur les marchés parallèles, lol », écrit ainsi un internaute.
« Peut-on parier sur la date de fermeture du bar ou sur le nombre de femmes qui y seront droguées à leur insu? », ironise un autre. Pas sûr que le projet rameute les foules. Pour autant, les organisateurs semblent confiants. « Washington D.C. est une preuve de concept », explique Josh Tucker, stratège de croissance chez Polymarket, à Axios. « Nous irons partout où la situation nécessitera une surveillance. » Alors, quelqu’un veut parier sur l’odeur que dégagera ce bar?
Source : www.bfmtv.com

9999999
