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24 mars 2026EN DIRECT – Municipales 2026 : «C’est un échec total», Karim Bouamrane appelle à la démission d’Olivier Faure après les accords entre le PS et LFI
Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « EN DIRECT – Municipales 2026 : «C’est un échec total», Karim Bouamrane appelle à la démission d’Olivier Faure après les accords entre le PS et LFI ».
Résumé des éléments principaux
À Saint-Laurent-du-Var, le dernier bastion estrosiste préservé «sur le fil du rasoir»
Juché sur les marches du grand escalier de la mairie de Saint-Laurent-du-Var dimanche soir, le soulagement se lisait sur le visage de Joseph Segura. Et pour cause : une avance de 186 voix, seulement, lui permet d’acter une victoire « au fil du rasoir » face au Rassemblement national, en la personne de Rafaël Quessada. Le maire sortant Les Républicains est donc réélu d’une courte tête (50,69 %) pour un troisième mandat à la tête de Saint-Laurent-du-Var, septième ville la plus peuplée (32.172 habitants recensés en 2023) du département des Alpes-Maritimes. « C’est une victoire très modeste, puisque le score nous demande de la réserve et beaucoup d’humilité », entame Joseph Segura auprès du Figaro.
« On a contenu le RN et c’est important, même si le score est étroit. Il y a un travail de recomposition à faire sur mon territoire, du fait du parti RN prédominant », constate l’édile avec gravité, qui cite les communes limitrophes de Nice et Cagnes-sur-Mer « tombées » dans le giron du parti à la flamme. Dans cette dernière, le maire sortant Louis Nègre, lui aussi LR, a été évincé dès le premier tour par le jeune candidat Bryan Masson, 29 ans et déjà député Rassemblement national. Ce même Bryan Masson, que Joseph Segura affrontait dans les urnes six ans auparavant, le battant largement – là aussi, dès le premier tour : 54.57% de suffrages récoltés en 2020, contre 13% à peine pour le parti à la flamme. Le temps d’un mandat aura donc suffi à faire vaciller la mairie laurentine qui certes plie, mais ne rompt pas comme ses voisines cagnoise et niçoise.
ENTRETIEN – Jérôme Jaffré : «Le problème du bloc central, c’est qu’il n’est pas assez un “bloc” et pas assez central»
Jérôme JAFFRÉ*. – Si l’on veut transposer les votes et les rapports de force entre ces deux élections, la réponse est non. Mais c’est un oui, concernant la recomposition des forces politiques et les choix stratégiques des uns et des autres. Cela va compter, notamment pour la préparation de la présidentielle.
Nous parlons depuis hier des victoires des uns et des autres et chacun s’en attribue beaucoup – c’est l’avantage des municipales – mais il faut aussi regarder les défaites marquantes et leur signification : échec de La France insoumise à Toulouse, pertes du Parti socialiste à Brest ou Clermont-Ferrand, défaite du bloc central et de la droite à Paris, Lyon et Nantes et défaite du RN à Marseille et Toulon.
S’agissant de LFI, Olivier Faure a parlé de «boulet de la gauche» . Les Insoumis ont-ils toujours la possibilité d’espérer dominer la gauche ?
Les Insoumis sont à la fois une formation trop forte et trop clivante. Ils tirent d’abord un certain nombre d’éléments positifs de ces municipales. Ils ont en effet gagné des grandes villes comme Saint-Denis et Roubaix mais aussi plusieurs villes de banlieue près de Paris et de Lyon. D’autre part, ils ont réussi à imposer au PS de passer sous leurs fourches caudines avec des alliances d’entre-deux-tours jusque-là totalement écartées.
*Jérôme Jaffré est directeur du Cecop (Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique) et chercheur associé au Cevipof.
«Au revoir Jean-Claude !» : l’ancien maire de Creil poursuivi et moqué après la défaite de sa liste
Défait et moqué. Après la défaite de la liste socialiste dimanche soir, l’ancien maire Jean-Claude Villemain a été poursuivi dans les escaliers par une femme qui le filmait. «Au revoir Jean-Claude !» lui a-t-elle lancé à de multiples reprises tout en le filmant. L’ancien maire, qui avait laissé sa place en 2024 à sa première adjointe Sophie Dhoury-Lehner après seize ans de mandat, ne la regarde pas. La mine défaite et le visage sombre, il n’a pu que subir les ironies de la femme. Celle-ci a raillé de plus belle : «Rappelez-vous tout le mal que vous avez fait, Jean-Claude ! Au revoir.» Sa vidéo a été publiée dans la foulée sur le réseau social TikTok.
Au loin, les cris de joie des militants insoumis retentissaient encore. Depuis 1918, cette ville de l’Oise était dirigée par les socialistes. Au terme d’un duel 100% de gauche, l’Insoumis Omar Yaqoob a remporté Creil avec 51,1% des suffrages, contre 48,8% pour la maire PS sortante Sophie Dhoury-Lehner. Une semaine plus tôt, le candidat divers droite Noureddine Nachite, arrivé troisième, s’était retiré et avait appelé à voter pour La France insoumise.
Près de Nantes : âgé de 23 ans, Axel Casenave fait basculer un fief socialiste… avec deux voix d’avance
Double surprise à Couëron, située ans la métropole nantaise. Bastion de gauche depuis 1944 – à l’exception de deux ans entre 1993 et 1995 après une élection partielle –, la ville a basculé à droite à l’occasion des municipales, dimanche. Chose inédite, cet exploit a été réalisé par un candidat de 23 ans qui a remporté la mise à deux voix près. «Tout le monde est agréablement surpris de ce résultat. Il y a quelques mois, peu de personnes auraient parié sur ma candidature», confie au Figaro le nouvel édile, joint par téléphone.
«On savait que le scrutin serait très serré. Sur la semaine d’entre-deux-tours, on a senti qu’un élan s’était créé», détaille le plus jeune maire de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, dont la liste divers droite a recueilli 34,73% des suffrages (3556 voix) dans le cadre d’une quadrangulaire. La liste divers gauche, menée par son adversaire Ludovic Joyeux, adjoint de la maire sortante, en a recueilli 34,71% (3554 voix). Une liste insoumise et l’une divers centre se trouvaient aussi en lice. Un recours devrait être déposé par le Ludovic Joyeux, qui évoque des irrégularités. Contacté, le tribunal administratif de Nantes n’avait rien reçu lundi en fin de journée. Interrogée sur les motifs du recours, l’équipe de campagne du plaignant renvoie Le Figaro à un reportage de Ouest-France publié début mars, évoquant l’usage sans accord des noms de certaines associations ainsi que l’emploi non autorisé d’une photo appartenant à la municipalité.
ANALYSE – Les alliances avec LFI ont plus réveillé les électeurs de droite qu’elles n’ont dissuadé ceux de gauche
Là où des alliances de second tour ont été nouées avec La France insoumise, la gauche a souvent été battue, comme à Toulouse, Clermont-Ferrand, Besançon, Colombes… Inversement, la fusion ne l’a pas empêchée d’être reconduite à Lyon, Nantes ou Tours. Dynamique unitaire d’un côté, refus des «alliances de la honte» sanctionnées de l’autre ? L’examen des vingt-six villes principales où des regroupements ont été effectués révèle pourtant des comportements électoraux voisins. Plus qu’une déperdition de voix à gauche, il y a eu avant tout un sursaut de participation qui a nettement profité à la liste adverse, une augmentation substantielle des bulletins blancs et nuls et, dans les villes où cela se jouait en triangulaire, un réflexe de vote utile pour battre la gauche dont la liste arrivée en troisième position a pâti.
Ayant le plus souvent surpris, déclenché la fureur du bloc central au RN, et suscité un mélange d’incompréhension et d’embarras à droite, ces fusions ont avant tout provoqué un surcroît de mobilisation. Alors qu’à l’échelle nationale, la participation n’a augmenté que de 0,72% d’un dimanche à l’autre (de 57,10 à 57,82%), elle s’est nettement redressée dans les communes concernées : plus de 6 points à Toulouse (de 56,42 à 62,48%), près de 5 points à Brest et Argenteuil, plus de 4 points à Clermont-Ferrand et Besançon, près de 4 points à Avignon et Limoges… Même là où cette progression a été moindre, elle a été supérieure à la moyenne nationale (2,5 points à Nantes, près de 2 points à Strasbourg, 1,5 point à Lyon). Il y a une prise de conscience de la gravité de l’enjeu.
À 20 ans, il devient le plus jeune maire des Alpes-Maritimes
Les chiffres de son élection donnent le tournis. À tout juste 20 ans, Ewan Corinaldesi remporte la mairie de Roquefort-les-Pins (Alpes-Maritimes), avec une avance de 39 voix, soit 50,37%. Et met ainsi fin aux 43 années de mandat de l’édile sortant, Michel Rossi, qui récolte pour sa part 49,53% des suffrages. Le nouveau «plus jeune maire du département», qui peine encore à le réaliser, au lendemain de son élection, s’en dit toutefois «très ému et heureux». «Mon téléphone est en feu depuis hier», plaisante-t-il auprès du Figaro à propos des sollicitations médiatiques qui «n’arrêtent pas» depuis la veille.
S’il regrette une campagne «assez rude, où le maire sortant a toujours refusé les débats», il tient à saluer «l’engagement de cet élu pour sa commune, il a beaucoup œuvré», quand bien même, dit-il, ce dernier ne l’a pas encore joint. Si Ewan Corinaldesi n’a «jamais douté» de sa victoire, le jeune candidat et sa liste «Choisir Roquefort !» étaient pourtant arrivés en deuxième position à l’issue du premier tour des élections municipales, près de douze points derrière le maire sortant et candidat à sa réélection. Le désistement de Lionel Rubaudo, troisième candidat divers droite et ancien directeur général des services de Michel Rossi – et pourtant qualifié pour le second tour (21%), lui aura finalement été bénéfique.
«On a fait un truc incroyable» : à Nantes, le nouveau patron de l’opposition Chombart de Lauwe pense au coup d’après
Il est retourné au bureau, comme un lundi classique. Ce matin, à 8 heures, le candidat LR Foulques Chombart de Lauwe, a repris le cours de sa vie d’avant. Le directeur d’un cabinet de recrutement privé qui rêvait de réaliser le «hold-up du siècle» en ravissant la mairie de Nantes à son adversaire socialiste Johanna Rolland a échoué. Avec un score de 47,82%, il lui aura manqué 5411 voix. «Nantes s’est réveillée. Un espoir s’est levé», a-t-il clamé dimanche soir, lors d’un bref passage dans son QG de campagne. «Mme Rolland , vous n’êtes pas débarrassée de moi ! Je serai votre opposant en chef. Je défendrai Nantes avec la même détermination, la même énergie qui ont permis d’ébranler le pouvoir d’une gauche qui règne sans partage depuis 1989 à Nantes», a prévenu celui qui conduisait l’union de la droite et du centre. Le ton est donné.
«Je suis forcément déçu car on ne passe pas loin. La dynamique était chez nous. On a fait +50% de pic (il est passé de 40.815 voix au premier tour à 59.233 au second, NDLR)», confie-t-il au Figaro, joint par téléphone. Mais derrière cette défaite, celui qui était entré au conseil municipal en 2020 à la faveur du désistement d’un colistier a réussi à imprimer sa marque. Preuve en est, dimanche soir, son téléphone a sonné. Bruno Retailleau, David Lisnard, Christelle Morançais, Michel Barnier, Gabriel Attal… Les coups de fil et SMS se sont enchaînés. «Ils ont tous reconnu qu’on avait fait un truc incroyable. Dommage que la pièce ne soit pas tombée du bon côté. On fait un gros score. Donc bon, c’est une maigre consolation», poursuit l’intéressé, qui compte surfer sur cette montée en puissance.
Accords PS-LFI : Karim Bouamrane appelle à la démission d’Olivier Faure
BERTRAND GUAY / AFP
Le maire socialiste de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Karim Bouamrane, a appelé mardi à «la démission» d’Olivier Faure de la tête du Parti socialiste, pour mettre en place une «ligne claire» contre La France insoumise, après les élections municipales où de nombreux accords ont été passés avec les mélenchonistes. «Il faut qu’Olivier Faure démissionne, c’est un échec total», a déclaré le maire tout juste réélu sur le plateau de BFMTV. «Cette ligne n’est pas bonne», a-t-il insisté, «il ne faut pas bégayer».
Olivier Faure sur le fil après les alliances PS-LFI des municipales
«C’est bien beau de dire “je suis contre LFI” avant les périodes électorales et, pendant les périodes électorales et entre les deux tours, aller pactiser avec LFI», s’est-il emporté. Affirmant n’être lui-même «pas candidat à reprendre le parti», il a souhaité «une nouvelle direction pour faire en sorte qu’on ne soit pas dans une dualité en 2027 entre le RN et Mélenchon».
Plusieurs accords de fusion, avec plus ou moins de soutien programmatique, ont été trouvés localement entre le PS et LFI après le premier tour des municipales. Ces accords ont donné des résultats contrastés au soir du second tour dimanche : ils ont fonctionné à Nantes par exemple, où Johanna Rolland a été réélue, mais ont échoué à Toulouse, où c’est Jean-Luc Moudenc, maire sortant divers droite, qui l’a emporté.
Le nom du nouveau maire d’Agen fait sourire les internautes
Agen, la préfecture du Lot-et-Garonne, a changé de couleur politique ce dimanche après le second tour des élections municipales. Laurent Bruneau, avocat de profession à la tête de la liste «Vivement Agen», a remporté 39,05% des voix, devançant ses deux autres concurrents : Jean Dionis, maire sortant (MoDem), et Sébastien Delbosq (RN). Mais ce n’est pas ce basculement qui a retenu l’attention à l’échelle nationale.
Au-delà des scores et des programmes, c’est surtout le patronyme du vainqueur qui a déclenché des sourires, et des commentaires sur les réseaux sociaux. En effet, un internaute a glissé un commentaire : «Un Bruneau d’Agen», sous la papier Facebook de Sud-Ouest, après l’annonce du nouveau maire. La raison ? La ville d’Agen est connue pour ses pruneaux. Ceux-ci sont emblématiques et exportés partout dans le monde. Et la consonance de ce fruit est très proche de celle du nom de famille de l’élu.
Olivier Faure sur le fil après les alliances PS-LFI des municipales
Au Parti socialiste, les grandes manœuvres ont commencé. Aussitôt les résultats des municipales connus, dimanche soir, plusieurs cadres ont ciblé le premier secrétaire Olivier Faure. L’ancien président François Hollande a dégainé le premier, en estimant que le chef du parti « n’a pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l’autorité nécessaire pour dire ce qui était acceptable et ce qui ne l’était pas ». En cause, l’échec des alliances locales avec La France insoumise qu’Olivier Faure a soutenues après avoir condamné fermement la « dérive » de Jean-Luc Mélenchon et ses « propos antisémites intolérables » quelques jours plus tôt.
Pour enfoncer le clou, celui qui est redevenu député de Corrèze en 2024 constate de surcroît « l’impasse de (la) ligne » de la direction et estime que « le temps de la clarification est venu ». Plus franchement encore, le prédécesseur d’Olivier Faure à la tête du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a posé la question de sa démission dans une interview au Point lundi matin. « Le Parti socialiste doit se renouveler, la direction actuelle du PS va avoir du mal à porter ce bilan, celui d’avoir donné des consignes d’alliance avec LFI au second tour des élections municipales. Il faut une nouvelle direction au PS. La question est posée », déclare cet opposant interne avec gravité.
À gauche, l’après-municipales tourne aux règlements de comptes
Il n’est de meilleur décor que les décombres d’une soirée électorale pour raviver la guerre des gauches. Toutes les rancunes avaient pourtant été si vite ravalées dans l’entre-deux-tours, où les ennemis d’hier s’étaient rabibochés – pour certains, en une nuit à peine – au nom de l’union. Mais c’était avant la désillusion d’un second tour en demi-teinte. Pour les socialistes, les accords locaux avec les Insoumis ne leur ont pas permis, dimanche soir, de conserver plusieurs de leurs fiefs, bien souvent récupérés par la droite. Comme à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et Brest (Finistère), deux bastions perdus dans le marasme des alliances. Des fusions rose-rouge qui ont encore douché les espoirs de reconquête à Limoges (Haute-Vienne) et à Toulouse (Haute-Garonne), où toute la gauche s’était rangée pour le second tour derrière des têtes de listes mélenchonistes. Deux unions à la faveur des Insoumis, deux défaites pour la gauche.
La faute au «boulet» Jean-Luc Mélenchon, a assuré ce lundi Olivier Faure sur le plateau de BFMTV, lui qui avait pourtant adoubé les alliances avec LFI dans l’entre-deux-tours… À ses yeux, ce sont bien les «dérives antisémites» et les «outrances» de l’Insoumis en chef qui ont privé ses propres candidats, et donc toute la gauche, d’une victoire «accessible» à Limoges et à Toulouse. Dans la Ville rose, toutes les voix du socialiste François Briançon ne se sont pas reportées sur le mélenchoniste François Piquemal, rattrapé par un «front anti-LFI» allant de la droite à une partie de la gauche modérée. «La seule conclusion claire, c’est que lorsqu’une liste est menée par LFI, on perd», enfonce-t-on encore autour d’Olivier Faure.
Dans le Beaujolais, la droite nationaliste remporte sa première commune du Rhône à Thizy-les-Bourgs
C’est la première du Rhône à basculer dans le giron de la droite nationaliste. Rémi Berthoux, candidat de l’union des droites, a remporté dimanche la mairie de Thizy-les-Bourgs, commune de 6000 habitants dans l’ouest du département. Collaborateur parlementaire du député RN Jonathan Géry, le nouveau maire, âgé de 29 ans, a remporté le second tour des élections municipales avec 46,36% des suffrages face aux deux derniers maires de cette commune. Sa liste sans étiquette officielle avait été classée comme «union d’extrême droite» par la préfecture.
Rémi Berthoux a recueilli plus de 46,36% des voix. Il a battu le sortant divers gauche Ludovic Cherpin (38,10%) et son prédécesseur divers droite Martin Sotton (15,54%). Ce dernier avait dû quitter son poste en cours de mandat après avoir été condamné en 2023 à de la prison avec sursis pour avoir incité des mineurs, vivant dans un foyer pour enfants en difficulté, à consommer de l’alcool.
Aux sénatoriales, les ambitions RN et les minces espoirs Insoumis
Considérées comme le «miroir» des municipales, les élections sénatoriales de l’automne 2026 laissent présager une poussée substantielle du Rassemblement national dans un Hémicycle toujours nettement acquis à la droite, où La France insoumise espère faire son entrée. Les 348 sénateurs sont en effet élus par un collège de grands électeurs à l’échelle de chaque département, dont 95% sont en fait… des conseillers municipaux. La moitié de l’Hémicycle doit être renouvelée fin septembre: les territoires du pourtour méditerranéen sont concernés, tout comme le Rhône, la Gironde et l’Alsace. Mais pas l’Île-de-France, ni le Nord et le Pas-de-Calais, qui éliront leurs sénateurs en 2029. Les scores de dimanche soir permettent donc déjà d’y voir beaucoup plus clair sur les forces en présence.
Mais l’enseignement principal des municipales est à observer du côté du Rassemblement national, qui ne compte actuellement que trois sénateurs. Le parti à la flamme, en progression partout dans l’Hexagone, revendique plus de 3000 conseillers municipaux avec ses alliés. La même question se pose pour La France insoumise, mais à une échelle moindre. «On a surpassé les attentes initiales», s’est réjoui le coordinateur LFI Manuel Bompard, qui compte sur le «millier» de conseillers municipaux insoumis pour obtenir le premier sénateur du mouvement à la rentrée. Si le Nord, La Réunion et l’Île-de-France, où LFI a brillé, ne seront renouvelés qu’en 2029, le dirigeant insoumis a érigé le Rhône en cible principale, après les victoires à Vénissieux, Vaulx-en-Velin et Saint-Fons.
Des municipales aux sénatoriales, une dernière année test avant la présidentielle
«Bruno Retailleau fait perdre du temps à la France»: Franck Allisio appelle les électeurs à se ranger derrière le RN
Interrogé sur Sud Radio après sa défaite à Marseille, Franck Allisio, candidat RN, a regretté – une nouvelle fois – que sa rivale LR Martine Vassal n’ait pas fusionné avec sa liste. Ce qui lui a coûté sa victoire, selon lui. «Moi, l’union, je l’ai faite large, de Reconquête à des élus centristes, il fallait la mener à son terme. Ça ne s’est pas fait cette fois, mais on y arrivera à terme», a-t-il promis.
Pour Franck Allisio, si le RN a échoué dans plusieurs villes moyennes aux municipales, comme Toulon, c’est à cause de certains élus de droite, à l’instar de Bruno Retailleau qui refusent toute alliance avec le parti à la flamme. «Retailleau fait perdre du temps à la France», a-t-il pesté, ajoutant que le président des Républicains, et «d’autres élus», sont «déconnectés du terrain» et vivent «dans un QG à Paris».
«Les électeurs de Sarko en 2007 ont dû voter pour moi à Marseille. La boucle est bouclée», croit-il savoir. «On est le grand mouvement de rassemblement fondé sur le patriotisme, l’autorité, la démocratie. Les mêmes valeurs que celles du RPR et du gaullisme finalement», estime-t-il.
PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
«Nous devons travailler à l’union du centre jusqu’aux Républicains», affirme Maud Bregeon
Sur Franceinfo, Maud Bregeon a rejeté les critiques d’un «macronisme hors sol» aux municipales, les jugeant «un peu insultantes» et «décalées». «Nous n’avons pas gagné partout […] mais nous progressons en nombre de maires, d’élus locaux», avec «environ 200 maires qui ont été élus», a-t-elle souligné, appelant à «tirer les enseignements» du scrutin.
La porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l’Énergie a insisté sur la nécessité du rassemblement : «Ma conviction est simple, nous devons travailler à l’union du centre jusqu’aux Républicains, avec ceux qui refusent l’union avec l’extrême droite». «Dès lors que nous étions unis, nous avons fait élire nos candidats […], la désunion entraîne la défaite», a-t-elle affirmé, reconnaissant toutefois qu’«à Paris […], nous n’avons pas réussi à convaincre».
«J’appelle l’ensemble des candidats déclarés à se réunir, […] de Gabriel Attal à Bruno Retailleau, en passant par François Bayrou», pour «discuter, s’accorder et travailler à un projet», a-t-elle plaidé. Estimant qu’«Édouard Philippe est incontestablement le mieux placé», elle a aussi jugé qu’«il ne faut pas s’interdire de discuter avec certaines personnalités, comme Raphaël Glucksmann».
Jean-Michel Aulas était le mieux placé pour gagner Lyon, défend Gabriel Attal
«S’il y en a bien un qui pouvait l’emporter à Lyon, c’est Jean-Michel Aulas», a défendu Gabriel Attal sur France Inter, malgré la défaite de l’ancien président de l’OL soutenu par son parti et le reste de la droite après une campagne catastrophique. «Il a réussi à rassembler», a estimé le patron de Renaissance, qui rappelle qu’il «a perdu avec une très faible marge», sans commenter le recours annoncé par le candidat, qui dénonce des «irrégularités» sans préciser lesquelles.
«C’est tellement facile après les élections de critiquer» la stratégie de campagne, a botté en touche Gabriel Attal, estimant que Lyon était difficile à gagner car «le vote pour la gauche y progresse très fortement». Il y a encore quelques mois, Jean-Michel Aulas y était pourtant donné très en avance sur le maire sortant Grégory Doucet.
Gabriel Attal estime que Renaissance n’est pas responsable de la défaite de Rachida Dati
«La victoire ne se décrète pas, elle se construit», a tranché Gabriel Attal après la défaite de Rachida Dati à Paris, qu’avait rallié la liste Renaissance au second tour. Celle-ci a dénoncé «le poison de la division» dans son discours de défaite dimanche. «On a fait le choix de soutenir Pierre-Yves Bournazel au premier tour parce que c’était la candidature la plus proche de nos valeurs, le projet le plus rassembleur», a justifié l’ancien premier ministre.
Le problème de la droite à Paris venait-il de sa candidate ? «Si j’avais pensé qu’elle était la meilleure candidate, je l’aurais soutenue dès le premier tour», a rappelé Gabriel Attal. Emmanuel Macron, pourtant, l’a toujours soutenue dans ce scrutin. «C’est son choix, a éludé son ancien premier ministre. Moi je suis à la tête d’un parti, on prend des décisions collectivement.»
Gabriel Attal plaide pour un «rassemblement de ceux qui partagent les mêmes valeurs» en 2027
Pour la présidentielle, «il faudra qu’il y ait un rassemblement de ceux qui partagent un projet qui est très proche et de ceux qui partagent les mêmes valeurs», a plaidé Gabriel Attal sur France Inter. Avec quelle méthode de désignation ? «Ça peut être la primaire, des sondages, ça peut être une autre méthode, il faut qu’on se parle», a éludé l’ancien premier ministre et chef du parti Renaissance.
Regrettant qu’il n’y ait «pas eu de vraie campagne en 2022», Emmanuel Macron ayant fait le choix de se déclarer candidat au dernier moment dans une campagne percutée par la guerre en Ukraine, Gabriel Attal estime que tout cela a conduit à «une frustration des électeurs» et appelle à débattre des projets pour 2027. «Il faut assumer qu’il y ait différents candidats qui présentent différents projets politiques et qui les confrontent tout au long de l’année 2026», a-t-il insisté. Mais tous devront se réunir en 2027 pour espérer gagner.
«Il y a urgence à clarifier» la ligne de LR, presse Gabriel Attal
La position de l’état-major de LR pour le second tour à Nice a troublé le chef du parti Renaissance. Alors que Bruno Retailleau et d’autres responsables de LR ont renvoyé dos à dos Christian Estrosi et Éric Ciotti, Gabriel Attal a dénoncé sur France Inter une position «grave» et estimé qu’il «y a urgence à clarifier» la ligne du parti. «On a des responsables LR qui ont refusé d’appeler à battre l’extrême droite à Nice, et en plus pour un candidat de la droite, ce qui est parfaitement incompréhensible !»
«Si la ligne de LR, c’est en fait de faire l’union de la droite et de l’extrême droite, on ne partage pas ça», a martelé Gabriel Attal. Il a constaté avoir «des différences très profondes sur un certain nombre de principes» avec Bruno Retailleau, «sur l’Europe, l’État de droit, l’énergie, l’écologie».
Bally Bagayoko, nouveau maire LFI de Saint-Denis, annonce le «top départ d’une nouvelle dynamique qui doit rayonner» sur la France
À l’antenne de France 2 ce matin, le nouveau maire LFI de Saint-Denis-Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) Bally Bagayoko a considéré que son élection marquait «le top départ d’une nouvelle dynamique qui doit rayonner sur l’ensemble de la France», et qu’il fallait désormais «s’appuyer sur la dynamique de la campagne municipale pour réussir la campagne présidentielle».
Concernant le désarmement de la police municipale promis lors de sa campagne, l’élu a précisé que cela commencerait par les LBD (lanceurs de balle de défense), aux «conséquences dramatiques». Néanmoins, dans un premier temps, la police «devrait garder les armes à feu, avec un processus de désarmement qui passe par la définition d’une doctrine», dans un processus progressif. «On ne gère pas une ville de 150.000 habitants comme une ville de 3000 habitants», a-t-il ajouté.
Bally Bagayoko est revenu sur la qualification du maire sortant Mathieu Hanotin (PS) de «petit-bourgeois visqueux» par Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne. Sans le désavouer, il a appelé à l’apaisement. Il a affirmé que «la séquence électorale est terminée, il faut maintenant répondre aux préoccupations des habitants».
«Jordan Bardella, c’est le nouveau porte-parole du Medef», raille le patron du PS Pierre Jouvet
Pour Pierre Jouvet, secrétaire général du parti socialiste, le RN aura un groupe au Sénat à l’automne prochain grâce à ses bons résultats aux municipales. «Ils auront entre 10 et 15 sénateurs», a-t-il risqué sur le plateau de public Sénat. «C’est l’échec d’une classe politique à gauche et à droite, à vouloir rompre le cordon sanitaire.» Le patron du PS a reconnu sa déception de voir Liévin, dans le bassin minier du Nord, tomber dans l’escarcelle du Rassemblement national. «C’est une défaite», a-t-il concédé avant de charger le patron du RN, trop libéral selon lui pour prétendre défendre les classes populaires. «Jordan Bardella c’est le nouveau porte-parole du Medef ! Ce n’est pas le parti qui veut prendre plus à ceux qui gagnent plus pour redistribuer.»
Sur l’échec des alliances avec LFI dans la plupart des villes concernées, Pierre Jouvet a rappelé une «règle aussi vieille que la politique» : il est très difficile de l’emporter au second tour lorsqu’on n’est pas en tête au premier. Comprendre, les alliances n’ont pas permis à la gauche de gagner parce que c’était perdu d’avance dans la plupart des cas. Embrayant sur la prochaine présidentielle, Pierre Jouvet a appelé à rassembler la gauche hors LFI. «C’est ce rassemblement-là qui est victorieux et qui doit permettre d’ouvrir un chemin pour l’avenir.»
Pierre Jouvet (PS): «Mélenchon apparaît comme une personnalité plus effrayante que Le Pen»
«La réputation LFI est un accélérateur de victoire», estime David Guiraud, maire LFI de Roubaix
Pour sa première interview en tant que maire LFI de Roubaix, David Guiraud était au micro de France Inter. Après qu’Olivier Faure a déclaré que Jean-Luc Mélenchon était un «boulet pour la gauche», David Guiraud affirme, lui, que «la réputation LFI est un accélérateur de victoire». «Le bilan de cette élection c’est que les voix LFI progressent, On est devenu une force politique incontournable, on ne peut pas faire sans nous. C’est une réalité avec laquelle il faut faire», a-t-il estimé.
le contributeur Benjamin Duhamel a fait remarquer à l’édile que le logo LFI n’apparaissait nulle part sur son programme de campagne. «Vous avez dû mal regarder, c’est sur mon front qu’il y a marqué insoumis», a rétorqué David Guiraud. Avant de reconnaître qu’il avait face à lui «un candidat de la gauche avec toutes les étiquettes du monde» : «Moi je ne voulais pas faire ça, j’allais perdre à ce jeu-là.» Il affirme par ailleurs avoir voulu représenter toutes les personnes de sa liste, «qui ne sont pas toutes issues de LFI».
David Guiraud s’est agacé durant l’interview d’être interrogé sur la polémique concernant Jean-Luc Mélenchon, accusé de «racisme anti-blanc» par le RN. Il s’est également énervé quand Benjamin Duhamel lui a demandé s’il était «le mieux placé pour lutter contre l’antisémitisme» après avoir lié Israël aux massacres de Sabra et Chatila en 2023. «Ma réponse ne vous intéresse pas», a soufflé l’édile, dénonçant un «jeu dangereux d’amalgames». Il a finalement assuré qu’il n’y avait «pas de discrimination des juifs à Roubaix».
Le rassemblement à droite pour 2027 imaginé par Laurent Wauquiez irait d’Édouard Philippe à Sarah Knafo, mais sans le RN
Qui pourrait se présenter à la primaire de la droite pour 2027 que Laurent Wauquiez appelle de ses vœux pour se ranger derrière un candidat unique ? «Tous ceux qui défendent des valeurs de droite», a détaillé le député LR sur RTL, à savoir «moins d’impôts, moins d’immigration, moins d’assistanat, plus de travail…».
Le patron des députés LR a ainsi tracé un arc allant d’Édouard Philippe (Horizons) à Sarah Knafo (Reconquête), déplorant ceux fermant la porte à cette dernière qui serait d’une droite trop dure. «Je veux arrêter cette machine à perdre qui consiste à exclure avant de rassembler», a-t-il insisté, se disant «capable de travailler» avec Édouard Philippe et «ne pas avoir l’impression d’écouter une néonazie» en écoutant Sarah Knafo.
La porte est en revanche fermée au RN. «Marine Le Pen elle-même dit qu’elle n’est pas de droite», a balayé Laurent Wauquiez, soulignant que «son programme économique n’est pas de droite». «À l’Assemblée nationale, je les vois voter les augmentations d’impôts de LFI !» Porte fermée également au centre gauche, comme le plaide Gérald Darmanin. «Le bilan que je tire de la macronie, a justifié Laurent Wauquiez, c’est que quand vous mettez un petit peu de gauche et un petit peu de droite, à la fin il n’y a plus rien du tout.»
Laurent Wauquiez plaide à nouveau pour une primaire à droite avant la présidentielle
Laurent Wauquiez a tiré «une leçon» des municipales : «À droite, s’il n’y a pas un rassemblement derrière un candidat unique en 2027, c’est perdu.» Le président du groupe LR à l’Assemblée a martelé sur RTL son appel à l’organisation d’une primaire rassemblant toute la droite, critiquant la stratégie de son chef de parti Bruno Retailleau qui se positionne déjà pour la présidentielle.
«LR, ce n’est plus l’époque de l’UMP d’avant», a taclé Laurent Wauquiez, estimant que la priorité de son parti «ne soit pas être de désigner coûte que coûte son candidat mais d’être le moteur du rassemblement». «S’il y a plusieurs candidats de droite au premier tour, a-t-il insisté, il n’y en aura aucun au second.»
Après de discrètes municipales, Lecornu entame son agenda du «quotidien»
Particulièrement silencieux aux municipales, Sébastien Lecornu retrouve le Parlement cette semaine, avec la volonté affichée de répondre aux préoccupations concrètes des Français, à défaut de pouvoir s’engager dans de grandes réformes sur lesquelles il risquerait d’être censuré à l’approche de la présidentielle. Devenu lui-même maire-adjoint de Vernon (Eure) mais sans s’être impliqué dans cette campagne où son camp n’a pas brillé, «il veut passer de premier ministre habile» à faire passer le budget avec l’aide des socialistes «à premier ministre utile», résume un conseiller.
Celui qui se présente comme un «moine-soldat» reprendra la parole mardi lors de la séance des questions au gouvernement, avant d’ouvrir un débat sans vote mercredi à l’Assemblée nationale et au Sénat sur le conflit au Moyen-Orient. Sébastien Lecornu dit vouloir améliorer le «quotidien» des Français. Mais il risque surtout, à un an de la présidentielle, d’être cantonné à gérer les urgences, au premier rang desquelles les prix des carburants qui flambent, en raison de cette guerre qui se prolonge et d’une intensification des attaques contre les installations énergétiques.
Sébastien Lecornu fait la pédagogie du conflit au Moyen-Orient avec les partis politiques
Pour 2027, Yaël Braun-Pivet en faveur d’un élargissement «vers la sociale-démocratie»
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a, comme d’autres macronistes, tendu la main aux électeurs de gauche lundi, en estimant que le «périmètre du candidat commun» pour l’élection présidentielle de 2027 devrait «s’élargir vers la social-démocratie». «Je crois profondément qu’effectivement, le périmètre du candidat commun, il doit s’élargir vers la social-démocratie» pour la présidentielle, a estimé Braun-Pivet lundi soir sur BFMTV.
«Je crois que nous avons beaucoup en commun, des Républicains aux sociaux-démocrates, et qu’il y a des lignes de force que nous avons en partage et sur lesquelles nous devons aujourd’hui travailler», a-t-elle ajouté. Interrogée sur les personnalités qui devraient être incluses dans ce périmètre, elle a estimé que le patron d’Horizons Édouard Philippe devrait «bien sûr» en faire partie, et «pourquoi pas» également le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.
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«L’insécurité était devenue galopante à Clermont-Ferrand», souligne le nouveau maire de droite Julien Bony
C’est le premier maire de droite à Clermont-Ferrand depuis 80 ans. Son élection, Julien Bony l’associe aux attentes sécuritaires de la population. «L’insécurité était devenue galopante à Clermont-Ferrand, on a bien senti qu’il y avait une attente très forte», a-t-il souligné au micro de BFMTV/RMC. «Nous étions une ville réputée tranquille, un peu à l’abri de ces phénomènes de grande criminalité. Fruit de l’immobilisme, inaction.»
Comme beaucoup d’édiles, Julien Bony promet de «renforcer drastiquement les effectifs de la police municipale» et la vidéoprotection. Il souhaite surtout mettre en place une «meilleure coopération avec les services de l’État, de manière à rendre notre action convergente», a-t-il précisé. Julien Bony annonce également qu’il va «rallumer la lumière» dans une ville plongée dans «l’obscurité totale après minuit».
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François Hollande promet une «candidature de gauche réformiste» en 2027
Sur France 2, l’ancien président et député PS de Corrèze, François Hollande, a promis que les Français pourront choisir un «candidat de gauche réformiste» en 2027. Sans toutefois dévoiler s’il portera lui-même les couleurs de la famille sociale-démocrate, ou s’il pourrait se ranger derrière une personnalité mieux placée.
Quoi qu’il en soit, il refuse que son parti «perdre son temps dans une alliance, dans une primaire», critiquant ouvertement la stratégie du premier secrétaire du PS Olivier Faure, favorable à une primaire de la gauche non-mélenchoniste. Et de poser l’enjeu du prochain scrutin élyséen : «Quel président de la République pour la France, à la fois pour tenir son rang à l’échelle européenne, et pour que l’unité nationale soit préservée», a-t-il fait savoir.
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Après les municipales, 5 cartes pour comprendre l’essentiel des résultats
Manuel Bompard (LFI) a salué une «percée» insoumise. Olivier Faure (PS) a applaudi la victoire de son parti à Paris, Marseille ou Lille. Jordan Bardella (RN) a pointé la montée en puissance de ses troupes dans les petites et moyennes villes. La droite a plastronné après ses belles prises à Besançon, Brest, Limoges ou Clermont-Ferrand…
Au lendemain du second tour des élections municipales 2026, tous les partis revendiquent la victoire. Aucun vainqueur incontestable ne ressort pourtant des urnes. Le Figaro fait le observation sur les leçons de ce scrutin avec cinq cartes incontournables.
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Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l’actualité politique. Deux jours après le second tour des élections municipales qui n’ont pas donné de vainqueur clair, chaque camp tente de tirer les leçons du scrutin.
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À gauche, l’après-municipales tourne aux règlements de comptes
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Source : www.lefigaro.fr
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