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25 mars 2026Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Un regard éditorial sur « plusieurs maires vaincus insultés et humiliés après leur défaite » pour mieux comprendre l'article.
Résumé rapide
Après le second tour des municipales, plusieurs maires battus ont été filmés quittant leur mairie sous les huées et les insultes, parfois escortés par la police comme au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Des images qui choquent les Grandes Gueules, où l’on déplore l’absence de la « tradition républicaine ».
« Tire toi ! », « arrache ta mère ». Les élections municipales ont accouché de passations de pouvoir houleuses dans plusieurs villes après l’annonce des résultats ce dimanche 22 mars. La maire sortante de Vaulx-en-Velin (Rhône) la socialiste Hélène Geoffroy a ainsi été insultée après avoir été battue par l’Insoumis Abdelkader Lahmar.
Au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), c’est le sénateur LR Thierry Meignen, ex-maire mais toujours élu à la mairie, qui a été insulté et escorté tandis que des huées ont été entendues à la sortie de Rachida Dati après son discours reconnaissant sa défaite face à Emmanuel Grégoire à Paris.
« Quand on voit le spectacle à l’Assemblée nationale… »
« Quand on donne à voir une image violente et agressive, ça libère forcément sur le terrain », analyse ce mardi 24 mars sur le plateau des Grandes Gueules Flora Ghebali. « Quand on voit le spectacle que les députés nous donnent à l’Assemblée nationale, forcément les gens se croient tout permis. C’était pareil sur les plateaux lors de la soirée électorale, ça se tenait au début mais de 22h à minuit, les journalistes n’arrivaient plus à calmer les politiques. Il ne faut pas s’étonner », appuie-t-elle.
« Creil, Vaulx-en-Velin, Le Blanc-Mesnil, ce sont des villes où il y a de l’insécurité et si les maires battus sont hués, ce n’est pas parce qu’on est violent sur les plateaux télés », estime de son côté le prof de philosophie des GG Jean-Loup Bonnamy. « Je n’incrimine pas les nouveaux maires et leurs équipes mais ceux qui hurlent sentent que le vrai pouvoir c’est eux », poursuit-il évoquant des dealers notamment.
« Avant, il y avait une tradition républicaine, un passage de témoin, ça se passait bien, c’était la démocratie et l’alternance », estime de son côté Olivier Truchot. « Ce n’est pas lié au deal, ce sont des gens qui sont mal élevés, qui ne savent pas se comporter ni se retenir. On est face à un manque de gestion de la frustration », ajoute-t-il.
« Ce sont des questions d’éducation, on n’a pas besoin d’humilier après avoir battu », conclut-il
Situation tendue au Blanc-Mesnil
Certaines passations de pouvoir houleuses résultent d’un contexte local électrique. Au Blanc-Mesnil, la situation politique est particulièrement tendue. Devenu sénateur, l’ex-maire LR Thierry Meignen semblait toujours officieusement à la tête de la mairie en étant le principal élu de la liste majoritaire. Après le premier tour qu’il pensait remporter haut-la main, ce proche de Sarah Knafo, a fustigé la liste de « racailles » de son adversaire Demba Traoré.
48h avant le scrutin, il a tenu auprès de journalistes du Monde des propos très violents à l’égard de Nassira El Moaddem journaliste et auteure de « Main basse sur la ville. Enquête au Blanc-Mesnil », livre dans lequel elle évoque les représailles de la mairie contre des associations et l’octroi en 2020 d’une subvention de 18.000 euros à une association créée deux mois plus tôt par Sarah Knafo.
« Je vais la faire condamner pour diffamation. Je vais la fouetter. J’irai au bout, elle va mourir, je la tue », a lancé Thierry Meignen. De quoi attiser les tensions avant la passation de pouvoir houleuse de dimanche donc.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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