/regions/2026/03/23/whatsapp-image-2026-03-23-at-12-16-51-1-69c121d549c21180371124.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
à peine élu lors des municipales 2026, ce maire demande sa compagne en mariage
23 mars 2026
La lutte contre le réseau à Porto Rico met en péril la modernisation de la base militaire américaine
23 mars 2026Or : Il a accusé sa plus forte baisse hebdomadaire depuis les années 80… Pourquoi l’or déchante sur les marchés depuis le début du conflit en Iran
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « Or : Il a accusé sa plus forte baisse hebdomadaire depuis les années 80… Pourquoi l’or déchante sur les marchés depuis le début du conflit en Iran ».
Les points essentiels à retenir
(BFM Bourse) – Le métal précieux chute sur les marchés, plombé par la remontée des anticipations d’inflation et par des liquidations de position pour dégager du cash.
Après des années et des mois de hausses fulgurantes (+64,6% en 2025), l’or est désormais tributaire des informations relatives au conflit en Iran.
La relique barbare comme la surnommait l’illustre économiste John Maynard Keynes, qui plongeait de 5% dans la matinée, contient désormais son repli à 2,6% ce lundi 23 mars, à 4.397,09 dollars l’once.
Donald Trump a en effet indiqué vouloir reporter les frappes contre les centrales électriques iraniennes pour une période de cinq jours après de « très bonnes » discussions avec Téhéran. Ce message de Donald Trump laisse entrevoir la fin du conflit au Moyen-Orient.
Pour autant, l’or a beaucoup souffert ces derniers temps. La semaine dernière, le métal jaune avait déjà plongé de 10,5%, accusant son plus fort repli hebdomadaire depuis les années 1980 selon Deutsche Bank, et plus précisément depuis 1983 selon CNN. Depuis l’éclatement de la guerre en Iran fin février, l’or a vu son cours chuter de près de 20%.
Ce violent décrochage du métal précieux peut sembler paradoxal. Le conflit au Moyen-Orient a créé un climat d’aversion au risque et de risques géopolitiques qui, d’ordinaire, devrait plutôt soutenir l’or, perçu comme une valeur refuge par excellence.
>> Accédez à nos analyses graphiques exclusives, et entrez dans la confidence du Portefeuille Trading
Hausse du dollar
Dans une note rédigée la semaine dernière, UBS rappelait toutefois que le rôle de valeur refuge de l’or lors de conflits peut être toutefois mal interprété.
« L’or constitue davantage une couverture contre les répercussions plus générales des conflits que contre les menaces directes liées à la guerre », rappelait la banque suisse.
« Il protège avant tout contre les risques monétaires tels que la dévaluation des devises, l’augmentation des déficits et les ralentissements économiques, qui peuvent découler de conflits géopolitiques », poursuit-elle.
Dans le cadre du conflit en Iran, « à court terme, la hausse des prix de l’énergie et les craintes inflationnistes ont entraîné un raffermissement du dollar américain et suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles hausses des taux d’intérêt — deux facteurs qui pèsent sur le cours de l’or », ajoute la banque suisse.
La hausse du dollar rend l’or, dont les cours sont libellés en dollars, plus attrayant pour les investisseurs qui n’ont pas le billet vert comme devise de référence, toutes choses égales par ailleurs.
Les anticipations de taux constituent l’autre impact négatif majeur pour l’or. Le métal précieux ne produit pas de revenus (contrairement aux obligations avec coupons ou des actions avec des dividendes). Son cours est en conséquence pénalisé par des hausses des taux d’intérêt, car il devient alors de plus en plus intéressant d’investir dans de l’or plutôt que de le placer.
Appels de marges
Or, depuis plusieurs jours, les investisseurs ont changé leur fusil d’épaule sur les futures décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Alors qu’il y a encore quelques jours les opérateurs de marché tablaient sur plusieurs réductions de taux directeurs de la part de la banque centrale américaine, la donne a changé. Selon les données du Fedwatch tool du CME Group, les investisseurs attribuent désormais une probabilité d’un peu plus de 50% (51,9%) à au moins une hausse de taux d’ici à la fin de l’année.
Ce virage à 180 degrés s’explique par le événement qu’avec la remontée persistante des cours du pétrole, le marché redoute que l’inflation accélère pendant plusieurs mois, contraignant les banques centrales à rehausser les taux directeurs.
« Le marché est rattrapé par une réalité macroéconomique plus contraignante : la remontée du pétrole et la force du dollar réactivent mécaniquement les anticipations d’inflation, ce qui complique la trajectoire des banques centrales », explique Antoine Andreani de XTB Research.
Un autre phénomène plus technique se produit. L’or souffre également de dégagements car les opérateurs de marché ont besoin de dégager du cash pour couvrir des pertes sur certaines positions. Notamment des appels de marge, c’est-à-dire des apports de fonds demandés aux investisseurs pour pouvoir continuer à répondre aux exigences en termes de risques sur une position. En conséquence, les investisseurs vendent de l’or.
« Lors des périodes d’incertitude élevée, les investisseurs cherchent souvent à lever des liquidités, et l’or devient fréquemment une source de fonds pour répondre aux appels de marge ou rééquilibrer les portefeuilles », a rappelé le 13 mars dernier Ole Hansen de Saxo Group.
« La forte liquidité de l’or semble lui nuire en cette période d’aversion au risque. Les baisses sur les marchés boursiers conduisent à la liquidation de positions sur l’or pour couvrir les appels de marge sur d’autres actifs », abonde Tim Walterer, de KCM Trade, cité par Reuters.
« Enfin, des éléments plus structurels pourraient amplifier ce mouvement, comme des ventes potentielles d’or par certaines banques centrales, qui viendront accentuer la pression baissière sur le métal », explique de son côté, Antoine Fraysse-Soulier, analyste de marché pour Etoro.
« Au total, loin de son image de valeur refuge, l’or apparaît aujourd’hui comme un actif dépendant des conditions de liquidité globale, des taux réels et du dollar, autant de variables actuellement défavorables », ajoute-t-il.
Julien Marion – ©2026 BFM Bourse
Source : www.tradingsat.com
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

9999999
