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L'équipe met en lumière les points essentiels de « Lutte contre le racisme: «Nous approchons d’un point de non-retour», alerte l’ONU ».
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Les progrès dans la lutte contre le racisme atteignent un facteur critique où ils risquent d’être anéantis, a averti samedi 21 mars le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, déplorant la propagation des discours de haine.
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Les instigateurs de haine ont réussi à semer la méfiance au sein des sociétés, a déclaré Volker Turk à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale ce 21 mars.
De l’adoption de cadres internationaux de lutte contre le racisme aux lois nationales antidiscrimination, en passant par la reconnaissance des injustices historiques, « nous avons progressé sur le long chemin d’une société plus juste », a affirmé M. Turk dans un communiqué. « Mais nous approchons d’un facteur de non-retour – un moment où ces progrès sont remis en question, retardés, voire remis en cause. Ce point de non-retour a été instauré par ceux qui prospèrent sur la division et la polarisation. Il est renforcé par des structures discriminatoires et entretenu par la logique corrosive de la déshumanisation », a fait valoir le Haut-Commissaire.
« Les discours de haine se propagent sans entrave, y compris contre les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile »
« Si nous ne ségréguons plus les gens dans les bus, trop souvent, nous le faisons encore dans nos pensées et nos modes de vie », a-t-il déploré, soulignant que la discrimination raciale demeure la forme de discrimination la plus courante, « causant de réelles souffrances à des millions de personnes ». « Les discours de haine se propagent sans entrave, y compris contre les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile », a-t-il poursuivi. « Ceux qui propagent la haine sont manifestement parvenus à semer la méfiance et le chaos dans nos sociétés ».
Or, la quête de justice et de dignité de l’humanité « l’emportera toujours sur les idées suprématistes délirantes », a assuré M. Turk. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a appelé à « réglementer les activités commerciales et à sécuriser les espaces en ligne ». « En remettant en question nos idées reçues, en vérifiant les faits et en nous informant sur l’histoire et les droits humains, nous pouvons déjouer les manœuvres de diversion et reconnaître notre humanité commune », a-t-il conclu.
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Un débat qui a une résonance particulière sous la seconde présidence de Donald Trump
En proclamant la Journée internationale en 1966, l’Assemblée générale de l’ONU a engagé la communauté internationale à redoubler d’efforts pour éliminer toutes les formes de discrimination raciale. Un débat qui, selon Thierno Souleymane Diallo, l’un des leaders de la communauté guinéenne vivant à New York, prend une résonance particulière aux États-Unis en cette année 2026 sous la présidence Trump.
« Depuis l’arrivée du gouvernement Donald Trump, avec l’avènement de la police de l’immigration [ICE, NDLR], les gens ont tendance maintenant à ne plus s’habiller avec des habits traditionnels parce que cela les identifie immédiatement, et ça pousse la police de l’immigration à arrêter les gens au début », explique Thierno Souleymane Diallo au micro d’Assta Sidibé. « Aux États-Unis, ce sont des choses qu’on n’avait jamais vécues, par facilité dans notre communauté. »
Prions Dieu pour que la fin de la discrimination soit une réalité. Nous devons juste traiter les gens comme des êtres humains, comme des égaux, et les traiter en tant que tels.
Thierno Souleymane Diallo, membre la communauté guinéenne vivant à New York
Source : www.rfi.fr
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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