« Le logement n’est pas un privilège » : pour améliorer le dialogue à Narbonne, un habitant devient le porte-parole des locataires
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L'équipe propose un aperçu synthétique de « « Le logement n’est pas un privilège » : pour améliorer le dialogue à Narbonne, un habitant devient le porte-parole des locataires ».
Récapitulatif des informations
Habitant d’une résidence gérée par Alogea, Eric Herout rejoint la Confédération nationale du logement pour porter les doléances et défendre les autres locataires hébergés par le bailleur social à Narbonne.
« On nous oublie, nous n’avons aucune réponse à nos demandes ! ». Locataire d’un logement social sur le site de l’ancienne caserne Montmorency, Eric Herout est excédé. Il dénonce le manque, voire l’absence totale de dialogue avec le bailleur Alogea. À tel point qu’il a décidé de rejoindre la Confédération nationale du logement, une association de défense des droits des habitants. Il espère ainsi porter plus fort les doléances des locataires d’Alogea sur la ville de Narbonne.
Eric Herout, locataire, se propose de porter la voix des résidents d’Alogea. Independant – F.P.
Un parking à sécuriser, un espace vert à aménager
« Trop de locataires signalent des problèmes sans obtenir de retour ni de solution », assure Eric Herout. Et il sait de quoi il parle : « Depuis juin 2024, avec les voisins, nous demandons au bailleur d’intervenir pour l’entretien de l’espace vert qui jouxte la résidence. Il y a 10 ans, celui-ci était recouvert de gravier blanc. À présent, pour que les locataires puissent profiter des bancs et évitent de marcher dans la boue, il faudrait goudronner le sol. On pourrait aussi mettre une table et quelques arbres. Une entreprise d’insertion doit couper l’herbe, mais cela ne suffit pas. La végétation devient très haute, ce qui favorise la prolifération de tiques et incite les animaux à faire leurs besoins ». Une voisine confirme : « J’avais de l’herbe jusqu’aux volets et je ne pouvais plus les ouvrir : désormais c’est moi qui entretiens la végétation ». Dernièrement, « des rats ont même pris leurs quartiers : ils creusent des trous et entrent dans les logements. Les pièges posés par le bailleur ne sont pas efficaces. Il manque aussi des gouttières le long de la façade et l’eau va s’infiltrer dans le mur. De plus, des deux côtés de l’espace vert, le portail d’accès ne ferme plus et se balade au gré du vent ».
Pour profiter de l’espace vert qui jouxte la résidence, les habitants demandent plus d’entretien. Independant – F.P.
L’herbe arrive jusqu’aux fenêtres.
Ne pas répondre aux locataires n’est pas digne
Pour l’habitant, ces aménagements seraient pourtant « si simples à réaliser ». Tout comme la sécurisation du parking collectif. « Les places sont privées et attribuées. D’ailleurs nous payons pour cela et le prix a augmenté cette année. Or, le parking est totalement libre d’accès : des véhicules circulent à toute vitesse et c’est dangereux pour les piétons. Des gens de l’extérieur s’y rendent pour faire uriner leur chien devant les portes des immeubles. Il faudrait mettre des panneaux et un peu de grillage ».
Les habitants voudraient que le parking de la résidence rue Auguste Blanqui soit sécurisé. Independant – F.P.
Dialogue rompu ?
Malgré des relances et de nombreux appels téléphoniques, « nous n’avons toujours pas de réponse ». Le mois dernier, Eric Herout a émis une demande de rendez-vous avec la direction « pour pouvoir en parler ». Toujours sans succès. En attendant, « les charges ne cessent d’augmenter, elles ont quasiment doublé ». Selon l’habitant, « il faudrait informer les résidents pour éviter les tensions… Ne pas répondre aux locataires n’est pas digne, on ne sait plus comment faire ». Ce n’est pas faute d’apprécier son cadre de vie et de vouloir le préserver. « On vit bien dans ces résidences. Les appartements sont de qualité et tout le monde s’entend bien. Il faut donc s’en occuper sérieusement avant que la situation se dégrade ».
Malgré plusieurs courriers et de nombreux appels, « nous n’avons pas de réponse et les charges augmentent ». Independant – F.P.
Défendre le droit au logement
Au-delà de sa résidence, Eric Herout sait que « de nombreux habitants vivent encore dans des logements insalubres ou mal entretenus. Humidité, moisissures, pannes répétées, manque de chauffage : ces situations touchent des familles, des personnes âgées, des jeunes et fragilisent le quotidien ». C’est pourquoi il se propose de rejoindre le conseil d’administration audois de la Confédération nationale du logement, dont une antenne existe déjà à Carcassonne. Il veut ainsi porter la voix des locataires d’Alogea et espère que ces derniers n’hésiteront pas à s’exprimer lors des prochaines élections. « Les locataires recevront un courrier avant fin décembre. Chaque bailleur social est représenté et plus nous serons nombreux, plus nous aurons de poids. On pourra voter contre les augmentations de charges ». Rappelant au passage que « le logement n’est pas un privilège, mais un droit pour tous ».
Pour prendre contact : 06 33 89 07 18, cnl.aude@wanadoo.fr
La réponse du bailleur social Alogea
« Une société est chargée de l’entretien de l’espace vert de cette résidence mais c’est vrai que nous sommes à une période à laquelle l’herbe pousse très vite. Le prestataire a prévu de repasser dans les jours qui viennent », indique David Spanghero, directeur général d’Alogea. S’il reconnaît au passage ne pas avoir eu connaissance de l’ensemble des doléances des habitants, il indique qu’un portail électrique pour sécuriser le parking serait plus onéreux pour les locataires : « Il faut trouver un équilibre ». Il prend cependant note de l’ensemble des doléances des locataires (pose de gravillons, trous de rats dans le sol…) et promet « de voir comment y remédier et améliorer la situation ».
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