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21 mars 2026À trois mois de la Coupe du monde de football, la participation de l’Iran toujours en doute
Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Un résumé concis de « À trois mois de la Coupe du monde de football, la participation de l’Iran toujours en doute » selon notre équipe.
Résumé à retenir
ROBERTO SCHMIDT / AFP
À trois mois de la Coupe du monde de football, la participation de l’Iran toujours en doute (photo d’illustration prise durant le tirage au sort du Mondial, en décembre à Washington D.C.).
• L’Iran aimerait disputer les trois matchs du premier tour ailleurs que sur le sol américain, le Mexique ayant fait part de sa disponibilité.
• À ce stade, le président de la Fifa, Gianni Infantino n’a pas donné son accord à ces aménagements.
Le risque d’une double peine. Qualifiée depuis mars 2025 pour la Coupe du monde nord-américaine qui débutera en juin, l’équipe d’Iran de football pourrait pourtant manquer l’événement, où elle rêvait de survivre pour la première fois à la phase de poules. Et pour cause : loin du rectangle vert, le pays se trouve depuis une vingtaine de jours au cœur d’un conflit qui chamboule le monde.
Le 28 février dernier, sans en prévenir leurs alliés, Israël et les États-Unis ont effectivement entamé des frappes massives contre les têtes pensantes du régime de Téhéran, ainsi que les infrastructures militaires et énergétiques. Ceci au motif de la « menace existentielle » que représenterait la République islamique. Depuis, les missiles, les bombardements et les envois de drones sont quotidiens. En Iran, mais aussi dans les pays voisins au gré des représailles iraniennes.
Un contexte international funeste qui déborde de la seule sphère diplomatique et géopolitique. Le monde des affaires a les yeux rivés sur les champs d’hydrocarbures de la région comme sur les navires de commerce qui transitent par le détroit d’Ormuz, et les passionnés de sport s’interrogent sur le déroulé du Mondial de football coorganisé à l’été par les États-Unis, le Mexique et le Canada.
Un boycott des États-Unis, pas du Mondial
Le 15 juin prochain, l’Iran est censé y faire ses débuts face aux All Whites de la Nouvelle-Zélande au SoFi Stadium d’Inglewood, enceinte futuriste au coût faramineux qui fait la gloire de Los Angeles. Suivront la Belgique le 21 sur la même pelouse, puis l’Égypte à Seattle cinq jours plus tard. Trois rencontres prévues aux États-Unis donc, sur le sol d’un pays avec lequel Téhéran est désormais en guerre. Tant et si bien que Donald Trump a jugé la présence de footballeurs iraniens pas « appropriée pour leur propre vie et sécurité », tout en affirmant dans une contorsion rhétorique que l’équipe d’Iran était « la bienvenue au Mondial ».
« Nous nous préparons pour la Coupe du monde », a assuré en réponse Mehdi Taj, le patron de la Fédération iranienne, dans une vidéo diffusée ce jeudi 19 mars par l’agence de presse du régime, Fars. Avant d’expliciter : « L’Iran boycottera les États-Unis, pas la Coupe du monde. » Il n’en reste pas moins qu’entre la logistique à mettre en place pour la durée de la compétition autour de leur camp de base de Tucson, dans l’Arizona, et l’obtention de visas, les obstacles s’amoncellent pour les Iraniens.
Face à cette impasse, l’Iran a donc entrepris des négociations avec la Fifa pour profiter de l’organisation de la 23e Coupe du monde dans trois pays et délocaliser ses matches hors des frontières des États-Unis. Interrogée mardi en conférence de presse sur le sujet, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum s’est d’ailleurs déclarée ouverte au fait d’accueillir les trois matches de la Team Melli (le surnom de l’équipe d’Iran).
La stratégie de la corde raide
Reste pour cela à faire changer d’avis l’instance régissant le football mondial, qui campe pour l’heure sur ses positions et tient au calendrier initialement annoncé, contrainte qu’elle est par les ventes de billets déjà réalisées. « Nous avons un programme. Nous aurons bientôt la liste des 48 équipes participantes (il reste plusieurs barrages de qualification à disputer, ndlr) et nous voulons que la Coupe du monde se déroule comme prévu », a ainsi déclaré le président de la Fifa Gianni Infantino, à l’occasion d’un congrès en ligne de l’organisation.
Alors qu’il met régulièrement en scène sa proximité avec Donald Trump, difficile en effet d’imaginer l’institution qu’il préside bousculer ses plans pour arranger les Iraniens, quand bien même lui assure vouloir voir l’Iran au Mondial. « La Fifa ne peut résoudre les conflits internationaux, mais nous sommes déterminés à user du pouvoir du football et de la Coupe du monde pour construire des ponts et promouvoir la paix », a ajouté Gianni Infantino. Pour rappel, en décembre dernier, le dirigeant suisse avait formalisé cette aspiration pacifique en créant un « prix de la paix de la Fifa ». Son premier impétrant ? Donald Trump.
D’après une source du quotidien britannique The Guardian, la présence de l’Iran à la Coupe du monde se résumerait in fine à une « politique de la corde raide » entre les belligérants du Moyen-Orient. Le sachant inéluctable, des États-Unis à l’Iran, chacun chercherait ainsi à provoquer le forfait de la Team Melli dans des circonstances où il pourrait blâmer l’autre. Et ainsi échapper à la responsabilité d’un gâchis sportif.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à suivre l'évolution de cette actualité.

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