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Voici ce que notre équipe pense de l'article « Trois musées suisses vont restituer au Nigeria 28 bronzes du royaume du Bénin ».
Les éléments principaux
Nouvelle vague de restitutions d’objets pillés au Nigeria. Le Musée d’ethnographie de Genève, le musée Rietberg et le Musée d’ethnographie de l’université de Zurich ont signé, vendredi 20 mars 2026, un accord en vue de remettre à Abuja 28 bronzes du royaume du Bénin autrefois implanté sur l’actuel territoire nigérian. Ces bronzes sont détenus dans les collections suisses depuis le début du XXe siècle. Il s’agit de l’aboutissement d’un processus enclenché il y a plusieurs années.
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C’est en 2021 que huit musées suisses se sont réunis – à l’initiative du musée Rietberg, à Zurich – pour se pencher sur l’origine de certains objets de leurs collections issus du royaume du Bénin, État qui a été intégré au Nigeria à la fin du XIXe siècle.
En partenariat avec des musées et des historiens de l’art nigérian, ces derniers ont d’abord mené l’enquête pour retracer le parcours des pièces en question. On parle, en termes techniques, d’une « recherche de provenance ». Celle-ci a duré deux ans, « en collaboration avec les partenaires au Nigeria », indique la conservatrice en charge des collections africaines au Musée d’ethnographie de Genève.
« On a comparé les œuvres et nos archives, ce qui nous a permis de mener une enquête et de remonter à leur première vente à l’occasion de ces grandes ventes aux enchères qui avaient lieu à Londres au tout début du XXe siècle », poursuit Floriane Morin.
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« Une manière de respecter les héritiers et les héritières »
Avant de se retrouver sur les marchés londoniens, ces pièces avaient été pillées en 1897, lors de l’occupation britannique du Nigeria. Il s’agit donc de pièces spoliées, d’où la nécessité d’en transférer la propriété au pays dont elles sont originaires. Après ces deux années de recherche, il en a fallu deux autres de plus pour que les partenaires suisses et nigérians réfléchissent à leur future coopération.
Résultat de ce long processus : sur neuf pièces détenues par le Musée d’ethnographie de Genève, trois ont été spoliées et vont être restituées. Il en est de même pour 14 pièces sur les 18 exposées au musée Rietberg, et pour 11 pièces sur les 16 présentées au Musée d’ethnographie de l’université de Zurich.
« Pour nous, il s’agit d’une manière de respecter les héritiers et les héritières culturels des collections conservées au musée d’ethnographie. Si les objets qui les composent ne sont pas des œuvres d’art dans leur identité première et propre, ils ont souvent été créés pour être des instruments de culte, des objets sacralisés », reprend Floriane Morin.
Les restitutions ne devraient pas s’arrêter là. Cinq autres musées du consortium doivent encore présenter leurs résultats de recherche. La restitution de ces 28 bronzes du Bénin pourrait donc n’être qu’une première étape. Mais une partie seulement de ces artefacts va retourner au Nigeria : certains devraient en effet rester en Suisse dans le cadre d’un « prêt de longue durée », même si le Musée d’ethnographie de Genève précise bien que, contrairement à d’autres musées d’Europe, il ne s’agissait pas là d’une condition pour restituer les biens spoliés.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : L'équipe continuera de fournir des mises à jour régulières.

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