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21 mars 2026BTS de retour : pourquoi la Corée du Sud n’exempte pas ses stars de la K-Pop du service militaire
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Un résumé rapide de « BTS de retour : pourquoi la Corée du Sud n’exempte pas ses stars de la K-Pop du service militaire » selon notre rédaction.
À ne pas oublier
Le 20 mars, sur Netflix, le groupe de K-Pop BTS donne son premier concert depuis près de quatre ans, depuis la place de Gwanghwamun à Séoul. Derrière le come-back le plus attendu de l’année se cache une question qui a agité le Parlement coréen pendant des années : peut-on exempter ses plus grandes stars de l’obligation militaire au nom du rayonnement culturel du pays ?
Publié
Temps de lecture : 5min
La culture sud-coréenne s’est imposée partout ces dernières années. Aux Oscars avec Parasite. Sur nos écrans avec Squid Game. Dans nos pharmacies avec la K-beauty. Mais sans BTS, une bonne partie du monde serait sans doute passée à côté de la K-Pop.
Le groupe est la formation musicale la plus streamée de l’histoire de Spotify. Dynamite, sorti en 2020, cumule 2 milliards d’écoutes. Butter : 1,4 milliard. En France, leur concert au Stade de France prévu en juillet a été complet en 40 minutes. Leur fanbase mondiale, l’ARMY, est réputée pour son organisation quasi-militaire : achats groupés d’albums, mobilisations politiques, veilles permanentes sur les réseaux sociaux.
Le 20 mars sort leur cinquième album studio, Arirang. 14 titres. Un design volontairement sobre. Des costumes-cravates dans les visuels promotionnels, loin des chaînes en or et des cheveux bleus de leurs débuts. Le lendemain, 21 mars, concert gratuit retransmis en direct sur Netflix dans plus de 190 pays depuis la place de Gwanghwamun à Séoul. 22 000 personnes sur place. Une tournée mondiale de 82 dates dans 34 pays suit à partir du 9 avril, jusqu’en mars 2027. Tous les billets annoncés sont déjà épuisés.
18 mois de caserne, zéro téléphone
Mais avant les stades, il y a eu la caserne. Après trois ans et neuf mois d’absence, les sept membres de BTS sont tous passés par le service militaire obligatoire. Jin et J-Hope ont été démobilisés en 2024. RM, V, Jimin et Jung Kook en juin 2025. Suga, le dernier, le 21 juin 2025.
En Corée du Sud, le service militaire est inscrit dans la Constitution depuis 1948. Tous les hommes valides doivent servir entre 18 et 28 ans. Durée : 18 mois pour l’armée de terre. Six premières semaines en camp d’entraînement, maniement des armes, zéro téléphone, zéro communication avec l’extérieur. Et une raison géopolitique très concrète derrière tout ça : la Corée du Sud est toujours techniquement en guerre avec sa voisine du Nord. Aucun traité de paix n’a été signé depuis l’armistice de 1953. Avec le taux de natalité le plus bas du monde et une pénurie de soldats estimée d’ici 2032, le pays n’est pas en position de faire des cadeaux.
BTS n’est pas un cas isolé. Le service militaire rythme toute l’industrie de la K-Pop. En 2024 et 2025, les membres des groupes EXO, Monsta X, GOT7, WINNER ou encore NCT sont tous passés par là. Les retours de l’armée sont devenus des événements en eux-mêmes : en uniforme devant les caméras, sourires vissés aux lèvres, les idoles sortent de leur Jeep militaire sous des cris de fans qui ont parfois attendu deux ans.
La « loi BTS » : un sursis, pas une exemption
Quand BTS a explosé à l’international, la question de leur exemption a agité le Parlement coréen pendant des années. Depuis 1973, les athlètes médaillés aux Jeux olympiques et les musiciens classiques de renom peuvent être dispensés de service actif. Pas les stars de pop. Le footballeur Son Heung-min, capitaine de la sélection nationale, n’avait effectué que trois semaines de service militaire après la médaille d’or aux Jeux asiatiques de 2018. Pourquoi pas BTS?
En 2020, après que le groupe a atteint la première place du Billboard Hot 100 américain avec Dynamite, un député a déposé une révision de la loi sur le service militaire. L’argument économique était massif : selon le Hyundai Research Institute, BTS représentait à lui seul 0,3 % du PIB sud-coréen. Une loi, rapidement surnommée la « loi BTS », a été promulguée en décembre 2020. Elle n’accorde pas d’exemption totale. Elle permet seulement aux artistes ayant reçu des distinctions officielles de l’État de repousser leur enrôlement de deux ans, portant l’âge limite de 28 à 30 ans. Un sursis. Pas une dispense.
Le paradoxe coréen
D’autres « idols » de groupe de K-Pop passent par la caserne. Fin 2024, c’est Jaehyun, 15,5 millions d’abonnés sur Instagram, membre du groupe NCT 127 qui avait rejoint l’armée.
C’est là que réside toute la subtilité du modèle coréen. La Corée du Sud a construit méthodiquement, et en grande partie avec l’aide de l’État, une machine de rayonnement culturel mondial : la K-Pop, le cinéma, les séries, la gastronomie, la beauté. Un soft power qui rapporte des milliards et construit une image internationale enviable. Ses stars sont ses meilleurs ambassadeurs.
Mais contrairement à d’autres pays qui protégeraient leurs icônes culturelles, la Corée du Sud leur dit : vous portez le drapeau sur scène, vous le portez aussi à l’armée. Et ce choix, paradoxalement, ne semble pas avoir entamé leur rayonnement. BTS revient avec une légitimité intacte, adulé à l’étranger, après avoir fait exactement ce que des millions de Coréens ordinaires font chaque année. La Corée du Sud n’a pas eu à choisir entre sa puissance culturelle et sa discipline nationale. Elle a décidé, finalement, que les deux se renforçaient.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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