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25 mars 2026Après son échec aux élections municipales à Lyon, Jean-Michel Aulas peut-il se consoler à la métropole?
Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Selon notre équipe, l'article intitulé « Après son échec aux élections municipales à Lyon, Jean-Michel Aulas peut-il se consoler à la métropole? » mérite un regard attentif.
Éléments à garder en tête
Battu aux élections municipales de Lyon, Jean-Michel Aulas se voit offrir une place de choix dans l’exécutif de la métropole de 58 communes et de 1,4 million d’habitants.
Quatre jours après l’amère défaite à Lyon, Jean-Michel Aulas aura-t-il un rôle de taille à jouer à la métropole? Réduit au rang de conseiller municipal d’opposition après son échec, il peut accéder aux responsabilités au Grand Lyon où l’union de la droite et du centre a raflé 92 des 150 sièges.
Au lendemain du scrutin, l’ancien président de l’Olympique Lyonnais avait pris ses électeurs à témoin, les rassurant sur son envie toujours intacte d’assumer des fonctions:
« Je ne lâcherai rien. Je compte plus que jamais jouer pleinement mon rôle à la métropole, car c’est à cette échelle que se décidera l’avenir de Lyon et des 57 communes qui composent notre territoire. »
Contrairement aux autres métropoles de France qui autorisent le cumul de mandats, le président de la métropole de Lyon ne peut pas être maire. Jean-Michel Aulas pourrait donc se faire élire à la place de Véronique Sarselli, maire LR de Sainte-Foy-lès-Lyon avec qui il formait un ticket pour cette campagne, face au duo écolo Grégory Doucet-Bruno Bernard.
« Ce serait désastreux »
Le néophyte en politique a fait campagne sur des thématiques gérées à l’échelon métropolitain, comme son projet pharaonique de « méga-tunnel », l’attractivité économique ou le logement. Le médiatique candidat a laissé peu de place à Véronique Sarselli pour exister. L’entourage du candidat malheureux aux élections municipales assure à BFM Lyon que Jean-Michel Aulas ne cherche pas à lui faire de l’ombre:
« Ce serait désastreux pour son image de virer la femme qu’il a mise là. »
Invitée ce lundi sur BFM Lyon, Véronique Sarselli a expliqué que la défaite de l’ancien patron de l’OL ne modifiait pas l’accord passé avec les composantes politiques de la liste d’union de la droite et du centre.
« Les résultats [à Lyon] ne sont pas ceux que j’espérais (…), mais ça ne change rien. Je lui ai proposé d’être mon premier vice-président et il a accepté. Nous sommes en train d’en discuter et on va laisser passer le conseil d’installation de jeudi », a-t-elle expliqué.
Une candidature qui s’est imposée difficilement chez LR
Longtemps les ombres ont plané sur la candidature de Véronique Sarselli au sein même de sa propre famille, chez Les Républicains. La quinquagénaire a dû batailler pour obtenir cette place que convoitaient beaucoup d’élus de la droite rhodanienne. Au départ, Gilles Gascon, maire de Saint-Priest, et président du groupe d’opposition LR à la métropole s’était manifesté. Le maire d’Écully, Sébastien Michel avait également fait part de son intérêt.
La fédération LR du Rhône a choisi le principe d’une primaire pour désigner un chef de file pour mener les discussions avec les autres formations politiques. Cette élection a été remportée, dès février 2025, par Véronique Sarselli, qui a battu le maire d’Écully. Un temps, il est question de demander au sénateur LR François-Noël Buffet de prendre le leadership mais la candidate issue de la primaire tient bon.
« Il faut respecter le vote des électeurs »
En novembre 2025, Véronique Sarselli est parvenue à créer une dynamique autour d’elle et avec 30 autres maires de la métropole de Lyon, issue de LR, d’Horizons, des rangs centristes et indépendants. Elle propose à Jean-Michel Aulas qui compte présenter ses propres listes dans six circonscriptions métropolitaines, de le rejoindre. Les négociations aboutissent à un accord de fusion.
Des cadres LR du Rhône confient à BFM Lyon qu’il n’est pas prévu de ne pas élire Véronique Sarselli, « sa victoire est large, légitime, il faut respecter le vote des électeurs, autrement, un tel retournement de situation donnerait une mauvaise image. »
Le vote de la présidence au conseil métropolitain s’effectue à bulletin secret et les candidats n’ont pas besoin de faire une déclaration officielle.
Alexandre Vincendet en embuscade
Depuis plusieurs semaines et plus encore après la proclamation des résultats à Lyon, le nom de l’ambitieux maire Horizons de Rillieux-la-Pape, Alexandre Vincendet revient comme candidat officieux à la présidence de la métropole. « Je ne confirme pas. Je n’infirme pas. Mais je suis content que l’on m’appelle beaucoup », nous a-t-il confié.
Pour calmer le jeu et sécuriser le conseil métropolitain d’installation ce jeudi matin, à suivre sur BFM Lyon, les 92 conseillers métropolitains de Grand Cœur Lyonnais se sont réunis à Saint-Foy-lès-Lyon, commune dirigée par Véronique Sarselli depuis 2014.
Ils ont négocié ensemble l’attribution des 25 vice-présidences et d’autres fonctions clés comme la présidence de la Sytral, l’autorité organisatrice des transports en commun.
« Cet attelage constitué autour du duo Aulas-Sarselli crée une majorité qui est assez composite par rapport à ce que l’on a pu voir en 2020 avec le groupe très majoritaire des écologistes (ils étaient 59 élus sur 150 lors de la dernière mandature, NDLR) », explique auprès de BFM Christophe Parnet chercheur à Sciences Po Lyon.
Véronique Sarselli est convaincue de son élection comme elle l’a répété sur BFM Lyon ce lundi. « Je n’ai aucun doute sur mon élection jeudi à la tête de la métropole de Lyon, 10 circonscriptions sur 14, 92 sièges, je crois que le choix est clair. »
Du reste, le programme Grand Cœur Lyonnais a été écrit en considérant pour acquise à Lyon. La « cohabitation » entre une métropole gouvernée par la droite et sa ville-centre est une situation inédite. « C’est sans précédent parce que même avant le duo Grégory Doucet et Bruno Bernard, vous aviez déjà dans le système Collomb, une continuité de l’orientation politique de la métropole et de Lyon », poursuit notre expert.
Par ailleurs, Christophe Parnet, « c’est vraiment un test institutionnel pour cette métropole sur sa capacité à conduire une politique complètement autonome de la ville de Lyon. »
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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