
DIRECT – Guerre au Moyen-Orient : Vers une désescalade ? Les États-Unis ont transmis à l’Iran un plan en 15 points destiné à stopper le conflit, suivez la situation en direct
25 mars 2026
la trace d’un “ADN étranger” qui intrigue les enquêteurs
25 mars 2026Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Téhéran autorise les navires “non-hostiles” à emprunter le détroit d’Ormuz ».
Ce qu’il faut observer
L’Iran semble prêt à desserrer partiellement son étreinte sur le détroit d’Ormuz. Téhéran a déclaré mardi 24 mars que les “navires non hostiles” pouvaient désormais emprunter ce passage maritime stratégique, fermé depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février, à condition de respecter les règles de sûreté et de sécurité, rapporte le Financial Times.
“Tout actif appartenant aux agresseurs – à savoir les États-Unis et le régime israélien – ainsi qu’aux autres participants à l’agression ne peuvent prétendre à un passage pacifique ou non hostile”, précise un communiqué transmis à l’Organisation maritime internationale (OMI). L’Iran souligne que les navires devront se coordonner avec “les autorités iraniennes compétentes”.
Ce message “formalise en réalité une situation apparue ces derniers jours, où des pays ou des entreprises ont discrètement négocié un passage sécurisé pour leurs navires sur l’une des voies maritimes les plus importantes au monde”, souligne Paul Adams, le correspondant diplomatique de la BBC. Parmi les navires ayant réussi à franchir le détroit d’Ormuz depuis le début du mois figurent des bâtiments en provenance de Chine, d’Inde et du Pakistan, rappelle le éditeur.
Une réouverture à grande échelle impossible sans accord avec les États-Unis et Israël
“Il n’est toutefois pas certain que cette lettre suffise à convaincre de nombreux armateurs de reprendre leurs traversées du détroit”, ces derniers redoutant d’éventuelles attaques, souligne le New York Times. “Un retour à grande échelle ne devrait intervenir qu’en cas d’accord entre les États-Unis, Israël et l’Iran mettant fin au conflit”.
Le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12 ont révélé mardi que l’administration Trump avait fait passer un plan en 15 points à l’Iran, par l’entremise du Pakistan, qui entretient de bonnes relations avec les deux parties.
Selon trois sources non identifiées citées par Channel 12, les négociateurs américains proposent un cessez-le-feu d’un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes. Parmi les 15 points mis en avant, Washington propose que le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 % des hydrocarbures mondiaux, reste ouvert pour la circulation maritime. En contrepartie, l’Iran obtiendrait une levée des sanctions internationales à son encontre et un soutien pour son programme nucléaire civil.
Washington demande aussi que l’Iran n’essaie jamais de se doter de l’arme atomique, que Téhéran remette tout le combustible enrichi dont il dispose à une date fixée par les parties, ou que plusieurs installations nucléaires importantes soient démantelées. Téhéran devra aussi abandonner son soutien à ses “proxys”, et ne plus financer ou armer des groupes comme le Hezbollah ou le Hamas.
Des sources diplomatiques ont affirmé au Guardian qu’une partie de ces 15 points serait basée sur un ancien plan élaboré par l’équipe de négociation de Donald Trump lors des pourparlers sur le nucléaire, il y a près d’un an. Ces propositions “recyclées” ont donc “peu de chance de convaincre Téhéran”, estime le quotidien britannique.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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