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Notre rédaction analyse les faits saillants de « cet enseignant veut tordre le cou aux clichés sur l’échec scolaire ».
Résumé à retenir
« Mon histoire illustre celle de plein d’enfants aujourd’hui en France », explique ce samedi sur RMC Naïm Bououchma, ancien élève en échec devenu enseignant. Celui-ci est l’auteur d’Arrêtez de stresser, votre enfant n’est pas foutu et appelle à mieux valoriser les compétences au sein de l’apprentissage des élèves.
Dans son livre Arrêtez de stresser, votre enfant n’est pas foutu, Naïm Bououchma, ancien élève en échec devenu enseignant, s’adresse d’abord aux parents, les invitant à relativiser les difficultés scolaires de leurs enfants. « Mon histoire illustre celle de plein d’enfants aujourd’hui en France », affirme-t-il ce samedi sur RMC, évoquant une scolarité chaotique marquée par une orientation subie, une exclusion et une moyenne de 3,2 au deuxième trimestre de terminale.
Pour l’enseignant, ce type de parcours est révélateur d’un système qui peine à prendre en compte la diversité des profils. « On a décidé que je n’étais pas assez intelligent pour entreprendre la voie que j’avais choisie », raconte-t-il, dénonçant une logique d’orientation vécue comme une assignation.
« Réussir sa vie » et « réussir dans la vie »
Selon lui, il y a une distinction à « réussir sa vie » et « réussir dans la vie » et la réussite scolaire ne garantit ni l’épanouissement personnel ni l’insertion professionnelle. « Est-ce qu’on a face à nous des enfants épanouis, en sécurité émotionnelle, considérés comme des individus ? », s’interroge-t-il.
Dans ce contexte, le système éducatif français, souvent accusé de formater les élèves, aurait glissé vers une autre dérive : l’étiquetage. « Je rencontre des enfants qui se présentent en disant : ‘Je suis dyslexique’ », observe-t-il, pointant une identification précoce aux difficultés, susceptible de laisser des traces durables.
Mais l’ancien cancre insiste: la critique ne vise pas les enseignants. Il évoque au contraire une profession « en souffrance », confrontée à des classes surchargées, à un manque d’attractivité et à une pression constante liée aux programmes. « On est tous derrière la course au programme », résume Naïm Bououchma.
« Une note, ça veut tout et rien dire »
« Une note, ça veut tout et rien dire », affirme-t-il, rappelant qu’une même copie de baccalauréat peut être notée entre 7 et 16 selon les correcteurs. Face à cette subjectivité, il plaide pour une approche par compétences, fondée sur des acquis clairement identifiés. L’objectif : permettre à l’élève de comprendre ce qu’il maîtrise et ce qu’il doit améliorer, dans une logique d’autocorrection.
Au-delà des outils, c’est un dossier à l’échec qu’il appelle à transformer. « Un élève français préfère ne pas répondre plutôt que de se tromper », constate-t-il. Une peur qui, selon lui, dépasse le cadre scolaire et freine ensuite la prise d’initiative, notamment dans l’entrepreneuriat. L’échec, insiste-t-il, devrait être perçu comme un « ajustement », avant de conseiller les parents, dans une légère mise en garde: « Votre enfant ne retiendra pas ses notes, mais vos réactions ».
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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