
Guerre au Moyen-Orient: les secouristes du Sud-Liban, victimes des frappes israéliennes
25 mars 2026
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25 mars 2026fin du programme nucléaire militaire, Ormuz, Hezbollah… Donald Trump propose un plan de paix en 15 points à Téhéran
Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « fin du programme nucléaire militaire, Ormuz, Hezbollah… Donald Trump propose un plan de paix en 15 points à Téhéran ».
Récapitulatif des informations
Le président américain a proposé, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mars, 15 mesures à mettre en place pour stopper le conflit en cours. En contrepartie, l’Iran obtiendrait une levée des sanctions internationales à son encontre et un soutien pour son programme nucléaire civil.
Donald Trump a proposé un plan de paix à l’Iran, ce mercredi 25 mars, et s’est montré optimiste sur les chances de parvenir à un accord, Téhéran indiquant de son côté qu’il laissera passer les navires non hostiles par le stratégique détroit d’Ormuz, au 26e jour de la guerre qui embrase le Moyen-Orient.
Iran et États-Unis négocient pour tenter de mettre un terme au conflit, a de nouveau affirmé le président américain, mais les opérations militaires américaines contre la République islamique se poursuivent « sans relâche », a-t-il toutefois ajouté.
La presse américaine évoque en outre l’envoi de 3.000 soldats parachutistes américains en renfort au Moyen-Orient. L’armée israélienne a elle aussi souligné qu’elle continuait d’agir et de frapper, « selon un plan inchangé », en Iran et au Liban, et Téhéran a une nouvelle fois envoyé des missiles vers Israël.
Un plan en 15 points transmis via le Pakistan
Toutefois, plusieurs médias, dont le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12, avancent que l’administration Trump a fait passer un plan de paix en 15 points à l’Iran par l’entremise du Pakistan, qui entretient de bonnes relations avec les deux parties.
Selon trois sources non identifiées citées par Channel 12, les États-Unis proposent un cessez-le-feu d’un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes. Parmi ces 15 points, cinq concernent le programme nucléaire iranien, d’autres imposent l’abandon du soutien aux « proxys » dans la région, comme le Hezbollah ou le Hamas, et un observation insiste pour que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation maritime.
En contrepartie l’Iran obtiendrait une levée des sanctions internationales à son encontre et un soutien pour son programme nucléaire civil. L’Iran a justement déclaré que les « navires non hostiles » pouvaient « bénéficier d’un passage sûr par le détroit d’Ormuz en coordination avec les autorités compétentes ».
Près de 20% de la production mondiale d’hydrocarbures transite par ce détroit stratégique, dont le blocage de fait par Téhéran ces dernières semaines a fait flamber les prix du pétrole.
Donald Trump a évoqué mardi « un très gros cadeau » lié aux hydrocarbures, sans donner de précisions, qui pourrait justement être lié à cette réouverture partielle du détroit. En réaction à ces dernières annonces les cours du pétrole baissaient de près de 6% peu après l’ouverture à la Bourse de Tokyo.
Quel interlocuteur en Iran?
Le président américain a aussi réaffirmé que des négociations se tenaient « en ce moment » avec Téhéran.
« Ce que j’ai dit hier (lundi) était exactement juste », a insisté le président américain, précisant que son émissaire Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, le vice-président JD Vance et le chef de la diplomatie Marco Rubio y participaient.
En faisant état de ces pourparlers, Donald Trump avait retardé « de cinq jours » sa menace de frapper le réseau électrique de l’Iran, rassurant provisoirement les marchés. Il s’était ensuite félicité que Washington et Téhéran aient trouvé des « points d’accord majeurs », dans le cadre de ces négociations tenues avec un « haut dirigeant » iranien.
Mais qui? Seule certitude: il ne s’agit pas du nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, invisible depuis sa désignation par les instances iraniennes après la mort de son père au premier jour de la guerre, le 28 février.
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien -présenté par le site d’informations Axios comme l’interlocuteur des États-Unis- a démenti en bloc. La diplomatie iranienne a juste reconnu avoir reçu, via des « pays amis », des « messages transmettant une demande américaine de négociations ».
Les frappes se poursuivent
En attendant d’éventuels progrès diplomatiques, une frappe israélo-américaine a touché la centrale nucléaire de Bouchehr, en Iran, sans faire de dégâts, a ainsi affirmé en soirée l’organisation iranienne de l’énergie atomique. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a appelé à la « retenue maximale afin d’éviter tout risque pour la sûreté nucléaire en période de conflit ».
En Israël, 12 personnes ont été blessées mardi soir près de Tel-Aviv par un ou plusieurs missiles en provenance d’Iran, selon les secours israéliens. Et les risques de nouvelle escalade touchent toute la région.
Au Liban, où Israël veut s’emparer d’une large zone du sud du pays pour assurer sa sécurité, les autorités libanaises ont pris la décision sans précédent de lancer une procédure d’expulsion à l’encontre de l’ambassadeur d’Iran, pour ingérence. Mais elles se sont aussitôt attiré les foudres du Hezbollah pro-iranien.
Sur le terrain, au moins neuf personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi dans trois raids israéliens contre des localités du sud du Liban, région considérée comme un bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l’agence de presse officielle libanaise ANI.
« Les explosions et les missiles font partie de notre vie quotidienne »
Dans le Golfe, Bahreïn, Arabie saoudite et Koweït ont rapporté mardi des attaques de drones et de missiles iraniens. De son côté, l’armée israélienne a mené « une série de frappes à grande échelle (…) dans plusieurs régions d’Iran », notamment Ispahan.
« Les bruits, les explosions et les missiles font désormais partie de notre vie quotidienne », a confié à l’AFP par téléphone une femme de 35 ans, originaire du Kurdistan iranien et résidant à Téhéran. Au Liban, des explosions ont secoué en journée des régions au nord de Beyrouth.
Mardi matin, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré que les forces israéliennes « manoeuvraient à l’intérieur du territoire libanais pour s’emparer d’une ligne de défense avancée » jusqu’au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière.
« Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord (d’Israël) ne sera pas assurée », a-t-il prévenu.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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