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24 mars 2026L’eurodéputé RN Fabrice Leggeri fait l’objet d’une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité
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À ne pas oublier
MARTIN BERTRAND / Hans Lucas via AFP
Fabrice Leggeri au Parlement européen en 2025.
Une affaire embarrassante pour le Rassemblement national. Le député européen Fabrice Leggeri, élu en 2024 sur la liste menée par Jordan Bardella, est soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture. Grâce au travail de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et de l’association de défense des droits des exilés Utopia 56, la cour d’appel a demandé qu’un juge d’instruction soit saisi et qu’une enquête soit ouverte.
Avant de siéger au Parlement européen, Fabrice Leggeri dirigeait l’agence Frontex, chargée du contrôle des frontières de l’Union européenne. C’est dans ce cadre qu’il aurait participé au refoulement d’embarcations de migrants ainsi qu’à des interceptions par les autorités grecques et libyennes de certains navires qui tentaient de rejoindre l’Italie, mettant ainsi en danger la vie d’êtres humains. Pour la LDH, dont la plainte remonte à avril 2024, celui qui est depuis devenu eurodéputé d’extrême droite aurait « encouragé » ces interceptions. « Il a fait le choix d’une politique visant à faire obstacle, quel qu’en soit le prix – en vies humaines notamment – à l’entrée des personnes migrantes au sein de l’UE », explique l’ONG.
Fabrice Leggeri aurait ainsi mené « une politique délibérée et illégale de rejet des migrants, comme le dénonçait le président de la LDH, Patrick Baudouin, dans le Monde au moment du dépôt de plainte. Il y a d’ailleurs une concordance de pensée et d’action entre ses fonctions de directeur exécutif à Frontex et son positionnement politique actuel au RN. » Aujourd’hui, l’avocat de l’association de défense des droits humains, Emmanuel Daoud, se réjouit que « pour la première fois, un juge d’instruction français va examiner les conditions de la responsabilité pénale éventuelle de Fabrice Leggeri dans l’hécatombe qui a abouti à des milliers de morts en Méditerranée, enfants et femmes notamment ».
Pour sa défense, Fabrice Leggeri dénonçait en 2024 « des allégations incorrectes » relevant de « manœuvres politiciennes » dont l’objectif aurait alors été, en pleine campagne des européennes, de « discréditer la liste du RN ». Mais la LDH et Utopia 56 n’en démordent pas et appuient leur réquisitoire sur des articles de presse, des rapports d’ONG et, en particulier, sur un revue de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), qui avait provoqué… la démission de Fabrice Leggeri, en avril 2022. Ce rapport avait notamment confirmé le recours massif (et illégal) au refoulement de demandeurs d’asile. Prouvant de fait que Frontex était parfaitement au courant.
Au moins 82 000 réfugiés sont morts ou portés disparus depuis 2014, principalement en Méditerranée (34 000), qui est devenue la route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l’Organisation internationale des migrations. Ce nombre serait même sous-estimé, d’après le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme, qui a récemment mis en avant les « violations graves » subies par les personnes migrantes « détenues arbitrairement dans des centres de détention officiels et non officiels » en Libye.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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