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25 mars 2026
Le journal de 8h du mercredi 25 mars 2026
25 mars 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Voici notre analyse rapide sur « L’offensive israélienne au Liban risque de conduire à l’occupation durable du sud du pays ».
Points clés à connaître
Parallèlement à la guerre israélo-américaine en Iran, se déroule une confrontation différente au Liban. C’est un conflit qui implique trois parties distinctes : Israël de nouveau, le Hezbollah pro-iranien, et l’État libanais.
Signe de cette complexité, le gouvernement libanais a signifié hier à l’ambassadeur d’Iran à Beyrouth qu’il était « persona non grata » : son accréditation diplomatique lui a été retirée, et il doit quitter le territoire libanais avant dimanche. Le Liban veut ainsi montrer qu’il n’est pas entre les mains du régime iranien, et conserve sa capacité de décision.
La mesure a été applaudie par Israël – mais cela ne fait pas pour autant du gouvernement libanais l’allié de l’État hébreu. Car au même moment, l’armée israélienne est en train de mener une offensive contre le Hezbollah dans le sud du pays, qui risque de se traduire par l’occupation durable d’une partie du territoire. Le pouvoir politique de Beyrouth ne peut pas accepter une telle situation, quelle que soit son hostilité au Hezbollah et à l’Iran.
Le gouvernement israélien veut détruire le Hezbollah au-delà de ce qu’il avait pu faire pendant la guerre de 2024, et il s’y emploie méthodiquement. Mais il veut aussi prendre des assurances pour l’avenir.
Cela passe par la constitution d’une zone de sécurité au sud du fleuve Litani, une bande de territoire de 50 km de profondeur. Les populations civiles de cette zone ont été chassés, les villages et les ponts vers le nord ont été détruits. Les Libanais redoutent que cette situation ne soit pas limitée à la durée de la guerre, mais devienne permanente : certains font le parallèle avec le plateau du Golan syrien, occupé en 1967 et annexé par Israël.
Israël a déjà occupé le Liban sud, entre 1978 et 2000. A l’époque, l’État hébreu avait constitué une Armée du Liban Sud, l’ALS, principalement constituée de supplétifs chrétiens, contrôlant ce territoire sous supervision israélienne. En 2000, lors de l’évacuation de la zone par l’armée israélienne, l’ALS s’est effondrée et ses cadres se sont réfugiés en Israël de peur de subir des représailles. Le scénario est différent cette fois avec l’expulsion de la population.
Que peut faire le gouvernement libanais ? Il paye le prix de sa faiblesse et de son impuissance. Il n’a pas réussi à désarmer le Hezbollah -plus puissant que l’armée nationale-, comme l’y obligeait l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024 ; il n’a pas pu empêcher le Hezbollah de tirer des roquettes sur Israël pour venger la mort du dirigeant iranien Ali Khamenei ; et il ne peut pas faire grand-chose contre l’avancée israélienne aujourd’hui.
La France a bien tenté une médiation qui devait permettre des négociations directes israélo-libanaises, en vain jusqu’ici. Israël ne fait pas confiance à un gouvernement libanais qui a pourtant donné des gages de son hostilité au Hezbollah, mais qui, par-dessus tout, redoute une nouvelle guerre civile.
Le Liban subit donc un assaut sans limites de la part d’Israël, qui se sait protégé par l’administration Trump. Il reste le désespoir des Libanais, exprimé hier par l’écrivaine Dominique Eddé dans le journal suisse « Le Temps », qui se dit « contre le Hezbollah qui prend le Liban en otage, et contre un Israël colonisateur qui massacre ». Et d’ajouter : « Quand saurons-nous quitter notre tribu de naissance, faire une place à l’autre ». Cette guerre, visiblement, ne le permet toujours pas.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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