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22 mars 2026Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Quelques points clés à retenir concernant « L’homme brutalisé par la police à Noisiel témoigne pour la première fois ».
Récapitulatif des informations
LUDOVIC MARIN / AFP
Une attaque au mortier et une tentative d’intrusion ont visé les locaux de la police municipale après des interpellations liées au narcotrafic.
« Je suis soulagé, parce que s’il n’y avait pas de vidéos, on ne m’aurait jamais cru. » Flavel, 35 ans, a été violemment interpellé par la police à Noisiel le 16 mars dernier. La vidéo de cette agression était devenue virale sur les réseaux sociaux. « J’ai vu ma vie défiler », raconte-t-il au Monde dans une vidéo et dans un chronique publié ce dimanche 22 mars.
Ce soir-là, il s’arrête pour commander à manger non loin du poste de police municipale. En entendant des bruits à l’extérieur, il sort et constate que des feux d’artifice sont tirés contre ces locaux de la police municipale.
Selon un communiqué du procureur de la République de Meaux, les agents sont « exposés à des faits d’une très grande violence », visés par « des projectiles divers, dont plusieurs à vocation incendiaire, et de mortiers d’artifice ». D’autres agents sont appelés en renfort, parmi lesquels une la rédaction de la brigade anticriminalité.
« Je vois des policiers arriver derrière moi, ils nous disent : “Cassez-vous !” Je ne comprends pas tout de suite que ce sont des policiers, mais je commence à partir. Un policier vient vers moi, très agressif, je lui dis que je vais simplement manger, mais je vois dans son regard qu’il ne veut rien savoir. Il me demande de courir, et je ne le fais pas… Ça va vite, j’ai peur, c’est compliqué de réfléchir à ce moment. Et puis, si je cours, ils vont me dire que j’ai quelque chose à me reprocher… », explique Flavel.
« Je finis par perdre connaissance »
C’est à ce moment-là que l’homme est violenté par ces agents : « Il commence à m’enchaîner, j’essaie de me protéger, puis j’essaie de courir. En courant, je tombe sur un autre collègue à lui qui pointe son Flash-Ball sur moi. » Il poursuit : « Je me laisse faire, je ressens un coup dans la tête, puis plein d’autres, et d’un seul coup je vois des étincelles, je vois quelque chose qui explose juste à côté de mon visage. »
Sur les vidéos partagées sur les réseaux sociaux, on voit effectivement ces « étincelles » à proximité de la tête de Flavel. Il explique qu’il s’agit d’une grenade lacrymogène avec laquelle le policier venait de lui donner un coup.
« Je sens qu’il me pousse la tête vers le gaz, j’essaie de résister, il essaie de me taper la tête contre le béton. Et comme il me tient fort, avec mon manteau, ma sacoche, ça m’étrangle, je n’arrive plus à respirer, je veux le dire, mais je n’arrive plus à parler. Je reçois encore d’autres coups et je finis par perdre connaissance », reconstitue Flavel. On voit ensuite l’homme au sol, qui ne bouge plus. Il est traîné quelques mètres plus loin par un policier avant d’être conduit au commissariat et placé en garde à vue.
« Ma vie, ce n’était pas compliqué. Là, tout est gâché. »
Il est reproché à Flavel la « participation à un attroupement armé », des « violences envers des personnes dépositaires de l’autorité publique » et la « dégradation de biens publics ». Selon les informations du Monde, son procès-verbal d’interpellation le désigne comme ayant frappé en premier un fonctionnaire de police, le poussant donc à faire usage de la force. Une version de fait remise en cause par la vidéo.
Une enquête a été ouverte et confiée à l’inspection générale de la police nationale (IGPN) au lendemain des faits pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique ». « Les violences commises sont d’une extrême gravité, et l’IGPN semble en avoir pris la mesure, mais des mesures provisoires doivent maintenant être prises afin d’empêcher les policiers mis en cause de continuer à exercer, et nous espérons une audience à court terme », demande Pierre Brunisso, l’avocat de Flavel.
Trois jours après les faits, il s’est rendu dans les locaux de l’IGPN, pour une audition de dépôt de plainte pour « violence volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique », « faux en écriture publique », « dénonciation calomnieuse » et « agression sexuelle ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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