
« Si j’ai commis une erreur, je l’accepte » : flashé à 59 km/h dans une zone limitée à 30, il est condamné à payer une amende de 120 000 euros
25 mars 2026
Après un faux départ en 2025, cette croisière sur le littoral audois aura bien lieu du 1er au 3 mai
25 mars 2026Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Les regrets de Yaël Braun-Pivet après la minute de silence pour Quentin Deranque ».
Analyse rapide
QUENTIN DE GROEVE / Hans Lucas via AFP
Yaël Braun-Pivet à l’Assemblée nationale en février.
Il n’est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs. Interrogé par le HuffPost le 13 mars, l’entourage de Yaël Braun-Pivet n’avait aucun mal à assumer la minute de silence qui avait été respectée dans l’enceinte de l’Assemblée nationale mi-février après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. « La décision a été prise dans un contexte de grand émoi », rappelait-on alors.
Mais Yaël Braun-Pivet semble avoir changé de position, puisque ce mercredi, elle affirme sur Sud Radio : « On peut regretter ». « Lorsqu’on regarde le profil de Quentin Deranque, effectivement, si on avait su à ce moment-là qu’il avait ce profil-là, je pense que probablement, la décision n’aurait pas été la même. Nous ne l’aurions pas faite ». Et pour cause : il apparaît que le jeune homme de 23 ans relayait sur les réseaux sociaux des messages à caractère raciste et antisémite, revendiquant sa proximité avec le fascisme.
Une enquête de Mediapart dresse le profil d’un « catholique traditionnaliste » aux accointances « néonazies ». « Moi je soutiens Adolf, mais chacun son truc », a-t-il écrit dans un tweet. Ou encore : « Mein Kampf est à faire lire à tous les lycéens ». Quand le député LFI Antoine Léaument fait remarquer que le Rassemblement national « a été fondé par des Waffen SS », Quentin Deranque répond : « Et c’est très bien ». Pas vraiment le genre de profil à qui la représentation nationale a l’habitude de rendre hommage…
« Je pense qu’aujourd’hui on peut regretter d’avoir eu cette minute de silence compte tenu du personnage », reconnaît Yaël Braun-Pivet. Ajoutant : « Maintenant, ce que nous ne pouvons pas regretter, c’est la condamnation de la violence en politique ». Comme elle l’avait fait auprès du HuffPost il y a une douzaine de jours, la présidente de l’Assemblée nationale rappelle qu’elle n’a pas pris la décision seule. Aucun des groupes politiques ne s’était opposé à la demande formulée par Éric Ciotti, allié du RN.
Même La France insoumise, qui aurait pu exprimer des réserves, ne l’a pas fait. Elle était à ce moment-là prise dans une intense polémique autour de la responsabilité de l’un des collaborateurs parlementaires de Raphaël Arnault, cofondateur de la Jeune Garde. Le président du groupe communiste Stéphane Peu avait bien tenté d’élargir cette minute de silence à « l’ensemble des personnes qui ont été victimes de violences politiques ces dernières années », rappelant que 90 % des meurtres idéologiques recensés étaient commis par l’extrême droite. En vain.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

9999999
