Renoncement nucléaire, ouverture du détroit d’Ormuz, levée des sanctions… Que propose le plan paix américain transmis à l’Iran ?
25 mars 2026
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25 mars 2026Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Nos rédacteurs considèrent que « Comment le Kremlin tente de museler les journalistes indépendants » est un article à suivre.
Les faits essentiels
Pourquoi cet article
À l’occasion de la sortie du nouveau hors-série de Courrier international, Russie : l’état de guerre, nous nous arrêtons sur l’interview d’Elizaveta Ossetinskaïa, directrice de The Bell, un média russe en ligne établi à l’étranger, réalisée par Étienne Bouche, journaliste spécialiste de la Russie pour l’hebdomadaire.
Dans cet échange, la collaborateur russe retrace son parcours et les bouleversements qu’ont connus les médias russes depuis la fin de la guerre froide jusqu’à l’invasion de l’Ukraine. Un sujet qui intéressera les élèves de première pour le thème sur les médias.
S’il ne fallait retenir qu’une citation
“J’ai commencé ce métier au milieu des années 1990, à une époque où le monde des médias était en ébullition et offrait des opportunités : de nombreuses chaînes et journaux apparaissaient, mais tout se développait de façon anarchique.”
À la fin de la guerre froide, en 1991, la Russie postsoviétique s’est ouverte au libéralisme économique. Cela s’est traduit par de nombreuses privatisations, qui ont permis à des personnalités du monde russe des affaires, proches du pouvoir, de s’enrichir rapidement. On appelle ces personnes des oligarques, du terme “oligarchie”, qui désigne un régime politique dominé par un petit groupe de personnes, qui forme une classe dominante.
Dans les années 1990, plusieurs oligarques désireux d’acquérir de l’influence ont pris le contrôle de journaux et de chaînes de télévision. Parallèlement, des médias ouverts à l’influence occidentale sont apparus en Russie, notamment les versions russes de Cosmopolitan et de la revue économique Forbes.
Cependant, à partir de 2014 et de l’annexion de la Crimée, le pouvoir russe a commencé à entraver le fonctionnement des médias indépendants, surtout ceux financés par des capitaux étrangers. Elizaveta Ossetinskaïa explique ainsi que le journal pour lequel elle travaillait à l’époque (RBC) a subi des pressions après avoir publié une enquête sur la présence de soldats russes dans le Donbass, ainsi que des articles consacrés au scandale des Panama Papers (qui impliquait Vladimir Poutine et son entourage).
Pour limiter l’influence occidentale dans les médias russes, Vladimir Poutine a décidé de modifier la loi en 2015, en limitant la part des capitaux étrangers dans les médias russes à 20 %, ce qui a eu pour effet de faire fuir les investisseurs. C’est dans ce contexte qu’Elizaveta Ossetinskaïa a décidé de fonder en 2017 le média en ligne The Bell, établi à étranger. Elle le définit comme un “modèle hybride, avec des journalistes à la fois à l’extérieur et à l’intérieur de la Russie”.
Elle explique que le travail des journalistes indépendants est devenu extrêmement complexe depuis 2022 et l’invasion de l’Ukraine (qualifiée par le Kremlin d’“opération militaire spéciale”…). À partir de cette date, la censure militaire a clairement été assumée par le pouvoir. un chroniqueur qui critiquerait l’armée russe ou l’invasion en Ukraine peut désormais risquer jusqu’à quinze ans de prison. Beaucoup ont d’ailleurs été qualifiés d’“agents de l’étranger” en raison de leur travail.
Aujourd’hui la Russie est plus que jamais isolée du monde extérieur. Sans l’utilisation de VPN, il y est impossible d’avoir accès aux médias localisés à l’étranger. Cet enfermement numérique mis en place par le pouvoir russe rappelle la grande muraille numérique établie par le pouvoir chinois au début des années 2000.
Pour aller plus loin
Pour mieux saisir la difficulté pour les Russes de s’informer en dehors des sources affiliées au pouvoir, nous vous proposons les liens suivants :
Sans oublier le tout nouveau hors-série de Courrier international, qui vous propose une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé. Un numéro quasi entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil.
Et ce qu’il ne fallait pas rater non plus cette semaine
Alors que la guerre en Iran a des répercussions importantes sur l’économie mondiale, cette vidéo explique pourquoi le détroit d’Ormuz est au cœur du bras de fer entre Washington et Téhéran. Un sujet qui complète le thème sur les nouveaux espaces de conquête, au programme de terminale.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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