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25 mars 2026la série « Eldorado » avec Jérémie Renier et Karim Leklou est tirée d’une histoire bien réelle
Analyse : L’équipe éditoriale propose un résumé des informations principales.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « la série « Eldorado » avec Jérémie Renier et Karim Leklou est tirée d’une histoire bien réelle ».
Ce qu’il est utile de savoir
ARTE/RTBF
Jérémie Renier et Laurent Capelluto campent un duo d’inventeurs (ou d’escrocs, c’est selon) dans la mini-série « Eldorado ».
Après le succès de la saison 1 de la série Culte, retraçant le succès de l’émission Loft Story au début des années 2000, son réalisateur Louis Farge est de retour avec Eldorado, présentée ce lundi 23 mars dans la compétition française du Festival Séries Mania à Lille.
Le HuffPost a pu voir en entier cette mini-série Arte qui sera prochainement diffusée en France. Servie par un casting de stars, Jérémie Renier et Karim Leklou en tête, Eldorado bénéficie également de la présence de Laurent Capelluto, David Marsais (la moitié du duo du Palmashow), Stéphane Guillon, Patrick Chesnais et Marie Colomb (qui incarnait déjà Loana dans Culte).
L’histoire est simple, du moins en apparence. C’est celle de la quête immodérée d’or noir par la France après le premier choc pétrolier de 1973. Mais cette quête pour assurer l’indépendance énergétique de l’Hexagone s’est transformée en vaste fumisterie pour la compagnie pétrolière Elf.
Cette vaste escroquerie, on la doit, dans la série, à Arnaud de Toledo (Jérémie Renier) et Florindo Bonamici (Laurent Capelluto), deux « pseudo-savants, illuminés ou escrocs » comme ils seront plus tard qualifiés lorsque l’affaire deviendra un scandale d’État impliquant jusqu’au président Valéry Giscard d’Estaing. Mais la série s’intéresse plutôt aux origines du scandale plutôt qu’à ses conséquences, en suivant cet aristocrate belge et son binôme, un inventeur italien, lorsqu’ils arrivent à persuader Elf Aquitaine qu’ils peuvent détecter du pétrole depuis les airs avec une machine révolutionnaire.
ARTE/RTBF
Comme à son habitude, Karim Leklou est brillant en employé manipulé par son horrible direction pour tirer profit de l’invention, sans savoir qu’il s’agit d’une supercherie.
Jérémie Renier brille en aristocrate désabusé
Découpée en six épisodes d’une quarantaine de minutes, Eldorado est à la frontière de plusieurs genres qu’elle mêle avec subtilité allant du drame historique au thriller industriel en passant parfois par la comédie et le récit d’aventure dans la forêt tropicale gabonaise. Du côté des qualités, on note une musique soignée et une esthétique sépia particulièrement léchée pour dérouler le fil de cette escroquerie à laquelle on peine longtemps à croire tant elle semble énorme. Et pourtant, à l’époque, certains des plus grands spécialistes du pétrole n’y ont vu que du feu. Et des francs.
Portée par Jérémie Renier, comte ruiné mais passionné par son travail, Eldorado suit aussi le aspect clé de vue de sa fille, interprétée par Clémentine Fargeas, et celui de Karim Leklou alias Léo Sarda, cadre chez Elf Aquitaine qui sera le premier à entrer en contact avec le duo d’inventeurs.
ARTE/RTBF
La fameuse machine inventée par les deux hommes pour trouver des nappes phréatiques. Avant qu’Elf s’intéresse au projet pour dénicher du pétrole sous terre.
La série cherche quand même à s’éloigner du réel en partant du principe que seul l’un des deux inventeurs est à l’origine de l’escroquerie, arrivant même à duper l’autre pendant de nombreuses années. Une version qui semble différer de la réalité mais qui livre un véritable élan dramatique quand la supercherie est enfin révélée au grand jour. On se gardera bien de révéler ici qui est qui dans ce jeu d’illusions.
Pour ce qui est des défauts, on peut regretter la relative lenteur des premiers épisodes ainsi qu’une narration parfois un peu balourde dans sa manière de présenter les personnages et leurs enjeux. Mais la série trouve vite son rythme en prenant soin de dévoiler pas à pas les nombreuses ramifications politiques et industrielles de celles et ceux qui ont laissé cette escroquerie industrielle à grande échelle se mettre en place. Résultat ? Cette série Arte portée par un casting cinq étoiles se dévore sans déplaisir, en plus d’avoir le mérite de faire découvrir une histoire française aussi méconnue que rocambolesque.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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