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Un résumé concis de « Ils vivent avec un phimosis et, pour eux, ce n’est ni un tabou, ni un problème » selon notre équipe.
Éléments à garder en tête
franck metois / Getty Images
Ils vivent avec un phimosis et, pour eux, ce n’est pas vraiment un problème
C’est une particularité anatomique rare sans être exceptionnelle. À l’âge adulte, autour de 3 % des pénis sont concernés par un phimosis : le prépuce présente un rétrécissement qui empêche de découvrir – partiellement ou complètement – le gland. Dans des formes sévères, une chirurgie est recommandée pour éviter tout type de complications.
Certaines personnes, en revanche, vivent très bien avec. C’est notamment le cas d’Alex*, étudiant normand de 23 ans, dont le gland ne peut pas être découvert du tout. « Je suis chanceux, ça ne m’a jamais posé de problème sur le plan sexuel », confie-t-il au HuffPost.
Alex a « 17 ou 18 ans » lorsqu’il prend conscience qu’il est atteint de phimosis, par le biais de recherches sur Internet. « Je n’ai jamais parlé de ça avec mes amis, ni avec ma famille », se souvient-il. L’étudiant craint alors que son anatomie ne l’empêche de prendre du plaisir avec des partenaires. « J’étais anxieux parce que j’avais jamais eu de relations sexuelles. »
« Ça n’a jamais été un frein »
Depuis qu’il a découvert la sexualité, ses rapports ont été source de plaisir, et non de douleurs – comme cela peut être le cas chez certains sujets, les encourageant à voir un urologue. « Il faut y aller doucement, avec pas mal de lubrifiant si possible », explique Alex. « Avec les filles, ça s’est toujours bien passé. De mémoire, une seule m’a posé une question sur mon sexe, et j’ai expliqué la situation. Sans mauvais jeu de mots, ça n’a jamais été un frein. »
« Le seul moment où ça peut faire mal, c’est si la personne essaie de descendre le prépuce brutalement sans savoir. Dans ce cas, je dis “attention, ça fait mal, évitons de le faire !” », poursuit Alex, qui n’a pas de difficultés non plus lors de la masturbation. « Je fais ça assez souvent, je n’ai pas de mauvaises sensations. »
Du point de vue de l’hygiène, l’étudiant assure faire tout ce qu’il faut. « Ce n’est pas aussi simple que pour une personne qui peut dérouler, mais je fais bien attention pour nettoyer en profondeur sur les côtés ».
Jusqu’à ce jour, Alex n’a jamais montré son phimosis à un médecin. « Je n’ai jamais consulté car ce n’est pas problématique », justifie-t-il. Néanmoins, un avis médical est vivement recommandé. D’après Ameli.fr, un phimosis qui ne permet pas de décalotter peut provoquer des complications – des difficultés pour uriner, une balanoposthite (infection du gland et du prépuce) ou un paraphimosis (étranglement du gland par l’anneau préputial rétréci).
« Ça peut être un sujet de rigolade »
Du côté d’Arnaud*, juriste de 29 ans, la découverte est arrivée à la fin de l’adolescence, au moment où il a commencé à se masturber. « Ce n’est pas une source de complexes, j’en parle assez librement », explique le Parisien. « Ça peut même être un sujet de rigolade. »
Comme Alex, son prépuce recouvre complètement son gland lorsqu’il est en érection. Arnaud aussi utilise lui aussi du lubrifiant, à commencer par les moments où il pratique la sexualité en solitaire. Sinon, « je peux très facilement avoir des rougeurs ou des petites inflammations au niveau de la peau ».
Lors de moment « à deux ou plusieurs », le situation d’avoir un phimosis n’est « pas vraiment source de douleur ou de gêne ». « Je suis vigilant à l’utilisation qui est faite de mon pénis et j’essaie de faire œuvre de pédagogie. »
Mais ce n’est pas toujours simple, notamment lorsque le examen est spontané. « Je pense que mes partenaires masculins le mobilisent comme s’ils mobilisent le leur », résume Arnaud. « Je dois avouer que j’aimerais être plus libre de mes mouvements dans ces circonstances. »
« Je suis très sensible du gland »
Sur un plan médical, le phimosis a été source de complications récemment. « J’ai eu une posthite, c’est-à-dire une inflammation du prépuce. C’est la première fois que j’ai eu des douleurs liées à mon prépuce », souligne Arnaud. L’inflammation est passée avec un traitement.
N’éprouvant pas de gêne au quotidien, le presque trentenaire n’envisage toutefois pas de circoncision. « Si des raisons médicales justifient cette opération, je la réaliserai. Mais je dois avouer que je suis très sensible du gland et imaginer qu’une opération puisse avoir lieu dans cette zone me rebute », explique Arnaud.
Et d’ajouter : « J’ai plusieurs ex-partenaires qui m’ont partagé leurs douleurs post-opératoires et notamment les points de suture qui lâchent dans la nuit à cause d’érections non contrôlées… non merci ! »
*Les prénoms ont été modifiés
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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