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20 mars 2026Pourquoi les rumeurs sur l’implication de Macron dans les municipales à Paris agacent tant l’Élysée
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Ce qu’il faut garder en tête
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ANDREA SAVORANI NERI / NurPhoto via AFP
Pourquoi les rumeurs sur l’implication de Macron à Paris agacent tant l’Élysée
Quel est le détail commun entre Jordan Bardella, Bruno Retailleau et Emmanuel Macron ? Tous soutiennent à des degrés divers Rachida Dati pour le second tour des élections municipales à Paris. Arrivée loin derrière son rival socialiste Emmanuel Grégoire le 15 mars dernier, la candidate des Républicains a effectivement engrangé bon nombre d’appuis venus de la droite et de l’extrême droite.
Mais à l’heure où se termine la campagne, c’est bien le rôle du chef de l’État dans cette aventure qui pose question. C’est un fait : le locataire de l’Élysée approuve le ballet de Rachida Dati, ce depuis 2024 et une entrée au gouvernement à l’époque négociée, selon la presse… en échange d’un soutien présidentiel dans la capitale.
Deux ans plus tard, force est de constater qu’Emmanuel Macron a rempli sa part du contrat. Resté en surplomb de ces scrutins locaux, tout consacré qu’il est aux crises internationales, il n’a toutefois pas hésité à œuvrer en coulisse, et par petites touches, pour dégager la voie à sa protégée. Mais jusqu’où ? C’est bien la question.
Œuvrer au retrait de Knafo ? « J’ai autre chose à faire »
Outre les petits mots de soutiens, envoyés çà et là avant le premier tour, regardons tout d’abord à la gauche de Rachida Dati. L’ancienne ministre de la Culture a effectivement vu son score grignoté par les résultats de Pierre-Yves Bournazel (prétendant Horizons et de la direction de Renaissance) d’un côté, et par l’émergence de la zemmouriste Sarah Knafo de l’autre. L’opération était alors sérieusement compromise.
C’est là qu’Emmanuel Macron est intervenu. Le chef de l’État a effectivement décroché son téléphone dès dimanche soir pour passer un coup de fil à Édouard Philippe et le convaincre de faire alliance avec sa candidate. Preuve de l’importance capitale du moment, le chef de l’État n’avait pas eu de contact avec son ancien Premier ministre depuis l’automne, quand celui-ci avait commis le crime de lèse-majesté en plaidant pour sa démission anticipée.
Jusqu’ici, rien de trop incongru. Intransigeant avant le premier tour, Pierre-Yves Bournazel a fini par se rallier à Rachida Dati avant de prendre la poudre d’escampette et de refuser une place sur sa liste. Mais bien plus que de ce côté, c’est la situation sur le flanc droit de la prétendante LR qui interroge. Jusque dans les rangs socialistes.
Jeudi, Emmanuel Grégoire a donc accusé le président de la République d’être « intervenu à plusieurs niveaux » pour favoriser le désistement de Sarah Knafo, dernière péripétie en date dans la campagne qui permet à Rachida Dati d’espérer finalement une victoire. De quoi déclencher la furie de l’Élysée et les dénégations du principal concerné. « J’ai autre chose à faire », a sèchement répondu Emmanuel Macron depuis Bruxelles, en expliquant que ces accusations « déshonorent » l’ancien adjoint d’Anne Hidalgo.
Soupçons nuisibles pour Macron
La pression aurait pu retomber. Il n’en est rien. Ce vendredi, plusieurs articles de presse confirment partiellement les accusations d’Emmanuel Grégoire. Selon le journal Le Monde, le chef de l’État a bien œuvré au retrait de la candidate d’Éric Zemmour en passant un message à… Vincent Bolloré, la figure tutélaire de la galaxie d’extrême droite. Le quotidien Libération assure de son côté que « des proches » du chef de l’État ont travaillé en ce sens.
De quoi déclencher une nouvelle réplique du côté du palais présidentiel. Le compte X de l’Élysée a effectivement publié un communiqué cinglant, ce vendredi à la mi-journée, assurant que « le chef de l’État n’est en aucune façon intervenu dans le retrait de madame Knafo ». Le message, particulièrement offensif pour un compte officiel, insiste : « En République, les rumeurs anonymes et sans preuves ne devraient jamais être présentées comme une fait. »
Confirmées ou non, ces allégations n’en sont pas moins nuisibles pour Emmanuel Macron. Le chef de l’État, déjà critiqué par ses propres troupes pour son soutien mordicus à Rachida Dati, bien loin des idéaux au-delà des partis de 2017, se retrouve désormais soupçonné d’affaiblir le front républicain face à l’extrême droite. Car de fait, Rachida Dati a désormais le soutien personnel de Jordan Bardella, entre autres figures d’extrême droite. Dur, pour celui qui se présente depuis son entrée en politique comme le meilleur rempart à ces idées et ses représentants.
En ce sens, une récente tirade de Bertrand Delanoë fait mouche. L’ancien maire estimé de Paris a effectivement volé au secours de son héritier socialiste, jeudi, en rappelant aux journalistes avoir « voté deux fois pour Emmanuel Macron afin d’éviter l’extrême droite » à l’Élysée, en 2017 puis en 2022. Or, aujourd’hui, « la candidate soutenue par Emmanuel Macron à Paris est soutenue par l’extrême droite. » Une forme de renversement spectaculaire qui, formulé ainsi, n’est pas pour plaire au président.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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