
les mots de Lionel Jospin, ancien Premier ministre, sur BFMTV
23 mars 2026
Cac 40 : Les cours du pétrole retombent sous les 100 dollars, une détente qui relance (un peu) le CAC 40
23 mars 2026« C’est quand même plus agréable qu’en voiture » : on vous raconte les coulisses du trajet à Vélib’ d’Emmanuel Grégoire après sa victoire à Paris
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « « C’est quand même plus agréable qu’en voiture » : on vous raconte les coulisses du trajet à Vélib’ d’Emmanuel Grégoire après sa victoire à Paris ».
Ce qu'il faut retenir
Publié
Temps de lecture : 7min
Le candidat socialiste a battu Rachida Dati au second tour des municipales. Pour fêter son élection dans la capitale, il s’est rendu à vélo jusqu’à l’hôtel de ville entouré de ses soutiens et de caméras de télévision.
Pas de voiture aux vitres teintées pour Emmanuel Grégoire mais un cortège de Vélib’. Pour l’escorter de son QG de campagne dans le nord-est de Paris jusqu’à l’hôtel de ville dans le 4e arrondissement, le successeur d’Anne Hidalgo a choisi de circuler à vélo, accompagné d’une foule de soutiens. Tout un symbole pour cet héritier de l’ancien maire Bertrand Delanoë, qui avait lancé le premier service de vélos en libre-service en 2007, pour réduire l’usage de la voiture et désaturer les transports en commun.
« C’est quand même plus agréable de faire ça en vélo qu’en voiture », a lancé le nouveau maire de Paris, sorti largement vainqueur (50,52% des voix) face à Rachida Dati (41,52%) à l’issue du second tour des municipales dimanche 22 mars. « On a beaucoup travaillé pour ça, c’est une juste récompense pour toutes les militantes et les militants qui ont beaucoup travaillé à nos côtés », a-t-il ajouté, tout sourire, pédalant à bonne allure sur un Vélib’ électrique, sans casque.
Tout au long de ce parcours de près de 5 km, l’élu socialiste de 48 ans a été applaudi et rejoint par de nombreux Parisiens, qui se sont mêlés au cortège en pédalant ou en courant. Son équipe dit s’être inspirée de la marche virale de Zohran Mamdani après sa victoire à la mairie de New York. Pendant sa campagne, le candidat démocrate avait parcouru Manhattan à pied, sur 21 km, rallié par des habitants au fil de son périple.
Pour autant, cette promenade très médiatisée a nécessité une certaine préparation. « Il fallait qu’on ait un parcours bien établi pour solliciter une présence policière en fonction, avec notamment des véhicules de la police municipale positionnés sur les intersections », détaille un bénévole de la campagne. Le trajet avait été déclaré auprès de la préfecture pour en assurer une bonne sécurisation, précise une source au sein de l’entourage d’Emmanuel Grégoire.
Mais encore fallait-il que les résultats tombent à une heure décente. Quand la soirée électorale débute à 20 heures sur les chaînes d’information, l’équipe du candidat de la gauche unie (hors LFI), qui s’en remettait aux derniers sondages, s’attend à un score serré, avec une estimation qui peut arriver possiblement « autour de 23 heures voire plus tard ». Auquel cas le déplacement aurait pu être annulé. Mais à 20h44 précises, France 2 annonce la très nette avance d’Emmanuel Grégoire, qui prononce son discours dans la foulée.
Magali Boissin, journaliste à France Télévisions, sait depuis la veille au soir qu’un trajet à vélo est prévu pour rejoindre l’hôtel de ville. « Je prépare mon duplex pour réagir à l’annonce des résultats et je vois que l’attachée de presse d’Emmanuel Grégoire a essayé de me joindre. Elle me dit qu’il faut partir tout de suite », rembobine-t-elle pour franceinfo. Le rendez-vous est fixé à la station de métro Jaurès, juste à côté du QG d’Emmanuel Grégoire, situé à La Rotonde de Stalingrad. Plusieurs autres médias ont été prévenus : TF1, BFMTV, l’agence AFP... « Pour chaque chaîne, il y a au moins deux motos », raconte Magali Boissin : l’une avec le observateur intervieweur à l’arrière, l’autre avec le caméraman.
Pour que la séquence fonctionne, il a fallu s’assurer que des vélos en libre-service soient bien disponibles pour Emmanuel Grégoire et ses soutiens. Car, comme l’ont souligné certains usagers dans des réactions parfois acerbes sur les réseaux sociaux, il arrive que des Vélib’ soient dégradés ou hors d’usage. Sur X, une internaute affirme même qu’un agent a été spécialement positionné sur la station proche du QG. « Quelques vélos ont effectivement été sécurisés en amont », reconnaît un proche du candidat socialiste, sans en dévoiler davantage.
Aux alentours de 21 heures, le cortège s’élance dans une ambiance « très joyeuse », témoigne Magali Boissin. Les proches du nouveau maire de Paris apparaissent soulagés « après une campagne serrée et difficile ». La reporter de France 2 compte « une cinquantaine de vélos » au départ. La circulation se révèle de plus en plus complexe au fur et à mesure que le cortège grossit.
Assise à l’arrière d’une moto, la éditeur parvient à arracher quelques mots à Emmanuel Grégoire, diffusés en direct sur France 2 : le nouveau maire rappelle que sa priorité est d’agir auprès « des gens qui souffrent, des gens fragiles, qui ont besoin des pouvoirs publics ». Et l’élu socialiste d’affirmer, entouré des deux membres de son service d’ordre qui pédalent avec lui, qu’il « n’y a pas besoin de réconciliation » avec la maire sortante Anne Hidalgo, celle-ci lui ayant apporté « un soutien très important » tout au long de la campagne.
Justement, après un parcours d’une trentaine de minutes, le grand vainqueur du jour est accueilli par une foule de partisans et de caméras massée sur le parvis de l’hôtel de ville, dont la maire sortante. Celle qui avait eu des mots durs à l’encontre de son successeur – et qui a fini par lui apporter un soutien timide – le prend dans ses bras. « Je suis très heureuse, c’est un bonheur immense », lance Anne Hidalgo, dans une scène de réconciliation manifeste, avant de lui remettre la clé de la ville, sur l’estrade installée pour l’occasion. « Elle n’était pas censée être présente, glisse une membre de la garde rapprochée d’Emmanuel Grégoire. Mais elle tenait à l’accueillir et lui remettre les clés de la ville. »
Une rose à la main, symbole du Parti socialiste, le successeur d’Anne Hidalgo la remercie et dit sa « gratitude à Bertrand Delanoë » pour le « très beau cycle de la gauche » qu’il a initié comme maire de Paris de 2001 à 2014. Emmanuel Grégoire embrasse le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, présent lui aussi, et danse sur le tube Freed From Desire de Gala avec le reste de son équipe, avant de retourner à La Rotonde à Stalingrad. En métro cette fois.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

9999999/2026/03/23/000-a4b87zm-69c13baf036ed967625525.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
