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23 mars 2026Au procès de chefs présumés de la DZ mafia, un dispositif de sécurité et une tension au maximum
Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Selon notre équipe, l'article intitulé « Au procès de chefs présumés de la DZ mafia, un dispositif de sécurité et une tension au maximum » mérite un regard attentif.
Ce qu’il faut observer
Le quartier de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a pris des airs de forteresse ce lundi 23 mars. Pour l’ouverture du procès de six hommes impliqués dans un double homicide en 2019, dont les chefs présumés de la « DZ Mafia », les forces de l’ordre ont déployé un dispositif de sécurité maximal.
Dès l’aube, ce lundi 23 mars, le centre-ville a changé de visage. Le dispositif de sécurité s’annonçait hors norme, mais le spectacle aux abords de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a tout de même saisi les riverains. Bien avant l’ouverture des débats, le quartier a été investi par des colonnes de CRS et de gendarmes mobiles. Un déploiement massif venu prêter main-forte aux effectifs déjà mobilisés pour un autre procès sensible, situé à seulement quelques mètres de là.
Forteresse
Mais à la mi-journée, l’ambiance a basculé: sirènes hurlantes, survol incessant d’un hélicoptère et routes totalement bouclées. Le centre-ville s’est figé au passage de deux convois lancés à vive allure. À bord des pick-ups aux vitres teintées, les unités d’élite escortaient Amine Oulane et Gabriel Ory, figures centrales de la DZ Mafia. Cagoulés et lourdement équipés, les agents ont sécurisé l’entrée des accusés dans une mise en scène millimétrée.
Cinq des six accusés sont arrivés dans les geôles de la cour d’appel. Et jusqu’au 10 avril, le même spectacle se jouera lorsqu’il faudra transférer les détenus incarcérés, le temps du procès, aux Baumettes et dans la prison d’Aix-Luynes.
Dans le box, les invectives et les insolences des accusés
Si l’extérieur était verrouillé, l’intérieur de la salle d’audience a rapidement viré à l’affrontement verbal. Aux assises, les accusés ont plutôt l’habitude de se tenir correctement, cherchant souvent à montrer leur meilleur profil à la Cour.
Entourés par dix agents de l’administration pénitentiaire suréquipés et cagoulés, les cinq accusés présents multiplient les insolences à grands coups de rires et de bavardages. La présidente de la Cour est obligée de les reprendre à plusieurs reprises.
Loin d’adopter une attitude correcte, les accusés vont même jusqu’à multiplier les gestes d’arrogance, tentant parfois d’intimider des témoins et des membres de l’assistance, allant même jusqu’à invectiver la cour. Lassés de la longueur de la première demi-journée, les cinq accusés décident soudainement de se lever pour quitter leur box.
“On s’en fout”
La présidente les rappelle alors à l’ordre: les agents pénitentiaires sont contraints de s’interposer pour rétablir le calme mais les cinq hommes se rebellent.
“Je n’ai pas suspendu l’audience, rasseyez-vous”, leur intime la présidente. “On s’en fout”, lance l’un des détenus avant que les autres multiplient les revendications à l’égard des magistrats. Dans un langage plus que familier, Amine Oualane fait savoir à la cour qu’il ne compte “obéir à personne et qu’il n’a pas pour habitude de respecter les ordres”. La présidente finit par suspendre l’audience.
Deux des accusés, dont Gabriel Ory, ne reviendront pas dans le box pour la fin de journée: “un refus d’obtempérer”, selon la présidente. Amine Oualane finira, lui, par s’excuser devant la cour à l’occasion de la reprise des débats. Ce bras de fer entre la justice et les chefs présumés du narcobanditisme marseillais doit durer jusqu’au 10 avril.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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