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Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Hydra, l’île enchanteresse habitée par Leonard Cohen ».
Ce qu'il faut connaître
« Quand je porte un chapeau : je pense à Leonard Cohen. Quand je vois une guitare : je pense à Leonard Cohen. » On veut tous le flow de cet artiste de légende, on cherche tous son cool. Le chanteur et poète d’origine canadienne est né en 1934. La découverte de l’île d’Hydra est pour lui une révélation. Il y vivra de 1960 à 1967.
Vivre à Hydra, une île au large du Péloponnèse
L’île d’Hydra est un lieu qui attirait les artistes et les solitaires, un refuge appelant autant à la méditation qu’à l’érotisme solaire. Leonard Cohen y a acheté une maison accrochée aux rochers, face au Golfe Saronique, et qui semble encore dialoguer avec les dieux de l’Olympe.
Voici l’île telle que décrite par Henry Miller : « Hydra est un roc qui sort de la mer comme une énorme miche de pain pétrifié. C’est le pain changé en pierre que reçoit l’artiste en récompense de son labeur, quand il découvre du regard la terre promise. Après l’illumination matricielle vient l’ordalie du roc, d’où doit jaillir l’étincelle qui enflammera le monde.« .
On sait que la vie de Leonard Cohen est une suite d’accidents, de silences, de poèmes enterrés et déterrés, ainsi que d’illuminations… Tout cela sous le poids écrasant de la dépression. Avant même d’arriver dans cet amphithéâtre des destins, de rentrer dans ce port comme on fait l’amour à une rencontre fortuite de printemps, et d’enlever ses lunettes de soleil pour distinguer au loin le Mont Eros, Leonard Cohen a aimé Hydra. Il l’a aimé, au point d’y vivre de 1960 à 1967, et d’y trouver, disent ses biographes, des ressources qui l’auront nourri toute sa carrière.
Qu’a-t-il fait durant 7 années à Hydra ? La réponse est : vivre d’un amour et d’une utopie. L’utopie, c’est celle d’une communauté d’artistes qui aiment les baignades, l’écriture et les dérives poly-amoureuses.
« Je serai toujours là » : le poète Leonard Cohen
Sa maison est faite pour accueillir les inconnus ou ses amis écrivains comme la sublime Charmian Clift et son mari George Johnson. Dans cette alcôve marine dédiée aux amours libres, il est fort probable que Charmian et Leonard se soient plus que connus. C’est Marianne, l’amie de Charmian, une petite norvégienne également mariée à un écrivain, Axel Jensen, qui attire d’abord l’attention de Leonard Cohen, avant de devenir sa muse. Cette relation est restée dans l’imaginaire collectif comme une des grandes histoires d’amour de la Pop. La chanson So Long Marianne lui rend un hommage éternel.
Dans un moment si critique d’épuisement culturel, en pleine crise de l’attention, avec la manie du brouhaha et du ressassement, Hydra, habitée par Leonard Cohen, c’est l’idée d’introduire le silence dans une partition, de glisser l’amour dans l’épuisante énergie sociale, de risquer l’inspiration à partir de rien, de l’éloquence du rocher, du glissement de la plume, de la danse de l’écume. Leonard Cohen nous a laissé le 7 novembre 2016, il nous a laissé à notre stérilité et a laissé son île au tourisme. Non sans dire dans un de ses poèmes : « Je ne pouvais pas m’éclipser, sans te dire que je suis mort en Grèce, que j’ai été enterré à cet endroit où l’âne est attaché à l’olivier. Je serai toujours là« .
Générique
Avec la complicité du comédien Hippolyte Girardot
Musiques :
- « Dance me to the end of love », « I’m Your Man », « Death of ladies’ man », « Who by fire », « Birds on the Wire », « So Long, Marianne » et « Dress Rehearsal Rag » de Leonard Cohen
- « Hallelujah » de Chris Botti
- « Floating Free » et « Twinkle » de Niko Tzoukmanis
- « Kane Ligaki Ipomoni » de Sotiría Béllou
- « Me paresire to rema » de Vassílis Tsitsánis
- « S’agapo » de Sophia Loren
- « The End » de Niko Tzoukmanis
- « Who’s who » de From Toulouse To L.A.
- « A warmer place » de Lubomyr Melnyk
- « Must have been good » de Eartheater
- « Just like the day » de Pat Metheny
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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