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Les journalistes partagent leur point de vue sur « Les importations de voitures chinoises dépassent désormais les exportations européennes ».
Ce qu’il faut garder en tête
C’est un basculement historique pour l’automobile européenne. Pour la première fois, les importations de voitures chinoises dépassent les exportations européennes vers la Chine. L’Allemagne, pilier du secteur, est particulièrement touchée.
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Les ventes de véhicules et de pièces automobiles européennes vers la Chine ont chuté de 34 % en 2025, tandis que les importations chinoises ont augmenté de 8 %, pour atteindre 22 milliards d’euros. C’est ce que révèle une étude du cabinet Ernst & Young. L’excédent commercial européen de 23 milliards d’euros affiché en 2019 avec la Chine s’est mu en déficit de 6 milliards en 2025.
La Chine, longtemps marché clé, recule nettement, notamment pour l’Allemagne. Elle n’est plus que son sixième débouché. Les ventes de Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz y ont été divisées par deux. Et même les exportations vers les États-Unis reculent sur fond de tensions commerciales. Résultat : une industrie allemande en surcapacité, et sous pression comme jamais. Près de 50 000 emplois ont été supprimés en un an, pour atteindre un secteur avec 725 000 salariés, au plus bas depuis 14 ans.
Le ralentissement du passage à l’électrique y est pour beaucoup : de lourds investissements réalisés en prévision de fortes ventes de ces véhicules peinent à être rentabilisés, poussant certains constructeurs comme Porsche et Mercedes-Benz à réinvestir dans les moteurs thermiques. L’an dernier, les groupes allemands ont obtenu un répit sur l’interdiction des véhicules thermiques en Europe d’ici 2035, mais au prix de fortes concessions.
Le constructeur chinois BYD à l’offensive sur l’Europe
En face, les constructeurs chinois accélèrent. BYD, notamment, multiplie les offensives en Europe : lancement de Denza, une marque haut de gamme, production en Hongrie à partir du second semestre 2026, montée en puissance sur les hybrides. Malgré les surtaxes européennes de 17%, la dynamique est bien lancée. En 2025, BYD a remporté 6% du marché britannique avec 51 000 véhicules vendus. Il a aussi écoulé 25 000 unités en Espagne comme en Italie, où il est devenu n°1 des voitures électriques.
Et selon les experts, l’équilibre des échanges pourrait être atteint dès 2026. La Chine n’est plus l’atelier du monde automobile : elle en devient désormais l’un des centres de gravité.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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