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« Les pourparlers [avec l’Iran] sont excellents […] ils veulent la paix », assure Donald Trump
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23 mars 2026Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « Comment la mort de Jospin rappelle à la gauche ses turpitudes stratégiques ».
Ce qu'il faut retenir
FRANCOIS GUILLOT, – / AFP
Lionel Jospin, lors de l’université d’été du PS le 31 août 1997 à La Rochelle.
La coïncidence est douloureuse. L’ancien Premier ministre Lionel Jospin est décédé à l’âge de 88 ans a annoncé sa famille ce lundi 23 mars. La mort du héraut de la « gauche plurielle », survenue dimanche dans la journée, a été annoncée alors même qu’au lendemain du second tour des élections municipales, les représentants de la gauche actuels confirment leur impossibilité à s’unir et étalent au grand jour leurs profondes divisions.
Retour en 1993. Trois partis cohabitent à gauche : les communistes sont en nette perte de vitesse, les écologistes sont un mouvement relativement jeune, miné par des dissensions internes et le Parti socialiste traverse lui aussi une passe difficile. Les élections cantonales et régionales se passent mal et les législatives qui suivent en mars 93 confirment le recul des roses. Lionel Jospin perd son siège de député et prend alors ses distances avec la politique nationale – temporairement.
L’union de 1997 versus l’union de 2022 et 2024
Le PS fait son examen de conscience. Au Congrès du Bourget en 1993, la motion plébiscitée officialise la volonté de discuter avec les autres partis de gauche, communistes et écologistes. Lionel Jospin revient dans la foulée dans la direction socialiste. Choisi pour être le candidat de son camp pour la présidentielle de 1995, il arrive en tête du premier tour avec 23,30 % des suffrages avant d’être vaincu au second par Jacques Chirac. Une défaite certes, mais qui place malgré tout le PS comme la principale force de gauche. Lionel Jospin prend la tête du parti la même année et continue sur sa politique de rassemblement.
En 1997, la dissolution de l’Assemblée nationale prononcée par Jacques Chirac permet de concrétiser le travail en coulisse mené par Lionel Jospin. Le PS signe un accord électoral avec le Parti communiste, les Verts, les Radicaux de Gauche et le mouvement citoyen. « C’est surtout un moment d’un mouvement de rassemblement auquel je consacre beaucoup de soin. (C’est) un rassemblement pluraliste parce que tous ceux qui sont des candidats du changement dans cette campagne, après avoir débattu, dégagent des positions communes », déclare-t-il. La gauche plurielle est née. L’accord devient gouvernemental et à l’issue du second tour, Lionel Jospin est propulsé à Matignon.
En 2022, la NUPES tente de marcher dans ses pas. France insoumise, Parti socialiste, Écologistes et Parti communiste s’allient au second tour des législatives et renouent avec les succès. La cohabitation voulue n’a pas lieu, mais la gauche pèse à l’Assemblée nationale. Jusqu’à l’attaque terroriste du Hamas contre Israël du 7 octobre 2023 qui fait voler l’alliance en éclat. Sept mois plus tard, la percée du Rassemblement national aux européennes et la dissolution de l’Assemblée nationale qui suit force les quatre partis à se réunir de nouveau. Le Nouveau front Populaire voit le jour mais échoue à mettre l’un des siens à Matignon. En janvier 2025, l’alliance de la gauche meurt à nouveau après le refus des socialistes de censurer le Premier ministre de l’époque François Bayrou.
Quand Jospin pointait « la dispersion de la gauche » en 2002
La séquence municipale qui vient de s’achever n’a fait qu’exacerber les tensions. Au premier tour, les mélenchonistes sont partis seuls dans la majorité des villes, là où socialistes, écologistes et communistes ont fait l’union. L’entre-deux tours voit émerger des accords, pour contrer droite et extrême droite. Mais uniquement à l’échelle locale. Et avec un résultat plus que décevant : non seulement les alliances n’ont pas permis de l’emporter – comme à Toulouse ou à Clermont-Ferrand – mais elles sont, selon les détracteurs les plus tenaces de l’union, responsables de la défaite de la gauche dans certaines villes.
Olivier Faure, lointain successeur de Lionel Jospin, se retrouve de fait dans une phase compliquée. Certes, le PS a sauvé les meubles, mais ce lundi 23 mars, plusieurs cadres – dont François Hollande et le président du groupe à l’Assemblée Boris Vallaud – ont haussé la voix pour remettre en question sa stratégie municipale et le feu vert donné aux accords locaux. S’y ajoute l’organisation de la primaire censée « désigner une candidature unique » à gauche en vue de 2027, poussée par les Écologistes. L’idée est soutenue par Olivier Faure mais il faudra de toute façon faire sans la France insoumise qui a déjà refusé la proposition. Le patron du PS doit en même temps composer avec des réfractaires dans son propre camp : l’ancien président de la République François Hollande, le chef de file du groupe à l’Assemblée Boris Vallaud et surtout Raphaël Glucksmann, allié régulier du PS mais qui nourrit une ambition individuelle.
En 1997, c’est un Lionel Jospin incontesté ou presque au sein de son parti qui avait réussi à rassembler la gauche pour les législatives. Sans pour autant réussir à atteindre le second tour de la présidentielle sept ans plus tard, malgré un bilan plutôt positif à Matignon. Le soir de sa défaite le 21 avril 2002, il « assume pleinement la responsabilité de cet échec. » Mais estime que la situation a aussi été rendue possible par « la démagogie de la droite » et « la dispersion de la gauche. » Vingt-quatre ans plus tard, l’avertissement n’a pas pris une ride.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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