
Le journal de 8h du mercredi 25 mars 2026
25 mars 2026
Ethereum : Lido fragilisé par la baisse des rendements et les sorties massives
25 mars 2026Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « CAC 40 : Le (gros) mot est lâché: après 1973 et 1979, un 3ème choc pétrolier ».
Points clés à connaître
(BFM Bourse) – Cet article, en accès libre, est produit par l’équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l’intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant à notre espace Privilèges.
Les mots ont un sens, et le Ministre de l’Économie le sait bien: en employant le terme de « choc pétrolier » en audition à l’assemblée Nationale sur les conséquences de la guerre en Iran, l’économiste et homme politique veut faire passer un message fort: celui d’un possible ralentissement brutal de l’économie si la voie maritime du détroit d’Ormuz n’est pas rouverte et sécurisée dans les prochaines semaines.
Le CAC 40 n’est pas parvenu à prolonger ses bonnes intentions de la veille, en ne parvenant à grappiller que des miettes (+0,23% à 7 743 points). Un score légèrement dans le vert qu’il doit en grande partie à Totalenergies (+1,59%) et Engie (+1,37%) avec le redémarrage à la hausse des prix des hydrocarbures. Le marché se met à douter de la possibilité, pourtant évoquée la veille par Trump, de la fin imminente du conflit.
« Et si ce choc énergétique persiste au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l’économie, et être au fond d’une nature plus systémique », a étayé M Lescure après avoir lâché l’expression « choc pétrolier ».
Lundi, Donald Trump avait laissé entrevoir des avancées majeures. Le pensionnaire de la Maison Blanche a évoqué des conversations « productives » avec Téhéran qui l’ont amené à suspendre pendant cinq jours les frappes à l’encontre des sites énergétiques et militaires iraniens. Toutefois, l’ensemble des officiels iraniens ont depuis assuré qu’aucune discussion n’avait eu lieu avec les États-Unis.
« Contrairement à ce que le marché pense, la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz n’entraîne pas juste une hausse des prix de l’énergie et par ricochet de l’inflation. Les chaînes de contamination à l’économie réelle sont beaucoup plus complexes. La disruption de cette voie de passage provoque une contagion entre les chaînes d’approvisionnement, puis des contraintes sur la production qui aboutissent à la fois à une réduction des marges des entreprises et à la transmission de l’inflation aux consommateurs. C’est pourquoi il convient d’être prudent concernant les prévisions de coût économique du conflit », prévient Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM.
Légère détente en vue toutefois, car dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères iranien a indiqué que les « navires non hostiles » peuvent « bénéficier d’un passage sûr par le détroit d’Ormuz en coordination avec les autorités compétentes ».
Sur le front statistique, à noter que si le score du baromètre d’activité industrielle en données préliminaires pour mars a dépassé les attentes à 51,4, le score des services a, à l’inverse, déçu à 50,1, manquant de très peu de passer sous la barre des 50 points qui sépare par construction, une expansion d’une contraction du secteur considéré.
De l’autre côté de l’Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé dans le rouge la séance de mardi, loin toutefois des points bas de séance, à l’image du Dow Jones (-0,18%) et du Nasdaq Composite (-0,84%). Le S&P500, baromètre de référence de l’appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, s’est contracté de 0,37% à 6 556 points.
un facteur sur les autres classes d’actifs à risque: vers 08h00 ce matin
> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1600$.
> Le baril de WTI, l’un des baromètres de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 88,88$.
> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,36%.
Le spread France / Allemagne, écart entre l’obligation souveraine française et son homologue référente allemande à 10 ans, vaut 71,1 points de base.
> Quant au VIX, il valait 26,95 à la dernière clôture du S&P500.
A l’agenda macroéconomique ce mardi, à suivre en priorité l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne à 10h00.
A noter que la côte Est des Etats-Unis étant passée en horaires d’été, Wall Street ouvre, jusqu’à ce que Paris y passe à son tour, à 14h30 heure française.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Après un deuxième gap très ample en autant de séances, l’indice phare français a tracé une bougie en marubozu noir d’école mardi 03 mars. Les dégagements se sont construits tout au long de la séance, marquant une mobilisation continue du camp vendeur. Au point de retracer en deux séances seulement les gains engrangés en deux mois. De qui corroborer l’adage boursier qui stipule que « la Bourse monte en prenant l’escalier et descend par l’ascenseur ».
Naturellement, la dynamique des volumes d’échanges sera scrutée tout au long de la prise de position technique amorcée le 04 mars, sans conviction. La prochaine zone d’achat franc se situe sur les 7 680 points.
Les 8 000 points symboliques ont cédé vendredi 06 mars, et cette rupture est pleinement validée sur gap le lundi 09 mars. Le pullback consécutif a valeur de confirmation.
On notera la clôture exactement sur les points bas de séance vendredi 20 mars.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l’indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l’indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 7940.00 points.
Graphique en données horaires
Graphique en données quotidiennes
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Source : www.tradingsat.com
Conclusion : L'équipe continuera de fournir des mises à jour régulières.

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