
des mesures mais pas d’aide direct
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24 mars 2026Municipales 2026 à Sète : « barrage aux extrêmes », postes d’adjoints, présidence de l’Agglo… le nouveau maire Hervé Marquès fixe son cap
Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Nos rédacteurs considèrent que « Municipales 2026 à Sète : « barrage aux extrêmes », postes d’adjoints, présidence de l’Agglo… le nouveau maire Hervé Marquès fixe son cap » est un article à suivre.
Faits marquants
Rencontré ce lundi, à 17 h, le nouveau maire était, à la fois, encore ému par son élection, et déjà projeté sur la suite. La fin de semaine sera marquée par le conseil municipal d’installation.
Que ressentez-vous au lendemain de votre élection ?
Sincèrement, je suis encore dans l’émotion. J’ai vécu un moment familial, au sens privé du terme, mais aussi au sens large. Rien que d’en reparler, j’ai les yeux qui rougissent. Pour reprendre le langage rugbystique, mon équipe a été bonne dans le combat et bonne dans la fête qui a suivi. Durant cette campagne, j’ai découvert une pression que je n’avais jamais connue. Ça a été un tunnel de huit semaines. Hier (dimanche), quand les douze premiers bulletins sont sortis, j’étais mal (ils n’étaient pas à son nom, NDLR)… Mais je n’ai pas paniqué.
« Sur les réserves et les reports de voix, le RN s’est trompé »
Quelle analyse faites-vous des résultats qui vous ont placé assez nettement en tête (40,14 %) ?
Pour moi, la digue a tenu. Nous avons résisté à l’extrême droite ainsi qu’à l’extrême gauche. Sur le plan national, Sète a montré son caractère singulier. Sur les réserves et les reports de voix, le RN s’est trompé. Il n’a pas réussi à capitaliser sur le retrait de Pascal Pintre, ni sur les “anti-système”. Pour moi, c’est madame Seguin qui a bénéficié le mieux du report de voix. Le peuple sétois de gauche s’est rassemblé dimanche, c’est une évidence.
« Ce résultat est la validation du projet que l’on a proposé »
Tout de même, vous êtes élu avec 40 %, un score moindre que votre prédécesseur… N’est-ce pas un bémol ?
En nombre de voix, je fais mieux que François Commeinhes en 2020 (8 768 contre 8 033). Vous savez, je vois d’abord ce résultat comme la validation du projet que l’on a proposé. Ce sont dix mois de terrain et d’analyse. C’est la raison pour laquelle mon mandat sera guidé, comme je l’ai dit, par l’égalité des chances et la proximité. Mon slogan “Protéger l’avenir” vient de cette envie de décider aujourd’hui pour demain. C’est protéger les mesures sociales, sécuritaires, l’avenir de l’eau, l’avenir de la santé, de l’économie… C’est l’idée que gouverner, c’est prévoir.
Ce moindre écart sur vos poursuivants vous donne-t-il une responsabilité supplémentaire pour ce mandat ?
Je ne sais pas. L’action, je vais la mener avec une staff qui a une énergie folle. J’ai pris des gens qui ont accepté de rentrer dans un processus long. Ils ont accepté de s’engager dans une campagne, puis un comité, une nos rédacteurs de campagne, et enfin une liste. La sélection s’est faite comme ça, puis en est ressorti une photographie que je pense très représentative de ce qu’est Sète.
« Si on prend les gens de mon équipe un par un, ils représentent tous un pan de la cité »
Votre équipe sera composée de 31 noms. Essentiellement de nouveaux visages, une expérience politique moindre. Peut-on parler de pari sur l’avenir ?
Il va y avoir de nouveaux visages, oui. On part sur autre chose. Beaucoup de personnalités du mandat précédent ont disparu. Peut-être certains avec plus de douleurs que d’autres. Mais tout le monde a servi durant ce mandat. Il fallait, cependant, trouver des objectifs communs. Dans mon équipe, j’ai une Zoé Magne, un Thomas Lenoir, une Yamina Messaoudene, une Ornella Ramadier, une Sophie Ferrario… Il y a des pêcheurs, des artisans, des jeunes étudiants. Si on prend les gens un par un, ils représentent tous un pan de la cité. Ils ont tous des profils qui s’imbriquent.
Qui seront vos adjoints ?
À ce stade, je ne peux pas le dire, car mes choix ne sont pas arrêtés. Je ne vous cache pas que la loi nous impose beaucoup de règles complexes en la matière. Ce que je peux vous dire, c’est que le droit nous autorise douze adjoints. On peut même aller jusqu’à seize. Mais je n’irai pas jusque-là, je veux me garder la possibilité de faire évoluer ma politique.
Quel profil doivent-ils avoir ?
Je veux prendre des gens dont je suis déjà sûr de leur capacité à se mettre rapidement au travail. Dans ma tête, j’ai des cadres. Mes premier et deuxième adjoints seront des gens avec qui j’aurai encore plus d’interactions. Ils auront, eux-mêmes, des délégations.
Quelle attitude entendez-vous adopter vis-à-vis de l’opposition municipale ?
Ce lundi matin, j’ai envoyé un message aux deux candidats, je les ai félicités de la bonne tenue des échanges. Je leur ai annoncé qu’une nouvelle ère s’ouvrait, que le projet pour lequel j’ai été élu, j’allais m’engager à le concrétiser. Avec eux, pourquoi pas.
« À l’Agglo, Sète est exclue des décisions depuis dix mois »
Et du côté de l’Agglo ? Serez-vous candidat à la présidence ?
J’ai rendez-vous avec Loïc Linarès (le président) ce mardi matin. À mes yeux, il est important que la ville centre soit candidate. Et ce ne doit pas être quelqu’un d’autre qu’un maire (Loïc Linarès est conseiller municipal à Frontignan, NDLR). On parle de la gestion de 14 communes, 14 projets, 14 visions du territoire. Je vois l’Agglo comme un espace de coworking, où tout le monde doit avoir sa place. Avec, bien sûr, une gouvernance. Mais que j’espère plus orientée autour du consensus.
Ce n’est pas le cas aujourd’hui, à vos yeux ?
Sète est exclue des décisions depuis dix mois. Je sais qu’une nouvelle campagne commence, qu’il faut aller convaincre les élus du territoire, trouver des intérêts communs. Il peut y avoir aussi d’autres candidatures, d’autres propositions. Au final, ce qu’il doit en ressortir, c’est une gouvernance aussi consensuelle que possible. Je veux amener ça. Je me suis battu contre la verticalité des appareils politiques. Notre échelon, ville ou Agglo, ne doit pas être soumis à des règles de calculs de strates supérieures. Ni à Paris, ni à Toulouse. Il faut penser à la population, aux citoyens de l’Agglo.
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

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