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25 mars 2026Au PS, « hypocrites » et « tambouillards » règlent violemment leurs comptes après les municipales
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « Au PS, « hypocrites » et « tambouillards » règlent violemment leurs comptes après les municipales ».
À ne pas oublier
VINCENT FEURAY / Hans Lucas via AFP
« Hypocrites » contre « tambouillards » : le PS règle s’est comptes après les municipales
Nuit électrique. Les socialistes ont procédé, mardi 24 mars, à l’examen post mortem des élections municipales dans une ambiance parfois houleuse. Mis sous pression par les autres courants du parti, qui lui reprochent son manque de clarté vis-à-vis de La France insoumise, le premier secrétaire Olivier Faure a dénoncé leur « hypocrisie et leur cynisme ».
« Pour l’essentiel », les fusions avec les listes LFI « ne sont pas le observation de la direction », ni du courant du Premier secrétaire, mais davantage de ses opposants, a ainsi assuré le patron du parti à la rose face à ceux qui déploraient à grands cris les accords d’entre-deux-tours conclus entre certains candidats socialistes et des mélenchonistes. À Nantes, Brest, Clermont-Ferrand, Toulouse ou Limoges par exemple.
Mais, « quand il y a des camarades qui sont au combat », quel que soit leur courant, « je les ai défendus », a expliqué Olivier Faure, « parce que je suis premier secrétaire et que quand il y a des gens qui se battent sur un territoire, je me bats à leur côté ». « Je ne suis pas de ceux qui leur tirent dans le dos », a-t-il taclé, selon les confidences faites par plusieurs participants à la presse.
« Qui nous croit ? »
Un peu plus tôt, le chef des députés Boris Vallaud avait sonné la charge contre son ancien allié au sein des roses, expliquant que les alliances avec LFI avaient « nourri le procès en insincérité » envers les socialistes. Ces alliances « ont même été à certains égards improductives et ont nourri un front inversé au profit de la droite », a-t-il encore estimé, à l’unisson de l’aile plus à droite dans le parti.
Dans un réquisitoire sévère, le député Landais (qui avait aidé Olivier Faure à obtenir une majorité interne lors du dernier congrès), a également déploré un manque de « dialogue collectif » dans l’entre-deux-tours, et un manque de travail de sa direction. Il a ainsi jugé qu’au bout de huit ans d’opposition, le PS n’était « toujours pas l’alternative ». Avant de regretter : « On va redire ‘“Plus jamais LFI”, mais qui nous croit ? »
La fracture est telle, que Boris Vallaud a même essayé de faire adopter une résolution au cours de ce bureau national, afin de mettre Olivier Faure en minorité, en déplorant « le manque de clarté et de cohérence » de celui-ci. Un vote refusé par la direction au milieu de la nuit, malgré les nombreuses offensives.
Pour résumer, la résolution fait référence aux propos du premier secrétaire, qui entre les deux tours avait indiqué « comprendre parfaitement les choix » des candidats ayant décidé de s’allier avec La France insoumise, alors même que le bureau national avait acté un peu plus tôt qu’il n’y aurait « aucun accord national » avec LFI, du fait des « propos antisémites intolérables » reprochés à Jean-Luc Mélenchon.
« Je referais exactement la même chose »
Les prises de position de la direction « ont mis en difficulté certains de nos candidats dans tous les territoires, y compris là où localement la clarté courageuse de nos têtes de listes dans les plus grandes villes de France comme Paris et Marseille, a permis de l’emporter », ajoute le texte des opposants, qui a opportunément fuité dans la presse.
Parmi les farouches adversaires d’Olivier Faure, Nicolas Mayer-Rossignol a pour sa part estimé que son camp est « apparu comme des tambouillards. C’est la pire des choses ». Celui qui a été réélu maire de Rouen a également cru bon d’invoquer la figure de « l’ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin, décédé dimanche : un socialiste, pour être vraiment de gauche, doit être droit ».
De quoi déclencher une réponse cinglante, cette fois-ci du côté de François Briançon, candidat socialiste à Toulouse, qui assume s’être allié avec LFI : « Le respect que nous lui devrions (à Lionel Jospin, ndlr) serait peut-être de ne pas instrumentaliser ce qu’il aurait pu penser de la situation de ce soir. » « Je le dis simplement : lorsque deux listes de gauche sont au coude-à-coude derrière la droite, lorsque l’une sans l’autre ne peut pas gagner, alors elles ont le devoir de se rassembler. C’est ce que j’ai fait. Et je referais exactement la même chose », a-t-il appuyé, selon des propos rapportés par L’Opinion.
Au PS, la nuit promet d’être longue, et les divisions difficiles à apaiser. Signe supplémentaire de ce malaise croissant ? Olivier Faure a séché une réunion de la gauche unitaire mardi soir, qui souhaitait parler primaire pour 2027. De fait, la participation des roses à ce processus semble plus compromise que jamais.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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