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25 mars 2026Le soir de sa victoire à Paris, Emmanuel Grégoire n’est pas tombé par hasard sur un Vélib’
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Un regard de nos journalistes sur l'article « Le soir de sa victoire à Paris, Emmanuel Grégoire n’est pas tombé par hasard sur un Vélib’ ».
Ce qu’il est utile de savoir
KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Emmanuel Gregoire, le 22 mars après sa victoire à Paris.
Les utilisateurs des Vélib’ parisiens ne le savent que trop : il n’est pas toujours évident de trouver une machine au moment voulu, a fortiori en bonne condition. Le soir du dimanche 22 mars pourtant, Emmanuel Grégoire a réalisé un double exploit : gagner la mairie de Paris face à Rachida Dati et se trouver un vélo disponible et en parfait état de marche. Et pour les deux, il a fallu anticiper.
L’image du nouveau maire se rendant de Stalingrad, dans le XIXe arrondissement, à l’Hôtel de Ville, sur l’un des célèbres vélos bleus a vite connu le succès sur les réseaux sociaux. Entre amusement, étonnement ou jalousie devant la facilité avec laquelle le nouveau maire avait mis la main sur un Vélib’ électrique. « Emmanuel Grégoire a réussi à trouver un velib’ électrique qui tient le coup, et qui ne fait pas de bruit en freinant. C’est une prouesse », s’amuse une internaute, quand un autre crie au « scandale ». « Emmanuel Grégoire mérite vraiment sa victoire à Paris : il est parvenu du premier coup à trouver un velib’ qui fonctionne », commente un troisième.
Un compte dédié au « Vélib’ d’Emmanuel Grégoire » a vu le jour dans la foulée sur X, d’abord pour identifier le vélo avec son numéro puis suivre en temps réels les trajets. La preuve d’une opération de communication réussie, grâce à quelques précautions prises en amont.
Un « symbole » bien préparé
Auprès du Parisien, l’équipe de campagne du socialiste explique que l’idée du trajet à vélo « a germé le jour même ou la veille » du second tour des municipales. « On s’est demandé comment aller à l’Hôtel de Ville, s’il y allait », détaille son entourage. L’idée d’une voiture a vite été exclue. Le métro est évoqué, mais c’est finalement le vélo parisien qui est retenu, un « symbole » de la politique de mobilité douce mise en œuvre par la gauche dès le premier mandat de Bertrand Delanoë, en 2007.
Encore fallait-il en avoir un. L’équipe de campagne a donc contacté Agemob, l’agence en charge de la mobilité partagée à Paris. « Ils m’ont part de cette intention donc j’ai fait passer le message aux services », raconte Sylvain Raifaud, président de l’Agemob et conseiller écologiste de Paris dans le Xe arrondissement sous le mandat Hidalgo. S’il balaye les remarques sur les vélos en mauvais état – « la plupart sont fonctionnels » – l’homme explique qu’il fallait surtout s’assurer de la disponibilité des engins, pour le candidat socialiste, mais aussi pour son équipe, qui l’a suivi. Une quarantaine de vélos ont donc été amenés dans le XIXe et placés sous la surveillance d’agents de sécurité pour éviter qu’ils soient tous réservés.
« C’était indispensable, comme tout événement d’ampleur. Mais on n’a pas privatisé des centaines de vélos, seulement quelques-uns, dont le sien », se défend l’équipe d’Emmanuel Grégoire. Le trajet emprunté par le candidat victorieux, par le Xe, Oberkampf puis les quais de Seine jusqu’à l’Hôtel de Ville avait aussi été prévu en amont pour permettre un encadrement policier – et montrer la capitale sous son meilleur jour, sans passer par les quartiers moins reluisants.
Arrivé à l’Hôtel de Ville, Emmanuel Grégoire a été accueilli par Anne Hidalgo. Après être restée en retrait pendant toute la campagne, sur fond de désaccords avec celui qui fut son premier adjoint, la maire sortante l’a finalement serré dans ses bras, une rose au poing. Encore un exploit… pas si loin de l’opération communication.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous restons attentifs aux développements futurs de cette actualité.

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