
Le Liban accuse Israël de planifier une invasion
23 mars 2026
un collégien en garde à vue pour menace d’attentat sur les réseaux sociaux
23 mars 2026Dans le détroit d’Ormuz, le jusqu’au-boutisme de l’Iran pour s’approprier un archipel disputé
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Dans le détroit d’Ormuz, le jusqu’au-boutisme de l’Iran pour s’approprier un archipel disputé ».
Points essentiels de l’article
L’Iran est en train de concrétiser son projet d’accroître le nombre d’habitants [iraniens] sur les îles du détroit stratégique d’Ormuz, un archipel également revendiqué par les Émirats arabes unis (EAU). Le pouvoir iranien envisage depuis des mois d’étoffer la population iranienne à Abou Moussa, la Petite Tomb et la Grande Tomb, qui sont l’enjeu d’une querelle territoriale depuis des décennies avec son voisin méridional, les EAU.
300 m2 de terrain seraient ainsi alloués aux Iraniens qui envisagent de s’installer dans l’archipel. Ces derniers bénéficieront également de prêts attractifs pour y construire une maison, dans le cadre du programme national d’accession à la propriété. Les insulaires seraient en outre exemptés d’une clause en vigueur dans le reste du pays qui pose comme conditions aux demandeurs de prêts de ne pas avoir bénéficié d’un logement social et d’avoir une autre maison à leur nom.
Autre attrait pour les Iraniens : outre la gratuité du terrain, un décret adopté début août dispense de service militaire un membre du foyer si la famille s’engage à vivre sur l’une de ces îles pendant douze ans.
Un ordre donné par Khamenei
Abou Moussa, qui est la plus grande de l’archipel, s’étend sur une superficie de 25 km2. Selon les médias locaux, 520 000 lots y seraient à saisir. Si l’on considère qu’une famille iranienne a en moyenne 3,3 enfants, la population de l’île pourrait atteindre 1,7 million de personnes, soit bien plus que les quelques milliers d’habitants qui y vivent actuellement.
Abou Moussa est situé à environ 75 kilomètres des côtes iraniennes, et avec les autres îles avoisinantes, elle est considérée comme un élément indispensable de la politique de défense maritime du pays sur le détroit d’Ormuz, très fréquenté par des pétroliers et des navires de guerre.
Les Gardiens de la révolution et l’armée iranienne occupent déjà des bases sur Abou Moussa et les autres îles mais, en l’absence d’informations officielles, il est difficile de connaître l’ampleur de cette présence militaire.
Alireza Tangsiri, actuel commandant de la marine du corps des Gardiens de la révolution islamique, a déclaré aux médias en début d’année que le chef suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, avait personnellement donné l’ordre d’accélérer le peuplement de l’île afin de renforcer la sécurité du pays.
“Quand la plus haute personnalité du pouvoir dit que nous devons préparer l’endroit pour que les gens y habitent, c’est que, grâce à cette population, nous voulons assurer la sécurité de la région”, a déclaré Tangsiri.
D’une importance cruciale pour Téhéran
[Le 14 septembre], Ali Akbar Velayati, conseiller en politique étrangère auprès du Guide suprême, a déclaré à Al-Jazeera que les EAU risquaient de “déstabiliser la sécurité de la région” s’ils persistaient à revendiquer leur souveraineté sur ces îles.
Ces trois îles de la discorde sont sous contrôle iranien depuis 1971, quand le chah a repris possession de l’archipel à la suite du retrait des forces britanniques [qui ont mis fin à leur protectorat sur les Émirats]. Depuis, les dirigeants émiratis n’ont cessé d’affirmer que ces îles leur appartiennent, avec le soutien d’autres pays arabes.
L’Iran dément cette affirmation et rejette toute négociation.
L’année dernière, la Chine et la Russie ont soutenu une déclaration du Conseil de coopération du Golfe qui contestait la souveraineté de l’Iran sur les trois îles.
Les deux puissances sont pourtant proches de Téhéran. À la suite de ces déclarations, l’Iran a convoqué leurs ambassadeurs pour leur faire part de son mécontentement, un incident assez rare pour être signalé.
En août, l’Iran a également lancé une série d’exercices militaires sur ces îles, et déployé des avions de guerre, des missiles, des véhicules blindés et des troupes pour montrer que le pays était prêt à défendre son territoire. Les Gardiens de la révolution ont également déclaré que des systèmes de défense antimissile et antiaérienne avaient été positionnés sur les îles, ainsi qu’un nouveau bâtiment de guerre équipé de missiles d’une portée de 600 kilomètres.
“Les îles du golfe Persique sont l’honneur de notre pays et, en tant que fils de ce glorieux pays, il est de notre devoir de les défendre”, a déclaré Tangsiri.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

9999999
