
qui était Samuel Gonin, le principal suspect qui s’est suicidé ?
24 mars 2026Reuters.com
24 mars 2026Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Selon notre équipe, l'article intitulé « Il y a quelques années, je n’aurais jamais voté pour eux » mérite un regard attentif.
Les points essentiels à retenir
C’est l’un des enseignements de ces municipales. Le Rassemblement national, s’il a manqué l’occasion de s’implanter dans de grandes villes comme Marseille ou Toulon, s’est emparé de nombreuses villes et communes rurales. Une implantation qui pourrait avoir une incidence importante en vue de la campagne présidentielle qui va débuter.
Le Rassemblement national n’aura pas réussi à s’emparer des grandes villes. En revanche, le parti s’empare de plus petites communes. Des endroits qui n’avaient jamais élu de maires RN. C’est notamment le cas à Montargis. Comme on a pu le constater, au lendemain du second tour, l’élu RN ne peut pas faire 10 mètres qu’on le félicite, qu’on le klaxonne. Sa victoire ne s’est pourtant jouée qu’à une soixantaine de voix.
« Un sentiment d’insécurité »
Jean Garrigues, historien spécialiste de la politique explique ce basculement sur RMC ce mardi 24 mars. “Le RN est en train de percer dans la France rurale, qui est en fait majoritaire. Il est en train de se substituer dans ces territoires à la droite modérée ou à ce que pouvait être la gauche. Une ville comme Montargis, avait une tradition de gauche, mais avec tout ce qu’il s’est passé comme les émeutes pour Nahel, a basculé dans un sentiment d’insécurité et donc le RN (a percé)”, indique-t-il.
C’est d’ailleurs ce qui a motivé Bertrand, électeur. Il pointe du doigt une façade de l’autre côté de la rue. Un bâtiment détruit, stigmate des émeutes du 29 juin 2023 suite à la mort de Nahel, tué par un policier à Nanterre. 300 individus cagoulés avaient déferlé sur le centre-ville.
“C’était une pharmacie. Ils ont mis un maintien parce que tout a été cassé ici. Tous les commerçants ont été touchés. Ça a fait mal. Cet événement-là a influencé mon vote. C’est la première année que je vote RN. Il y a un ras-le-bol de quelque chose en tout cas”, indique-t-il.
Une électrice LR: « Il y a quelques années, je n’aurais jamais voté RN »
Une autre électrice avance un autre argument. « Moi je ne me sens pas à l’aise le soir toute seule », explique Sandra. Elle est habituellement une électrice LR. Elle parle de « climat d’insécurité ».
“Ce n’est pas de l’agression, mais on est très souvent accosté. C’est ça qui m’a convaincu plus que l’étiquette RN. Il y a quelques années, je n’aurais jamais voté RN donc ça peut m’étonner. Je ne m’attends pas non plus à ce que ça change quelque chose du jour au lendemain”, estime-t-elle.
Elle a pourtant succombé aux promesses du nouvel édile: plus de forces de l’ordre, ouvrir des antennes de police dans certains quartiers, ou encore lutter contre les rodéos urbains.
Percée dans des régions qui ne lui étaient pas favorables
Le RN qui a aussi réussi à séduire dans des régions qui ne lui étaient pas favorables dans le passé. Wittelsheim est par exemple la toute première ville d’Alsace à basculer RN. Il y a également Carcassonne dans l’Aude ou encore La Flèche, par exemple, dans la Sarthe où en arrachant une victoire, le Rassemblement national s’ouvre une porte à l’Ouest.
Une ville de 15.000 habitants administrée depuis 1945 par la gauche. La socialiste Nadine Grelet-Certenais, maire sortante et candidate à sa réélection, parle d’une « claque » presque résignée.
“Ils ont ratissé et prévu depuis très longtemps qu’ils voulaient cette ville. Sur le rural ça grignote depuis un certain temps. Petit à petit, ils étendent leur toile. C’est une grosse crainte”, souffle-t-elle.
En tête dans 57 communes de 3.500 habitants
En effet, le parti a beaucoup misé sur cette ville avec par exemple l’organisation de séances de dédicaces de Jordan Bardella, et une visite de Marine Le Pen. Accusé d’avoir mené une campagne sur des enjeux nationaux, le vainqueur Romain Lemoigne, 25 ans, s’en défend.
“C’est le programme du RN pour La Flèche donc bien sûr qu’il y a des idées qu’on partage avec le RN national. Mais c’est un programme local qui s’inspire des mairies RN dans toute la France, à savoir la tranquillité, la bonne gestion…”, assure-t-il.
Désormais à la tête de 57 communes de plus de 3.500 habitants, contre 9 il y a six ans, le RN continue de s’enraciner dans le Sud-Est comme à Menton ou Carpentras, mais aussi à Liévin dans le Nord.
Alors ce vote donne-t-il une tendance pour la présidentielle de l’année prochaine? C’est un « scénario probable » concède en tout cas Erwan Lestrohan de l’institut de sondage Odoxa. “La légitimité dans les territoires est fondamentale. Avoir un vivier de maires importants qui sont autant de relais sur le terrain, c’est nécessairement un atout pour le RN. On pourrait avoir un ancrage municipal élargi du RN qui pourrait être une rampe de lancement pour la présidentielle”, juge-t-il.
Un avis que certains électeurs ne partagent pas. À Montargis, certains l’assurent qu’en temps voulu, ils ne “confondront pas local et national ».
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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