
Donald Trump évoque « des discussions très fructueuses » avec l’Iran et repousse de cinq jours son ultimatum
24 mars 2026
Les maires bientôt dotés d’outils supplémentaires pour réguler les locations Airbnb
24 mars 2026Trump évoque un accord proche avec l’Iran, Téhéran dément alors que la guerre continue sur plusieurs fronts
Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Voici les éléments principaux de « Trump évoque un accord proche avec l’Iran, Téhéran dément alors que la guerre continue sur plusieurs fronts » pour nos lecteurs.
À savoir
SAUL LOEB / AFP
Donald Trump évoque des avancées dans des discussions avec l’Iran et repousse son ultimatum, des affirmations aussitôt démenties par Téhéran.
Les déclarations se succèdent, mais toutes ne racontent pas la même histoire. À Washington, Téhéran ou encore Jérusalem, chacun parle de la guerre sans véritablement décrire la même réalité, alors que les tirs de missiles et envois de drones se multiplient depuis désormais quatre semaines au Moyen-Orient.
Ce lundi 23 mars, Donald Trump a assuré que des « discussions très sérieuses » étaient en cours avec l’Iran avec « une quinzaine de points d’accord » visant à mettre fin au conflit déclenché le 28 février. Le président américain affirme même avoir reporté à vendredi l’expiration de son ultimatum et ses menaces de nouvelles frappes contre des infrastructures iraniennes pour laisser une chance à la diplomatie.
« On va observer pendant cinq jours, sinon… »
« On verra où tout cela nous mène », a-t-il ajouté, évoquant des discussions qui se seraient poursuivies tard dans la nuit avec ses émissaires. Donald Trump assure même que les échanges se sont déroulés « parfaitement » et qu’ils pourraient permettre de « régler ce conflit de manière substantielle ». Avant de prévenir, dans la même phrase : « On va observer pendant cinq jours… Sinon, on continuera de bombarder. » Sur le papier, l’hypothèse d’un apaisement existe donc. Mais elle est immédiatement contredite ailleurs.
À Téhéran, les autorités iraniennes assurent qu’aucune négociation n’est en cours. Le président du Parlement local a accusé Donald Trump de tenir des propos « faux », destinés selon lui à calmer les marchés énergétiques, qu’il accuse d’ailleurs de manipuler depuis le début du conflit, alors que la guerre a provoqué une flambée des prix du pétrole et du gaz à l’échelle mondiale.
Dans le même temps, un conseiller du guide suprême iranien a affirmé que le conflit ne s’arrêtera pas sans conditions strictes : levée des sanctions, compensations pour les destructions subies et garanties contre toute nouvelle intervention américaine. À ce stade, les positions restent donc difficilement conciliables. Pour preuve : la nouvelle salve de missiles envoyée ce mardi matin en direction d’Israël.
Côté israélien justement, le ton est tout aussi direct. Benjamin Netanyahu ne confirme pas l’existence de négociations, mais affirme à l’inverse vouloir continuer les opérations militaires. L’objectif pour lui reste inchangé : affaiblir durablement l’Iran et ses alliés, notamment le Hezbollah au Liban. Après un échange avec Donald Trump, le Premier ministre israélien a toutefois laissé entrevoir ouverture, estimant qu’il était envisageable de « tirer parti » des gains militaires pour « atteindre les objectifs de la guerre dans un accord ». Tout en réaffirmant, quand même, que les opérations contre l’Iran et le Hezbollah allaient se poursuivre. Avec notamment une série de frappes sur le sud du Liban ce mardi matin.
Un équilibre fragile
En toile de fond, les enjeux dépassent largement la région. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial, reste perturbé. Et les prix de l’énergie ont fortement augmenté depuis le début de la guerre, dans une crise que certains comparent déjà aux grands chocs pétroliers du XXe siècle.
Les déclarations de Donald Trump sur d’éventuels accords ont brièvement fait retomber la pression sur les marchés. Mais sans avancée concrète, ce répit reste fragile. Ces dernières semaines, chaque signal d’apaisement a été suivi d’un nouveau regain de tension, faute de progrès réels sur le terrain diplomatique.
D’autant que les conditions posées par Washington, notamment l’arrêt du programme nucléaire iranien et la remise de stocks d’uranium enrichi, ont toujours été rejetées par Téhéran. Selon Donald Trump, ces discussions sont menées par son émissaire Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner, avec un interlocuteur iranien dont l’identité n’a pas été précisée. Les États-Unis exigent notamment la fin de l’enrichissement nucléaire et la récupération de stocks d’uranium, des lignes rouges jusqu’ici refusées par l’Iran.
Après plus de trois semaines de guerre, le bilan humain dépasse déjà les 2 000 morts, principalement en Iran et au Liban. Et malgré les signaux contradictoires envoyés par les différentes capitales, une chose reste constante : aucun camp ne semble prêt, pour l’instant, à reculer. Entre annonces de discussions, démentis immédiats et poursuite des frappes, la guerre avance donc dans une zone floue où la diplomatie est certes évoquée mais jamais vraiment confirmée.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

9999999
