
un ambassadeur iranien affirme qu’aucune négociation ne s’est tenue avec les États-Unis comme l’affirme Donald Trump
25 mars 2026
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25 mars 2026Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
L'équipe éditoriale a étudié « Guerre en Iran : comment en sortir ? » et partage son avis.
Ce qu’il est utile de savoir
Une partie de poker menteur à très haut risque : alors que la guerre en Iran entrait dans sa quatrième semaine, Donald Trump a pris tout le monde de court, lundi 23 mars, à commencer par Benyamin Nétanyahou, en annonçant que des négociations étaient en cours avec un haut dirigeant iranien – ce que Téhéran dément – qu’il s’est bien gardé de nommer. Deux jours plus tôt, le président américain avait donné quarante-huit heures aux Iraniens pour rouvrir le détroit d’Ormuz, sous peine de “frapper et oblitérer leurs centrales énergétiques”. Il leur accorde désormais cinq jours de plus.
Comment comprendre ce revirement ? Pour le quotidien israélien Ha’Aretz, ce délai permet à Trump d’“acheter du temps pour étudier ses options, évaluer la possibilité d’un accord et achever le déploiement des marines et des navires américains dans la région en cas d’échec des pourparlers”. Surtout, explique le Financial Times, ce “changement apparent de position” intervient alors que le locataire de la Maison-Blanche “fait face à une pression croissante pour trouver une issue au conflit, en raison de la flambée des prix du pétrole et du soutien pour le moins mitigé de l’opinion publique américaine”.
Après avoir promis le pire, Donald Trump change donc une nouvelle fois de pied. Surtout, il donne de plus en plus l’impression de naviguer à vue. Dans ces conditions, il n’est pas sûr que l’annonce de négociations suffise à éviter la fuite en avant que le monde entier redoute aujourd’hui. C’est ce qu’explique très bien Andreas Krieg sur le site Dawn Mena. “Vingt ans ont passé [depuis la guerre en Irak], et voilà les États-Unis de 2026 de nouveau embarqués dans une guerre au Moyen-Orient dont ils n’ont ni la maîtrise ni la compréhension. À mi-chemin entre la pensée magique et le dogmatisme néoconservateur interventionniste, les stratèges de Tel-Aviv et de Washington sont en train de comprendre qu’ils se sont engagés, de fait, dans une guerre contre une milice dotée d’un État.”
Et cela change tout, écrit ce spécialiste du Moyen-Orient. Les Américains comme les Israéliens ont sous estimé la capacité de résistance des Gardiens de la révolution, “qui se préparent depuis près de cinquante ans à une guerre d’usure contre un ennemi technologiquement supérieur”, et ont construit “un réseau de réseaux pensé pour résister indéfiniment à [cette] guerre d’usure”. D’autant que l’organisation décentralisée des pasdarans, avec des “unités semi-autonomes”, rend leur stratégie plus difficile à lire.
Donald Trump est en train de comprendre un peu tard que cette guerre mal préparée est potentiellement en train de se transformer en bourbier face à un ennemi qui a fait de la résilience sa vocation principale, avance encore Andreas Krieg. “Impossible, insiste-t-il, de décapiter une telle organisation.” un contenu à lire absolument pour comprendre les ressorts de ce conflit asymétrique.
Benyamin Nétanyahou, lui, semble pourtant persuadé du contraire. Et c’est ce qui rend l’issue de cette séquence des plus incertaines. Au moment où son allié américain évoque une désescalade (mais pour combien de temps ?), le Premier ministre israélien paraît plus que jamais déterminé à aller jusqu’au bout pour infliger un maximum de dommages à l’Iran et à ses alliés dans la région, à commencer par le Hezbollah au Liban. À quelques mois d’élections cruciales pour lui, Benyamin Nétanyahou poursuit sa stratégie de la guerre permanente qui lui a réussi jusque-là. À quel prix ?
L’intransigeance israélienne n’est pas le seul frein à une sortie de crise. Longtemps restés en retrait, les pays du Golfe hésitent aujourd’hui à entrer en guerre. “un aspect clé de non-retour semble avoir été franchi entre Téhéran et ses voisins, d’autant que l’Iran vise régulièrement leurs infrastructures énergétiques et que la fermeture du détroit d’Ormuz impacte directement leurs économies”, explique, dans L’Orient-Le Jour, Laure-Maïssa Farjallah, pour qui le jusqu’au-boutisme des belligérants rend l’escalade inévitable.
Mardi 24 mars, au moment de boucler ces pages, The New York Times révélait que le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, encouragerait Américains et Israéliens à poursuivre leur effort de guerre contre l’Iran, persuadé, comme Nétanyahou, que “l’Iran représente une menace à long terme pour le Golfe, menace qui ne peut être éliminée qu’en renversant le régime”. La sortie de crise semble encore loin.
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Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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