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Selon notre équipe, l'article intitulé « le nouveau maire de Saint-Denis va désarmer sa police municipale » mérite un regard attentif.
Récapitulatif des informations
Le nouveau maire de Saint-Denis Bally Bagayoko (LFI) veut désarmer sa police municipale. L’élu insoumis veut commencer par supprimer le LBD, le lanceur de balles de défense, avant de réfléchir à la suppression des armes à feu. Une décision qui fait réagir les Grandes Gueules, alors que Saint-Denis connaît une criminalité supérieure à la moyenne nationale.
Chose promise, chose due: le nouveau maire de Saint-Denis, l’Insoumis Bally Bagayoko va commencer à désarmer sa police municipale: « Nous allons entrer dans un processus de désarmement (…) d’abord avec les lanceurs de balles de défenses (LBD) des armes difficilement contrôlables et aux conséquences parfois dramatiques », a assuré l’élu à France Info, ajoutant garder pour l’instant les armes à feu.
« Nous y allons piano piano. Nous sommes pragmatiques : on ne gère pas une ville de 150 000 habitants comme une ville de 2 ou 3.000 habitants. Avant 2020, la police municipale n’était pas armée », ajoute Bally Bagayoko reconnaissant que recruter des policiers municipaux en banlieue est plus difficile en raison des risques.
« Nous devons répondre à l’urgence sociale et maintenir une police municipale de proximité, avec des effectifs préservés. Le désarmement, lui, s’inscrit dans un processus progressif, et non dans une décision immédiate », précise le maire de Saint-Denis.
Un « moyen de protection » en moins pour les policiers municipaux?
Un désarmement qui fait vivement réagir les Grandes Gueules ce mercredi 25 mars 2026, alors que Saint-Denis connaît un taux de criminalité de 106,2 pour 1.000 habitants, deux fois au dessus de la moyenne nationale: « On met les policiers en danger, on leur enlève leur moyen de protection », estime le consultant Antoine Diers.
Le cheminot Bruno Poncet, qui travaille à Saint-Denis, salue de son côté cette évolution progressive du maire, mais estime que le délitement d’une police municipale risque d’avoir un effet sur les entreprises: « De nombreux cheminots travaillent là-bas. Si Bally Bagayoko veut garder ces gens qui consomment alors que Saint-Denis se gentrifie, il va vite déchanter et revenir sur le désarmement de la police municipale », anticipe-t-il sur RMC Story.
Car une police municipale équipée de LBD est essentielle à Saint-Denis estime Louis, ancien pompier dans la ville « des rois morts et du peuple vivant »: « Les primos-intervenants sur des situations délicates, ce sont les policiers municipaux. On s’était fait caillasser en intervenant sur un feu de voiture. Le conducteur du véhicule de pompiers avait été sorti et tabassé par ces jeunes cagoulés », se souvient-il sur RMC.
« La police municipale est devenue la police de proximité »
« Il y a énormément de touristes à Saint-Denis, constamment, il y a des agressions, des vols à l’arrachée, des agressions et les policiers municipaux sont les premiers intervenants », ajoute l’ancien pompier. « La police municipale est devenue la police de proximité ».
« C’est d’abord le LBD puis après ça va être le pistolet semi-automatique et ensuite la matraque télescopique. On aura donc des agents avec un calepin, un stylo et un sifflet », se désespère François, policier municipal dans une autre ville d’Île-de-France.
« Ce LBD on s’en sert quand il y a des mouvements mais on s’en sert peu finalement », concède-t-il, évoquant une arme dissuasive. « Le LBD c’est une arme à létalité réduite », tient-il à nuancer expliquant que les policiers municipaux « sont hyper-entraînés » au maniement de ces armes. Cette décision risque d’entraîner des démissions à Saint-Denis prédit François: « Sur ce type de ville, ça va être une fuite en avant », prévient-il.
Djamel, ex-éducateur de quartier à Saint-Denis estime a contrario que c’est la bonne solution: « Je pense que les policiers municipaux n’ont pas assez de lien avec la population. Il faut redéployer le socio-éducatif dans les quartiers. Si on ne s’occupe pas de nos jeunes, ce sont eux qui vont s’occuper de nous. C’est Hanotin (désormais ex-maire de Saint-Denis) qui a vidé le secteur », estime-t-il. Réponse dans quelques mois avec les premiers effets ou non de la décision de Bally Bagayoko.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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