
Guerre en Iran : le plan de paix américain en 15 points a été «transmis à l'Iran via le Pakistan»
25 mars 2026
le gouvernement promet « un plan de bataille » en novembre
25 mars 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « ces travailleurs qui rejettent augmentations et promotions ».
Résumé rapide
Les travailleurs français sont de plus en plus nombreux à privilégier leur cadre de vie à leur carrière. Ils sont prêts à refuser une promotion et un salaire plus élevé estimant que la qualité de vie ne se mesure plus avec de l’argent ou une réussite professionnelle.
Travailler ne fait plus rêver. Les jeunes sont de moins en moins enclins à faire des sacrifices pour leur carrière professionnelle. Selon une récente étude de l’Apec (l’Association pour l’emploi des cadres), 81% des cadres implantés en dehors de la région Île-de-France se disent prêts à changer d’activité plutôt que de quitter l’endroit où ils vivent et 67% changeraient totalement de métier plutôt que de partir.
Car une carrière n’est plus un objectif de vie: 58% accepteraient d’exercer des responsabilités moindres pour rester là où ils vivent, 29% ne protesteraient pas contre un salaire amputé de 10% plutôt que de renoncer à son cadre de vie.
« La question n’est plus seulement ‘où vais-je progresser le plus vite’, mais ‘où vais-je me sentir à ma place et pouvoir tenir dans la durée' », explique au Figaro Jean-Christophe Villette, psychologue des organisations et fondateur du cabinet Ekilibre Conseil.
Un tiers des moins de 35 ans accepterait de devenir manager
Plus généralement, seulement 1 cadre sur 3 de moins de 35 ans accepterait de devenir manager aujourd’hui. Car même si la rémunération augmente, le poste ne fait plus rêver à cause de la pression, du stress et du travail en plus. Résultat, 3 actifs sur 4 se disent satisfaits de leur situation, 2 sur 3 ont le sentiment de travailler suffisamment et 1 sur 4 estime travailler déjà trop.
« J’ai quitté mon ancien poste de responsable financier pour reprendre un poste de comptable simple », assure ce mercredi 25 mars Max, un auditeur de RMC. « Je ne regrette rien, je gagne 200€ de moins par mois mais je peux profiter de mes enfants et je n’ai plus de réunions à rallonge ».
« J’ai postulé pour une promotion, j’ai su que c’était 200€ bruts par mois de plus seulement », j’ai refusé confie sur le plateau d’Estelle Midi Jérôme, technicien. « Pour les responsabilités en plus, les collaborateurs à superviser, je trouve ça peu élevé », déplore-t-il expliquant qu’il aurait pris le poste pour 400€ par mois en plus. « On fait des sacrifices mais il faut que ça vaille le coup ».
Moins gagner pour mieux vivre
Aurélie conseillère santé dans le Maine-et-Loire a elle demandé à gagner moins: « Ça fait 20 ans que je suis téléconseillère avec des horaires imposés, du travail le samedi, des gens énervés au téléphone. J’en avais marre, j’ai eu l’opportunité de changer de branche pour intégrer le service secrétariat. Au début je n’avais pas le droit d’y accéder parce que mon salaire annuel était trop élevé. J’ai donc demandé à le baisser ».
« Je ne travaille plus le samedi, je gagne en qualité de vie. On n’a qu’une vie, on peut se passer d’argent », assure sur RMC Story celle qui gagnait 1730€ avant et en perd 70 avec cette évolution.
« Une promotion c’est l’occasion de ne pas s’enterrer, de ne pas s’ennuyer, de continuer à s’épanouir au travail », juge Nico un autre auditeur qui dit cependant comprendre « ceux qui se contentent de leur carrière sans prise de risque ».
« Pour ce salaire-là, j’y vais »
Pour certain, l’appel de l’argent reste trop fort. C’est le cas de Romain qui va quitter sans envie la région de ses rêves: « Je gagne 5000€ par mois, je vis en Champagne une région magnifique. Mais je viens d’accepter une promotion pour gagner 3000€ de plus par mois en acceptant d’habiter en Île-de-France. Je n’ai aucune envie d’y habiter mais pour ce salaire-là, j’y vais. J’ai 36 ans, je retournerais plus tard en Champagne », confie-t-il.
« Il y a 15 ans, j’ai refusé un salaire énorme avec des conditions incroyables pour être responsable de la communication d’un grand groupe international », confie de son côté Fred Hermel. « C’était entrer dans une forme d’administration, ne plus être libre de ma parole et je voulais continuer à être journaliste », confie-t-il. Mais les raisons sont différentes. « Ma qualité de vie passe par mon bonheur au travail », explique-t-il.
« Quand j’ai commencé ma carrière je ne comptais pas mes heures », renchérit de son côté l’avocat Yaël Mellul. « L’objectif, c’était la promotion et ouvrir son cabinet, il fallait donc avoir le plus de clientèle perso, c’est un choix de vie de faire un métier passion », ajoute-t-elle.
Paul, responsable commercial, met en garde sur une chose à avoir en tête en cas d’évolution: la tranche d’imposition! « J’ai un très bon salaire mais passer sur une tranche d’imposition plus élevée fait réfléchir. Il faut faire son calcul », conseille-t-il en guise de conclusion.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

9999999
