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20 mars 2026Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Résumé d’un entre-deux-tours sous vives tensions, des alliances aux violences ».
Faits marquants
• Chaque camp politique a vu des fractures apparaître après des changements de stratégie.
• Même le rôle d’Emmanuel Macron dans la campagne à Paris a été l’objet de nombreuses interprétations.
Une semaine, ressentie un mois. La campagne des élections municipales s’achève ce vendredi 20 mars, deux jours avant que les Français se rendent aux urnes dans les 1555 communes qui n’ont pas élu leur maire au premier tour du scrutin. Depuis ce round inaugural, la donne a changé.
Après une course sans relief ni grands débats de fond, écrasée par l’actualité nationale puis internationale, l’entre-deux-tours aura été au contraire d’une rare intensité dans les grandes villes du pays. De Paris à Marseille, en passant par Nice, Strasbourg ou Toulouse, les rapports de force ont évolué au gré des diverses tractations. Peut-être baroques, mais avec des conséquences certaines à l’échelle locale et au-delà.
Cette semaine a bien sûr renforcé le sentiment d’indécision quant à l’issue du scrutin qui nous occupe, en de nombreux endroits. Mais elle a aussi offert plus largement quelques indices sur la recomposition politique qui approche en vue de la présidentielle 2027. Récit.
Les alliances de la gauche
Retour au dimanche 15 mars, dans la soirée. Les résultats sont à peine consolidés dans les points chauds que la gauche est déjà en ébullition. Dans le concert des réjouissances (les socialistes sont en tête dans la majorité de leurs bastions, et les écologistes résistent mieux que prévu au reflux de la vague verte), les solistes de La France insoumise ont de quoi se réjouir en premier.
Sans casser la baraque, leurs différentes percées assurent l’essentiel au mouvement de gauche radicale : une implantation manifeste dans plusieurs territoires, avec une victoire au premier tour à Saint-Denis, et un rôle enviable de force incontournable ailleurs. En clair, s’ils veulent engranger certaines victoires ou endiguer d’autres défaites, leurs partenaires, le PS en tête, sont contraints d’oublier les polémiques récentes qu’ils ont contribué à nourrir pour acter un rabibochage géant.
Le coup d’envoi de ces mouvements est donné depuis Toulouse, lundi matin. Après une nuit de discussions, souvenir de l’époque Nupes ou NFP, l’insoumis François Piquemal et le socialiste François Briançon annoncent unir leurs forces pour faire tomber le maire sortant de droite Jean-Luc Moudenc. Le premier reste en course pour la mairie, le second se concentre sur la métropole. Avec la ville rose, s’ouvrent la boîte de Pandore et le temps de « l’alliance technique ».
La fracture ouverte au PS
Dans les heures et les jours qui suivent, les partis de gauche souvent rassemblés au premier tour renouent avec La France insoumise à Poitiers, Nantes, Lyon, Grenoble, Limoges, Brest ou Clermont-Ferrand. Même à Tulle, le maire sortant – un proche de François Hollande – s’allie avec une liste soutenue par LFI pour éviter la déroute. Taquin, Olivier Faure ne manque pas de souligner cette entente précise sur les réseaux sociaux, pour mieux critiquer la ligne officiellement intransigeante de l’ancien chef de l’État vis-à-vis des mélenchonistes.
Car depuis Paris, les huiles du Parti socialiste assistent impuissantes à cette recomposition qu’ils n’ont pas su ou voulu empêcher. En clair, ces jeux d’alliances ravivent la fracture entre la direction, défavorable à un accord national mais ouvert aux discussions locales, et certains solistes comme Jérôme Guedj ou Raphaël Glucksmann hors les murs. Ces derniers prêchent, souvent dans le désert, pour un cordon sanitaire avec LFI.
De fait, rares sont les candidats à résister aux sirènes de l’union. À Paris et Marseille toutefois, les candidats socialistes arrivés en tête refusent de discuter avec leurs adversaires insoumis, dont Sophia Chikirou qui finira par se maintenir dans la capitale, et Sébastien Delogu qui se désistera pour éviter le risque d’une victoire du Rassemblement national sur le Vieux Port. Plus incongru, la candidate de gauche refuse de désister à Nice pour barrer la route à l’extrême droite, tandis qu’à Strasbourg sa collègue Catherine Trautmann s’allie au centre pour renverser la maire écologiste sortante. Illisible, vous dites ?
Les tiraillements de Retailleau
Chaotique à gauche, la semaine l’est tout autant de l’autre côté de l’échiquier politique. Chez les Républicains, consigne est rapidement donnée : le front sacré doit se faire uniquement contre LFI au second tour, pas face au RN. Une nouvelle étape dans la banalisation de l’extrême droite, nourrie quelques heures plus tard par une embardée solitaire signée là encore Bruno Retailleau. À Nice, cette fois-ci.
Invité de BFMTV mercredi, le patron LR refuse ostensiblement de soutenir le candidat que son camp a pourtant investi, Christian Estrosi. Qu’importe si le maire sortant est mal embarqué dans son duel face à Éric Ciotti, candidat soutenu par le RN après avoir fait imploser son parti. Ce sont « aux électeurs de choisir », maintient le Vendéen, tout en affirmant que ses ouailles désireuses de pactiser avec Marine Le Pen seront exclus. Comprenne qui pourra.
Les caciques du parti, eux, ne l’entendent pas de cette oreille et font alors pleuvoir les coups sur leur président pourtant incontesté il y a encore quelques semaines. « Une indignité », s’emporte même Xavier Bertrand, l’un des cadres les plus critiques vis-à-vis des atermoiements du patron.
Le changement de pied du RN
Il faut dire que Bruno Retailleau chemine dans cet entre-deux-tours sous une intense pression, tiraillé entre ses partenaires privilégiés, la droite et le centre, et les œillades de l’extrême droite. C’est là aussi l’autre fait marquant de cette semaine à toute vitesse : le changement de cap du Rassemblement national.
Sous l’impulsion de Jordan Bardella, le parti d’extrême droite multiplie effectivement les mains tendues à l’adresse de la droite dite traditionnelle… Jusqu’à apporter son soutien franc et massif à Rachida Dati face à Emmanuel Grégoire. S’ils restent lettre morte, ces égards rompent toutefois franchement avec la stratégie historique de sa cheffe de file Marine Le Pen, et son fameux « ni droite, ni gauche ». Un autre indice pour les mois à venir.
L’ombre de Macron
Dans ce tableau très vif, un personnage pourtant central reste au troisième plan. Que fait Emmanuel Macron ? Alors que ses troupes disparaissent progressivement de l’entre-deux-tours, se bornant à distribuer bons ou mauvais points (sur les « alliances de la honte » à gauche), le chef de l’État semble tenté de s’immiscer dans la course parisienne.
Son ombre plane en tout cas sur les dernières heures de l’entre-deux-tours. Il y a d’abord ce que l’on sait. Dès le soir du 15 mars, le chef de l’État appelle personnellement Édouard Philippe, malgré leurs relations distendues, pour inciter à l’alliance de son candidat Pierre-Yves Bournazel avec la sienne, Rachida Dati. Puis ce que certains affirment mais qu’on ne peut confirmer : il dément être intervenu aussi en faveur du retrait de la candidate d’extrême droite Sarah Knafo, comme l’en accuse le socialiste Emmanuel Grégoire.
Un dernier épisode qui vient tendre, encore davantage, une campagne acre, marquée par les invectives, voire les injures. C’est vrai dans la capitale, après un débat électrique de trois heures, mais également ailleurs où les différentes discussions entre partis notamment laissent des traces.
À Toulouse par exemple, les candidats de gauche sont copieusement hués et intimidés, jeudi, lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes des attentats perpétrés par Mohammed Merah en mars 2012. À Roubaix, dans le Nord, ou Colombe, dans les Hauts-de-Seine, différents candidats se disent eux aussi victimes de menaces. Autant de signes d’une campagne qui compte triple, dont il était temps qu’elle s’arrête.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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