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25 mars 2026
« On voit bien que le conflit en Iran a des conséquences sur la vie quotidienne », affirme Michel Barnier, député LR
25 mars 2026EN DIRECT – Guerre au Moyen-Orient : Trump «déchaînera l’enfer» si l’Iran fait «le mauvais calcul», selon la Maison-Blanche
Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « EN DIRECT – Guerre au Moyen-Orient : Trump «déchaînera l’enfer» si l’Iran fait «le mauvais calcul», selon la Maison-Blanche ».
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Les pays du Golfe demandent à l’Irak d’agir «immédiatement» pour faire cesser les attaques de groupes pro-Iran depuis son sol
Des pays du Golfe et la Jordanie ont demandé mercredi au gouvernement irakien de prendre des mesures «immédiatement» pour faire cesser les attaques de groupes pro-Iran lancées depuis l’Irak.
Le communiqué commun est signé de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar, du Koweït, de Bahreïn, ainsi que de la Jordanie.
Certains groupes armés irakiens appartenant à la «Résistance islamique en Irak», nébuleuse pro-Iran, revendiquent quotidiennement des «dizaines» d’attaques de drones et roquettes contre «l’ennemi», en Irak et au Moyen-Orient mais sans nommer de pays.
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Donald Trump «déchaînera l’enfer» si l’Iran fait «le mauvais calcul»
La Maison-Blanche a menacé mercredi de «déchaîner l’enfer» si l’Iran faisait «le mauvais calcul» dans la guerre qui l’oppose aux États-Unis et à Israël.
«Si l’Iran refuse d’accepter la réalité actuelle, s’ils ne comprennent pas qu’ils ont été vaincus militairement et qu’ils continueront de l’être, le président Trump s’assurera qu’ils soient frappés de manière plus dure qu’ils ne l’ont jamais été», a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, lors d’un paramètre presse. «Le président Trump ne bluffe pas et il est prêt à déchaîner l’enfer. L’Iran ne devrait pas faire un mauvais calcul à nouveau», a-t-elle ajouté.
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L’Iran ciblera un détroit clé en mer Rouge en cas d’invasion américaine, selon un média iranien
En cas d’invasion terrestre américaine, l’Iran ouvrira un «nouveau front» dans un détroit clé pour le trafic maritime mondial, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden, a averti mercredi une source militaire citée par l’agence Tasnim.
Passage obligé vers le canal de Suez, «le détroit de Bab el-Mandeb compte parmi les détroits les plus stratégiques au monde, et l’Iran possède à la fois la volonté et la capacité de générer une menace parfaitement crédible à son encontre», a prévenu cette source.
«Si l’ennemi tente une action terrestre sur les îles iraniennes ou n’importe où ailleurs sur notre territoire, ou s’il cherche à imposer des coûts à l’Iran par des manoeuvres navales dans le golfe Persique et la mer d’Oman, nous ouvrirons d’autres fronts en guise de “surprise”», a ajouté ce responsable militaire.
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La Russie «profondément indignée» par la frappe qui aurait visé une centrale nucléaire iranienne
La Russie s’est dite mercredi «profondément indignée» par une frappe qui aurait visé la centrale nucléaire de Bouchehr, en Iran, qu’elle a en partie construite et dont elle aide à assurer l’exploitation, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié sur son site internet.
«Nous sommes extrêmement indignés par cette manifestation téméraire et irresponsable d’une politique désastreuse», a affirmé le ministère russe à la suite d’une annonce de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique accusant les États-Unis et Israël d’être responsables de la chute d’un projectile dans l’enceinte de la centrale dans la nuit de mardi à mercredi.
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Israël dit avoir frappé un centre de recherches pour sous-marins militaires
L’armée israélienne a déclaré mercredi avoir frappé la veille un centre de recherche et développement en lien avec le programme de sous-marins militaires iraniens à Ispahan, dans le centre de l’Iran.
Les forces israéliennes avaient annoncé mercredi avoir lancé une série de frappes aériennes à Ispahan, sans préciser les objectifs visés.
Dans le cadre de ces frappes, l’armée de l’Air a «ciblé le Centre de recherche sous-marine du régime terroriste iranien», écrit l’armée dans un communiqué assurant qu’il s’agit du seul site en Iran chargé de la conception et du développement de sous-marins et de systèmes de soutien pour la marine iranienne.
Selon les informations géographiques données par le compte X en persan de l’armée israélienne, la frappe a visé un bâtiment au sein du campus de l’Université technologique Malek Ashtar, établissement dépendant du ministère de la Défense iranien et disposant à Ispahan d’une unité de recherche en sciences et technologies sous-marines.
Netanyahou affirme qu’Israël est en train d’élargir sa «zone tampon» au Liban
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé mercredi que son pays était en train d’élargir la «zone tampon» au Liban pour «éloigner la menace des missiles» du Hezbollah, selon une vidéo diffusée par son bureau.
«Nous avons créé une véritable zone de sécurité empêchant toute infiltration vers la Galilée et la frontière nord (d’Israël, NDLR). Nous élargissons cette zone pour éloigner la menace des missiles antichars et créer une zone tampon plus étendue», a-t-il déclaré dans cette vidéo.
L’Iran imprime des billets de 10 millions de rials pour faire face à l’inflation record
Un billet… De 10 millions de rials. En guerre avec Israël et sous pression américaine, l’Iran a mis en circulation un nouveau billet de banque à la valeur faciale très élevée, la plus haute de son histoire. Un nombre à sept zéros, qui ne vaut en fait quasiment rien : à peine 6,56 euros. En un an, la valeur du rial iranien a chuté de 97% face au dollar et à l’euro.
Ce nouveau billet bordeaux clair, qui présente au recto un dessin de la grande mosquée d’Ispahan et au verso un dessin de la citadelle de Bam, a commencé à être distribué mi-mars par les banques, rapporte le Financial Times . Une réponse à la demande croissante de liquide de la population, qui fait face à une inflation exponentielle (+47,5% sur un an en février) à mesure que l’Iran s’enfonce dans la guerre.
Les aéroports français redoutent les conséquences de la guerre au Moyen-Orient
Les aéroports français ont dit mercredi craindre une baisse de leur activité à cause de la guerre au Moyen-Orient et de la flambée des cours du pétrole, après une année 2025 de «décrochage» par rapport à la tendance européenne. Le cours du carburant d’aviation a doublé depuis le début de l’attaque israélo-américaine sur l’Iran le 28 février, une progression supérieure à celle du prix du baril de brut. Les compagnies aériennes consacraient déjà entre 25 et 30% de leurs dépenses d’exploitation au kérosène avant la crise.
Ce doublement va «nécessairement, et ça y est, ça commence, induire une contraction supplémentaire du trafic», a estimé le président de l’Union des aéroports français (UAF), Thomas Juin, lors d’une conférence de presse. Pour lui, les pays ayant décidé d’imposer des fiscalités sur le transport aérien «très élevées, comme la France, seront dans une posture encore plus défavorable (…) des arbitrages vont être faits par les compagnies aériennes, puisque des lignes vont devenir déficitaires».
La loi de finances 2025 a instauré un triplement de la taxe sur les billets d’avion. À l’époque, l’UAF avait mis en garde contre un «décrochage» du secteur aérien français par rapport à celui d’autres pays européens. «Nous y sommes», a affirmé Thomas Juin. En 2025, les aéroports français ont accueilli 210,5 millions de passagers, selon l’UAF, une augmentation de 2,2% sur un an. Mais ces volumes restent inférieurs de 1,8% à ceux de 2019, avant le Covid-19 qui avait divisé le trafic par trois.
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Lecornu dit prévoir 8,5 milliards d’euros supplémentaires de commandes de munitions d’ici 2030
Sébastien Lecornu a annoncé mercredi des commandes supplémentaires de munitions d’ici 2030 à hauteur de 8,5 milliards d’euros, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) qui sera examinée au Parlement en mai-juin.
LES DÉBATS EN DIRECT À L’ASSEMBLÉE
«L’urgence, ce sont évidemment les munitions. Nous prévoyons d’investir 8,5 mds d’euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030, qui s’ajoutent aux 16 mds de la LPM votée 2023. C’est indispensable. Et (…) c’est colossal», a affirmé le Premier ministre devant l’Assemblée nationale, en ouvrant un débat sans vote sur la crise au Moyen-Orient.
La LPM actualisée sera présentée en Conseil des ministres le 8 avril, puis inscrite la semaine du 4 mai à l’Assemblée nationale et du 1er juin au Sénat, a-t-il précisé.
Le Liban ne doit pas devenir un nouveau Gaza, plaide le chef de l’ONU
Le «modèle de Gaza» ravagé par la guerre entre Israël et le Hamas «ne doit pas être reproduit au Liban», a plaidé mercredi le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.
«Le Hezbollah doit cesser de lancer des attaques contre Israël. Et Israël doit cesser ses opérations militaires et ses frappes contre le Liban, où les civils sont le plus touchés. Le modèle de Gaza ne doit pas être reproduit au Liban», a-t-il insisté devant la presse.
La Chambre de commerce internationale craint «la pire crise industrielle de mémoire humaine»
La guerre au Moyen-Orient pourrait engendrer «la pire crise industrielle de mémoire humaine», a averti mercredi le patron de la Chambre de commerce internationale, à la veille de l’ouverture de la conférence ministérielle de l’OMC à Yaoundé, au Cameroun.
«Du point de vue des entreprises, nous pensons que cela pourrait bien devenir la pire crise industrielle de mémoire humaine. Non seulement en raison de l’envolée des prix de l’énergie, mais aussi parce que la production industrielle elle-même est perturbée et désorganisée par les pénuries de gaz et d’autres intrants essentiels», a déclaré le secrétaire général de la Chambre de commerce internationale John Denton, qui participait à un panel aux côtés de la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce Ngozi Okonjo-Iweala.
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La guerre au Moyen-Orient «est hors de contrôle», s’alarme le chef de l’ONU
La guerre au Moyen-Orient est «hors de contrôle», s’est alarmé mercredi le secrétaire général de l’ONU, craignant un conflit encore «plus large» qui risque de provoquer une «marée de souffrance humaine».
Fin février, juste après le début des attaques israélo-américaines contre l’Iran, qui a répliqué en frappant des cibles en Israël et dans les pays du Golfe, «j’avais prévenu que les combats risquaient de provoquer une avis en chaîne que personne ne pourrait contrôler», a déclaré Antonio Guterres à la presse. «Après plus de trois semaines, la guerre est hors de contrôle».
Navires autorisés, impact sur le pétrole… Cinq questions pour tout comprendre à la réouverture partielle du détroit d’Ormuz annoncée par l’Iran
DÉCRYPTAGE – Après plus de trois semaines de conflit au Moyen-Orient et de blocage du détroit d’Ormuz, l’Iran a annoncé mardi 24 mars autoriser le passage des «navires non hostiles» dans cette artère, par laquelle transitent habituellement près de 20% des hydrocarbures mondiaux. Une ouverture très encadrée, annoncée dans une lettre de Téhéran à l’Organisation maritime internationale (OMI), qui a immédiatement fait réagir les marchés, le baril de pétrole Brent chutant de près de 6% mercredi matin. Mais derrière ce signal, les incertitudes restent nombreuses. Le Figaro fait le critère sur la situation à travers cinq questions.
Pour l’heure, les effets concrets de l’annonce de l’Iran restent limités. «Pour l’instant, il n’y a pas de réouverture complète, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation», tempère Philippe Chalmin, professeur à l’Université Paris-Dauphine et spécialiste des matières premières. Téhéran «a annoncé qu’il allait faciliter le passage des navires qui n’appartenaient pas à des puissances hostiles», sans pour autant rouvrir pleinement le détroit, souligne-t-il. Dans les faits, certains flux n’avaient jamais totalement cessé, notamment pour le pétrole iranien à destination de la Chine. «Il n’y a pas eu d’arrêt», pointe Philippe Chalmin, même si les volumes ont fortement chuté.
Wall Street rassurée par la détente des prix du pétrole
Brendan McDermid / REUTERS
La Bourse de New York évolue en hausse mercredi, entraînée par les espoirs d’une fin de conflit au Moyen-Orient, qui fait chuter les prix de l’énergie et atténue les perspectives d’inflation. Vers 14 heures GMT, le Dow Jones prenait 0,59%, l’indice Nasdaq gagnait 0,98% et l’indice élargi S&P 500 avançait de 0,58%.
«Pour le moment, le marché se concentre principalement sur la question de savoir si un cessez-le-feu sera conclu ou non entre les États-Unis et l’Iran», a commenté auprès de l’AFP Adam Sarhan, analyste de 50 Park Investments. Un plan en quinze points, contenant les propositions des États-Unis visant à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, a été transmis à Téhéran par l’intermédiaire de médiateurs pakistanais, ont déclaré mercredi à l’AFP deux hauts responsables à Islamabad.
L’ambassadeur d’Iran au Pakistan a pour sa part démenti toute discussion «directe ou indirecte (…) jusqu’à présent» avec Washington. En s’affichant en hausse malgré ces déclarations contradictoires, «le marché montre qu’il continue de croire qu’un cessez-le-feu sera conclu», a jugé Adam Sarhan. «Ce ne sera peut-être pas immédiat, mais les esprits finiront par s’apaiser», a-t-il estimé.
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La télévision d’État affirme que Téhéran a refusé la proposition de paix américaine
La télévision d’État iranienne, citant un responsable non identifié, a affirmé mercredi que l’Iran avait refusé le plan de paix proposé par les États-Unis pour mettre fin à près d’un mois de guerre.
«L’Iran a réagi négativement à la proposition américaine», a indiqué Press TV, chaîne publique en anglais et destinée à un public étranger. «La guerre prendra fin lorsque l’Iran décidera d’y mettre fin, et non lorsque Trump le décidera», a-t-elle ajouté en relayant les propos du responsable iranien sous couvert d’anonymat.
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La Russie évacue du personnel de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr
Des Russes travaillant à la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l’Iran, ont été évacués, a annoncé mercredi le chef du groupe Rosatom, après que l’agence atomique iranienne a rapporté qu’une frappe a touché le site, sans faire de dégâts.
«Aujourd’hui, à 07h20 heure de Moscou, 163 personnes ont quitté Bouchehr pour se diriger vers la frontière irano-arménienne», a déclaré à la presse le directeur général du géant russe du nucléaire, Alexeï Likhatchev. «Nous laisserons plusieurs dizaines de personnes directement sur le site», a-t-il ajouté.
Un missile iranien à l’origine des explosions dans le nord de Beyrouth
Les explosions qui ont secoué mardi plusieurs régions au nord de Beyrouth ont été causées par l’interception ou la défaillance d’un missile iranien dont la cible probable se situe en dehors du Liban, a indiqué mercredi l’armée libanaise. Il s’agit d’un «missile balistique guidé de type “Qadr-110”, de fabrication iranienne, d’environ 16 mètres de long et d’une portée d’environ 2.000 km, contenant plusieurs petits projectiles», a précisé l’armée dans un communiqué.
Une série d’explosions avait secoué mardi des régions au nord de la capitale libanaise, épargnées par les frappes israéliennes. Plusieurs personnes ont été légèrement blessées par des éclats, avait indiqué l’agence nationale d’information (Ani, officielle). L’explosion «serait due à une défaillance technique ou un missile intercepteur», a précisé l’armée.
«Missiles intercepteurs»
«Le missile a explosé à haute altitude, ce qui laisse supposer que sa cible se situait en dehors du territoire libanais», a ajouté l’armée, précisant que le Liban ne disposait pas de «missiles intercepteurs». Il se dirigeait vers Chypre et a été intercepté par un navire de guerre en Méditerranée, avait indiqué mardi une source militaire à l’AFP.
Une attaque de drones avait visé le 1er mars la base britannique d’Akrotiri, dans le sud de Chypre. L’armée israélienne a affirmé mardi que le missile iranien qui a explosé au-dessus du Liban avait été lancé simultanément à d’autres tirs dirigés contre Israël.
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Le ministre allemand des Affaires étrangères espère que les négociations de paix avec l’Iran auront une chance d’aboutir
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, s’est félicité mercredi de la volonté du président américain Donald Trump de mener des négociations pour mettre fin à la guerre avec l’Iran, et a déclaré qu’il espérait que ces pourparlers auraient une chance d’aboutir.
« Il est louable que le président américain ait reporté de quelques jours son ultimatum au régime iranien et qu’il cherche désormais à négocier », a déclaré Johann Wadephul aux côtés de son homologue tunisien Mohamed Ali Nafti à Berlin.
« Le régime iranien serait bien avisé de répondre à cette initiative dès maintenant. Ainsi, s’il existe une fenêtre d’opportunité pour la diplomatie, nous devrions sans aucun doute donner une chance aux négociations. »
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Benjamin Netanyahou cherche à éviter des élections anticipées, la guerre contre l’Iran ne lui apportant aucun gain dans les sondages
RONEN ZVULUN / AFP
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’empresse de faire adopter le budget de l’État et d’éviter des élections anticipées qu’il risquerait fort de perdre, la guerre en Iran n’ayant pour l’instant guère contribué à améliorer sa cote de popularité dans les sondages.
Au cours des premiers jours de la guerre, le camp de Netanyahou a vu une occasion pour sa coalition de droite de tirer parti de la première salve qui a tué l’ayatollah Ali Khamenei en organisant des élections avant la date prévue en octobre, a déclaré une source proche de la stratégie politique de Netanyahou.
L’idée d’un scrutin
Une façon de forcer la tenue d’élections anticipées serait de laisser le Parlement ne pas adopter le budget avant le 31 mars, ce qui, selon la loi israélienne, déclencherait un scrutin dans les 90 jours. Alors que les frappes américano-israéliennes ont tué une multitude de personnalités iraniennes de premier plan, certains proches de Netanyahou ont publiquement évoqué l’idée d’un scrutin en juin.
Mais près de quatre semaines après le début d’une guerre qui n’a jusqu’à présent pas atteint son objectif déclaré de renverser les dirigeants religieux iraniens, le premier ministre israélien le plus ancien en fonction cherche à éviter des élections anticipées, ont déclaré trois membres de son gouvernement à Reuters.
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«Un menteur!»: les médias iraniens raillent les pourparlers annoncés par le président américain
Donald Trump grimé en Pinocchio : la presse iranienne a qualifié mercredi de «mensonges» les propos du président américain faisant état de discussions en cours avec l’Iran pour mettre fin à la guerre. Le journal Javan affiche sur son site internet une caricature du président américain avec un long nez au-dessus d’une carte représentant le détroit d’Ormuz. «Le menteur le plus raté et sans aucun honneur du monde», titre le quotidien conservateur.
Lundi, à quelques heures de la fin d’un ultimatum qu’il avait fixé pour frapper des centrales électriques si l’Iran ne rouvrait pas le stratégique détroit d’Ormuz, Donald Trump a, contre toute attente, annoncé des pourparlers avec Téhéran. Le pouvoir iranien dément catégoriquement. Javan accuse Donald Trump de mentir pour rassurer les marchés et faire retomber les cours du pétrole, qui ont bondi depuis le déclenchement le 28 février des hostilités par Israël et les États-Unis.
Depuis le démenti iranien, «les prix du pétrole et du gaz ont de nouveau augmenté», note le journal, qui compare Donald Trump à «un joueur embourbé» dans une guerre qu’il pensait remporter rapidement comme un coup de poker. L’agence de presse Tasnim publie également une caricature de Donald Trump, cheveux ébouriffés et regard abattu.
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Liban : toute négociation «sous le feu» avec Israël est une «capitulation»
Le chef du Hezbollah libanais Naïm Qassem a affirmé mercredi que toute négociation «sous le feu» avec Israël était une «capitulation», alors que le pouvoir libanais appelle à des pourparlers avec le pays ennemi.
Dans un communiqué retransmis par la chaîne du Hezbollah, le chef du groupe pro-iranien a demandé aux autorités libanaises de revenir sur leur décision de «criminaliser» selon lui l’action militaire de sa formation, que Beyrouth a décidé d’interdire.
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Le plan américain en 15 points a été «transmis à l’Iran via le Pakistan», selon des responsables
Un plan en quinze points, contenant les propositions des États-Unis visant à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, a été transmis à Téhéran par l’intermédiaire de médiateurs pakistanais, ont déclaré mercredi à l’AFP deux hauts responsables à Islamabad.
Le Pakistan est présenté comme un possible médiateur, compte tenu de ses liens de longue date à la fois avec l’Iran voisin et avec les États-Unis, ainsi que de ses contacts étroits dans la région.
En pleine guerre au Moyen-Orient, le Pentagone augmente sa production de missiles
Le ministère américain de la Défense a annoncé mercredi des accords avec des industriels de la défense pour mettre sa production de missiles «sur le pied de guerre», alors que le conflit au Moyen-Orient pousse Washington à dépenser ses munitions à un rythme soutenu.
La grande utilisation de missiles intercepteurs par les États-Unis, Israël et les pays du Golfe pour faire face aux attaques de représailles de l’Iran interroge quant à l’étendue des stocks de ces armes très coûteuses dont disposent ces armées.
Le Pentagone a ainsi annoncé un quadruplement de la production d’un composant essentiel pour les THAAD, un système antimissiles de haute altitude considéré comme l’un des plus perfectionnés au monde, et très utilisé ces dernières semaines au Moyen-Orient.
Cet accord avec Lockheed Martin et BAE Systems porte sur les têtes chercheuses des missiles. Fin janvier, Lockheed Martin avait déjà annoncé une accélération de sa production de THAAD d’une centaine à environ 400 par an d’ici quelques années.
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Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU condamne les frappes iraniennes dans le Golfe et demande des «réparations»
Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a condamné mercredi les attaques de l’Iran contre ses voisins du Golfe et a exigé des «réparations» complètes et rapides pour toutes les victimes de ses frappes.
À l’unanimité, le Conseil, qui compte 47 membres, a approuvé une résolution, présentée par les six pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, condamnant les actions de Téhéran visant à fermer le détroit d’Ormuz et exigeant que l’Iran «cesse immédiatement toutes ses attaques non provoquées».
Le ministre français de l’Économie «regrette» ses propos sur un «choc pétrolier», concernant la France
Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a dit «regretter» l’utilisation la veille de l’expression de «choc pétrolier» en soulignant qu’elle s’appliquait «à la situation internationale et en aucun cas à la situation française».
«La France, elle est mieux préparée, elle est moins exposée (…) que ses voisins européens, et a fortiori évidemment que les pays asiatiques qui sont directement concernés. Donc, ce terme de choc, il est valable dans un certain nombre de pays asiatiques, où on a des mesures de rationnement» de carburants, a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres.
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Pour Marine Le Pen, les États-Unis «ont commis une erreur» car le régime des mollahs «n’est pas tombé»
ATTILA KISBENEDEK / AFP
Les États-Unis «ont manifestement commis une erreur» en attaquant l’Iran, car le régime «extrêmement solide» des mollahs «n’est pas tombé», a estimé mercredi Marine Le Pen, critiquant les «buts de guerre erratiques» du président américain Donald Trump. «Ce que je vois, c’est que les États-Unis ont manifestement commis une erreur en ce sens qu’ils pensaient que, en l’espace de quelques jours, le régime iranien tomberait. Il n’est pas tombé. Le régime iranien est un régime extrêmement solide», a déclaré la cheffe de file du Rassemblement national sur France Inter.
Interrogée sur la stratégie du président américain, Mme Le Pen a affiché son incompréhension: «Ses buts de guerre sont erratiques. D’ailleurs est-ce que quelqu’un comprend quel est l’objectif final de cette guerre? Que cherche à obtenir Donald Trump? Je crois qu’en réalité personne ne le sait.» Près d’un mois après le début du conflit, déclenché par les États-Unis et Israël, «cette guerre a pris des proportions qui manifestement n’étaient pas prévues, touchant beaucoup de pays du Golfe et entraînant évidemment pour le monde un déséquilibre très lourd dans les fournitures énergétiques», a déploré la patronne du RN.
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Les pays de l’Otan doivent vite trouver de nouvelles armes pour se protéger (haut responsable)
Les pays de l’Otan doivent de toute urgence inventer de nouveau moyens d’assurer leur défense face à leurs rivaux et ils n’en ont pas pris la mesure, notamment en ce qui concerne le volume de leur production d’armes, a mis en garde mercredi un haut gradé de l’Otan. «Nous devons nous préparer, sinon nous subirons ce que les pays du Golfe sont en train de subir», attaqués par l’Iran, a mis en garde le commandant allié suprême pour la transformation (SAC-T), l’amiral français Pierre Vandier, lors du Paris Defence strategy Forum, réunissant des acteurs du secteur de la défense pendant trois jours à Paris.
Ces pays «ont été frappés par des Shahed en 2019, ils n’ont pas de problème d’argent, ils peuvent acheter ce qu’ils veulent sur terre. Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de vitesse, de bons choix», a-t-il dit. Pour l’Otan, «l’enjeu n’est pas de réussir à faire plus de la même chose que nous faisions avant, mais de trouver des réponses aux défis que posent la Russie ou l’Iran dans leur manière de faire la guerre, sur le plan de la masse des armes et leur vitesse d’évolution», a insisté l’amiral.
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L’Irak annonce saisir l’ONU après des frappes contre son sol (bureau du Premier ministre)
L’Irak va saisir le Conseil de sécurité des Nations unies au sujet de frappes sur son territoire, a déclaré mercredi le bureau du premier ministre, après un bombardement ayant tué sept membres des forces de sécurité dans l’ouest.
L’Irak, aspiré dans la guerre au Moyen-Orient, a annoncé mardi son intention de convoquer le chargé d’affaires américain et l’ambassadeur iranien au sujet de frappes sur son territoire, imputées à ces deux pays. «Une plainte officielle, étayée par des preuves et une documentation détaillée, sera déposée (…) afin de faire valoir les droits de l’Irak et ceux de son peuple face à ces violations», indique le communiqué du bureau du premier ministre.
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Le Royaume-Uni souhaite créer une mission d’escorte internationale dans le détroit d’Ormuz après la guerre
Le chef d’État-Major britannique, Sir Richard Knighton, a présidé dimanche une réunion dimanche avec ses homologues français, allemands, italiens, néerlandais, japonais et canadien pour créer une coalition pour «rouvrir» le détroit d’Ormuz après la guerre, révèle le Times.
Selon le quotidien, cette mission se déroulerait en deux temps. La Royal Navy déploierait un bâtiment capable de déminer le détroit, puis des navires protégeraient le trafic maritime dans le cadre d’une mission d’escorte multinationale. Une nouvelle réunion sera coprésidée avec Fabien Mandon, chef d’État-Major des Armées français, dans la semaine. Les Britanniques souhaiteraient que les États-Unis participent à cette future mission.
Irak: le président du Kurdistan affirme que l’Iran a reconnu une «erreur» après des tirs de missile
Le président du Kurdistan d’Irak a assuré mercredi que les autorités iraniennes avaient reconnu que les tirs de missiles meurtriers contre les forces armées de la région autonome avaient été une «erreur» et qu’une «enquête» était en cours.
«Dès que cet incident s’est produit, nous avons contacté la République islamique d’Iran, qui a reconnu que c’était une erreur. Ils ont promis une enquête à ce sujet (…) et ont présenté leurs condoléances au Kurdistan», a indiqué le président Nechirvan Barzani, au micro de plusieurs télévisions kurdes. Il s’exprimait depuis la localité de Soran, où il s’est rendu pour présenter ses condoléances aux familles des victimes, après les tirs de missiles balistiques ayant tué mardi, dans cette région frontalière de l’Iran, six soldats des Peshmerga, les forces armées du Kurdistan.
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École bombardée en Iran: une nouvelle réunion du Conseil des droits de l’homme prévue vendredi
Le Conseil des droits de l’homme doit tenir une nouvelle réunion d’urgence vendredi sur la sécurité des enfants dans le conflit au Moyen-Orient, après le bombardement mortel d’une école en Iran au début de la guerre, selon l’intitulé officiel du débat communiqué mercredi.
Ce débat, demandé par l’Iran, la Chine et Cuba, doit porter sur la «protection des enfants et des établissements d’enseignement dans les conflits armés internationaux», après le bombardement ayant selon Téhéran visé le 28 février une école à Minab, dans le sud du pays, faisant plus de 150 morts d’après le gouvernement iranien.
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La marine iranienne dit avoir tiré des missiles en direction d’un porte-avions américain
La marine iranienne a indiqué mercredi avoir tiré des missiles de croisière en direction du porte-avions américain Abraham Lincoln, mettant en garde contre des frappes supplémentaires. Selon le communiqué militaire, les missiles ont contraint le porte-avions déployé dans la région du Golfe «à changer de position».
Ses mouvements «sont constamment surveillés… et dès que cette flotte hostile entrera dans le rayon d’action de nos systèmes de missiles, elle sera la cible de puissantes frappes de la marine iranienne», a prévenu dans ce communiqué le commandant de la marine, l’amiral Shahram Irani.
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«Ne testez pas notre résolution à défendre notre pays», dit le président du Parlement iranien aux États-Unis
L’influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a préconisé mercredi aux États-Unis de ne pas «tester» la détermination de l’Iran à défendre son territoire, des médias américains ayant fait état d’envoi de soldats supplémentaires au Moyen-Orient.
«Nous suivons de très près tous les mouvements américains dans la région, en particulier les déploiements de troupes», a-t-il déclaré, dans un message publié sur X. «Ne testez pas notre résolution à défendre notre pays», a-t-il lancé.
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La BCE dispose d’un «éventail d’options» face au choc énergétique, dit Lagarde
La Banque centrale européenne dispose de différentes options pour réagir au choc énergétique lié à la guerre en Iran, des mesures qui seront adaptées en fonction de son ampleur et sa durée, a assuré mercredi la présidente de l’institution, Christine Lagarde.
La BCE ne sera pas «paralysé par l’hésitation» et dispose d’un «éventail gradué d’options de réponse» en termes de politique monétaire, a-t-elle dit, sans préciser toutefois lesquelles.
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Frappes près de sites nucléaires au Moyen-Orient: le chef des droits de l’homme de l’ONU craint une «catastrophe absolue»
Les frappes qui ciblent les zones abritant des sites nucléaires en Iran et en Israël font courir le risque d’une «catastrophe absolue», a estimé mercredi le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Volker Türk.
«Les récentes frappes de missiles à proximité de sites nucléaires en Israël et en Iran soulignent l’immense danger d’une nouvelle escalade ; les États flirtent avec une catastrophe absolue», a-t-il affirmé dans un message vidéo à l’ouverture d’une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme sur les frappes iraniennes dans le Golfe.
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Négociations avec l’Iran: en Israël, scepticisme et crainte d’un accord «non appliqué»
L’annonce par Donald Trump de possibles négociations avec Téhéran suscite une inquiétude prudente dans les médias israéliens. Dans Yedioth Ahronoth, Itamar Eichner, correspondant diplomatique, souligne que les responsables israéliens doutent d’un compromis réel : «Le diable est dans les détails. Il est possible que les Iraniens acceptent mais n’appliquent pas», écrit-il. Selon Itamar Eichner, Israël reste convaincu que ses «lignes rouges» seront intégrées à tout accord, mais redoute un scénario similaire à Gaza, où Israël n’a toujours pas obtenu le démantèlement du Hamas.
Dans Israel Hayom, Danny Zaken, journaliste politique, insiste sur les divergences «immenses» entre Téhéran et Washington, pour qui la fin du programme nucléaire est un prérequis. le éditeur estime qu’un accord s’apparenterait à «un accord de reddition» difficilement acceptable pour le régime iranien : «Il est difficile de croire que les Iraniens l’accepteront», juge une source israélienne haut placée, citée par le reporter.
Dans Yedioth Ahronoth, Yossi Yehoshua, le correspondant militaire, met en lumière des désaccords profonds au sommet de l’appareil sécuritaire israélien. Il décrit notamment les tensions entre le directeur du Mossad David Barnea et le premier ministre Benjamin Netanyahou, sur fond d’échecs répétés des plans visant à affaiblir ou renverser le régime iranien, malgré des investissements «de milliards de shekels». Ces divergences illustrent l’absence de consensus sur la stratégie à adopter face à Téhéran, entre poursuite de la guerre, pari sur l’effondrement du régime et ouverture, contrainte, à une option diplomatique.
Stanislas Poyet, correspondant à Jerusalem
En Israël, la presse redoute un accord fragile avec l’Iran et des concessions américaines
Frappe en Irak: sept morts parmi les forces de sécurité
La frappe contre une base dans l’ouest de l’Irak a fait mercredi sept morts parmi les forces de sécurité, a indiqué le ministère de la Défense, après ce bombardement ayant visé les anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi, coalition englobant des groupes pro-iraniens.
Le bombardement a notamment visé une clinique militaire, d’après un communiqué du ministère de la Défense, qui fait état de sept morts et 13 blessés parmi les «combattants» et précise que «les secours poursuivent les opérations de recherche».
Selon un responsable de sécurité interrogé par l’AFP, la base visée dans la région de Habbaniya (province d’Al-Anbar) accueille des effectifs de l’armée irakienne, de la police et du Hachd al-Chaabi, et avait déjà été prise pour cible mardi par une frappe imputée aux Etats-Unis.
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Moyen-Orient: Sanchez évoque un scénario «bien pire» que celui de l’Irak en 2003
Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié mercredi devant les députés espagnols le conflit actuel au Moyen-Orient de «scénario (…) bien pire» que celui de la guerre menée en Irak en 2003.
«Nous ne sommes pas du tout dans le même scénario que lors de la guerre illégale en Irak» de 2003, a déclaré le chef de gouvernement socialiste. Il a ajouté «nous sommes face à quelque chose de bien pire. Bien pire. Avec un potentiel de conséquences bien plus importantes et bien plus profondes».
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Le transporteur maritime chinois Cosco annonce une reprise partielle des réservations de fret vers le Golfe
Le géant chinois du transport maritime Cosco a annoncé mercredi reprendre les réservations de conteneurs de fret à destination de la plupart des pays du Golfe. Cette reprise «avec effet immédiat» s’applique aux conteneurs de fret «général» à destination des Emirats Arabes Unis, de l’Arabie Saoudite, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de l’Irak, dit Cosco dans un communiqué. La liste ne comprend donc pas l’Iran.
Cosco a annoncé début mars suspendre ses services vers et en provenance du Golfe à cause de la guerre. Son communiqué de mercredi n’évoque pas le fret en provenance de la région.
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Irak: nouvelle frappe sur d’ex-paramilitaires dans l’ouest
Une nouvelle frappe aérienne a visé mercredi une position du Hachd al-Chaabi dans l’ouest de l’Irak, a rapporté un responsable de sécurité, au lendemain d’un bombardement imputé aux États-Unis qui avait tué 15 membres de cette alliance d’anciens paramilitaires, englobant des groupes pro-iraniens. Selon ce responsable, «deux missiles tirés par un avion de combat» ont visé la même base dans la région de Habbaniya, dans la province d’Al-Anbar, prise pour cible la veille. Il a fait état de victimes, sans précisions dans l’immédiat.
L’attaque de mardi, la plus meurtrière depuis le début de la guerre au Moyen-Orient contre ces forces, a poussé le gouvernement irakien à accorder un «droit de riposte et d’autodéfense» au Hachd et aux autres agences de sécurité pour répondre à toute frappe les ciblant. Tant mardi soir que mercredi matin, le bruit des avions militaires survolant la capitale irakienne, Bagdad, était particulièrement intense, ont rapporté des journalistes de l’AFP. Mardi avant l’aube, 15 combattants du Hachd –dont un commandant des opérations– avaient été tués dans une «frappe aérienne américaine» ciblant leur QG régional, selon un communiqué.
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Aucune négociation ne s’est tenue entre les Etats-Unis et l’Iran, selon l’ambassadeur iranien au Pakistan
L’ambassadeur d’Iran au Pakistan a déclaré mercredi qu’il n’y avait eu aucune discussion entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre, malgré des affirmations contraires du président américain Donald Trump.
«Nous avons également entendu parler de tels détails par les médias, mais d’après mes informations – et contrairement à ce qu’affirme Trump – aucune négociation, directe ou indirecte, n’a eu lieu jusqu’à présent entre les deux pays», a affirmé l’ambassadeur Reza Amiri Moghadam, ajoutant toutefois qu’il était «naturel que des pays amis soient toujours engagés dans des consultations avec les deux parties pour mettre fin à cette agression illégitime».
Olivier Faure appelle le gouvernement à redistribuer aux Français «modestes» les taxes qu’il engrange sur le carburant
Face au risque de «choc pétrolier» et de conséquences sur le portefeuille des Français, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a appelé le gouvernement à redistribuer aux citoyens «modestes» les taxes qu’il engrange sur le carburant.
«Pendant que les tarifs à la pompe augmentent, des taxes sont prélevées par l’État. Je ne crois pas que le gouvernement s’enrichisse mais il engrange des taxes. Ce surcroît d’argent récupéré grâce ou à cause du conflit au Moyen-Orient doit être réutilisé pour venir en aide aux Français les plus modestes», a-t-il déclaré sur Franceinfo ce matin.
François Bouchon / Le Figaro
Dominique Moïsi constate «la profonde confusion mentale de l’homme le plus puissant sur terre» dans les projets de paix de Donald Trump
Invité sur la matinale de Radio classique ce mercredi 25 mars, Dominique Moïsi réagit aux intentions de paix du président américain Donald Trump au vu des discussions en cours avec le Pakistan et souligne l’erreur commise par ce dernier lorsqu’il pensait la fin de la guerre selon une organisation pyramidale du pouvoir en Iran.
«La stratégie de Donald Trump s’élabore au jour le jour», décrypte Adrien Jaulmes
Adrien Jaulmes, correspondant du Figaro aux États-Unis, a commenté les discussions entre Washington et Téhéran. Selon lui, la stratégie de Donald Trump s’élabore au jour le jour.
«La stratégie de Donald Trump s’élabore au jour le jour»: le correspondant du Figaro aux États-Unis répond à vos questions
Iran: les Gardiens annoncent des tirs de missiles vers Israël, Bahreïn, le Koweït et la Jordanie
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mercredi avoir tiré des missiles en direction d’Israël, du Koweït, de Bahreïn et de la Jordanie, selon la télévision d’Etat (Irib).
Selon cette source, les Gardiens ont visé plusieurs cibles dans le nord et le centre d’Israël, dont Tel-Aviv, ainsi que deux bases militaires utilisées par les États-Unis au Koweït, une autre au Bahreïn et encore une autre en Jordanie, à l’aide de «missiles à guidage de précision à propergol liquide et solide ainsi que de drones d’attaque».
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Les cours du pétrole chutent de près de 6%
Le cours du baril de Brent, référence du marché pétrolier mondial, a chuté de près de 6% mercredi matin après que l’Iran a dit rouvrir le détroit stratégique d’Ormuz à des navires et que le président américain Donald Trump a transmis un plan de paix à Téhéran. Vers 00H30 GMT, le baril de Brent reculait de 5,92% à 98,30 dollars. Le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, perdait 5,01% à 87,72 dollars.
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Incendie dans un dépôt de carburant de l’aéroport de Koweït, attaqué par des drones
Un réservoir de carburant de l’aéroport international de Koweït a pris feu après avoir été visé par une attaque de drones, a annoncé mardi l’Autorité de l’aviation civile de l’émirat. «D’après les premières informations, les dégâts se limitent à des dommages matériels et il n’y a pas eu de victimes», a écrit l’autorité sur le réseau social X. «Les autorités compétentes ont immédiatement mis en œuvre les procédures d’urgence approuvées, et les équipes de pompiers ainsi que les autres parties concernées sont intervenues pour lutter contre l’incendie», a-t-elle ajouté en citant son porte-parole officiel, Abdullah al-Rahji.
L’aéroport de Koweït a été pris pour cible à plusieurs reprises depuis le déclenchement le 28 février de la guerre entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis. Le 14 mars, des drones avaient endommagé le système radar de l’aéroport, deux jours après une attaque similaire qui avait provoqué des dégâts matériels. Les réservoirs de carburant de l’aéroport avaient déjà été frappés par des drones le 8 mars, et une semaine plus tôt, un drone s’était abattu sur le terminal passagers, faisant plusieurs blessés légers et des dégâts matériels.
L’émir du Koweït condamne l’attaque «brutale» de l’Iran contre son pays
L’armée israélienne annonce bombarder Téhéran
L’armée israélienne a annoncé mardi dans la nuit être en train de bombarder à nouveau Téhéran au 26e jour de la guerre au Moyen-Orient, après avoir fait état de missiles iraniens se dirigeant vers Israël.
L’armée israélienne «a lancé une série de frappes visant les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran», a-t-elle écrit sur son compte Telegram officiel.
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Washington fait passer un plan en 15 points à Téhéran pour mettre fin à la guerre
Les États-Unis ont fait passer à l’Iran un plan en 15 points pour tenter de mettre fin au conflit, qui demande par exemple à Téhéran de remettre tout le combustible nucléaire enrichi dont il dispose ou de laisser le détroit d’Ormuz ouvert, rapportent plusieurs médias mardi. Le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12 avancent ainsi que l’administration Trump a fait passer ses exigences à l’Iran, par l’entremise du Pakistan, qui entretient de bonnes relations avec les deux parties. Selon trois sources non identifiées citées par Channel 12, les négociateurs américains – l’envoyé spécial Steve Witkoff ou le gendre de Donald Trump Jared Kushner -, proposent un cessez-le-feu d’un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes.
Parmi les 15 points mis en avant, les cinq premiers concernent le secteur du nucléaire: Washington demande ainsi que l’Iran n’essaie jamais de se doter de l’arme atomique, que Téhéran remette tout le combustible enrichi dont il dispose à une date fixée par les parties, ou que plusieurs installations nucléaires importantes soient démantelées. L’Iran devra aussi abandonner son soutien à ses «proxys», et ne plus financer ou armer des groupes comme le Hezbollah ou le Hamas. Des limites seront posées sur la quantité de missiles dont le pays pourra disposer, et sur leur rayon d’action. Par ailleurs, le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% des hydrocarbures mondiaux, devra rester ouvert pour la circulation maritime. En contrepartie, l’Iran obtiendrait une levée des sanctions internationales à son encontre et un soutien pour son programme nucléaire civil. Interrogés, la Maison Blanche et le département d’Etat n’ont pas réagi dans l’immédiat.
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L’Iran affirme que les «navires non hostiles» peuvent emprunter le détroit d’Ormuz
L’Iran a déclaré que les «navires non hostiles» pouvaient emprunter le détroit d’Ormuz à condition de respecter les règles de sûreté et de sécurité, selon un communiqué transmis à l’Organisation maritime internationale (OMI).
«Les navires non hostiles (…) peuvent – à condition qu’ils ne participent pas à des actes d’agression contre l’Iran ni ne les soutiennent et qu’ils se conforment pleinement aux règles de sûreté et de sécurité en vigueur – bénéficier d’un passage sûr par le détroit d’Ormuz en coordination avec les autorités compétentes», est-il écrit dans le communiqué. L’OMI a précisé que ce document, daté de dimanche, avait été émis par le ministère iranien des Affaires étrangères, avec la demande qu’il soit diffusé par l’OMI. L’organisation l’a communiqué à ses Etats membres et aux ONG, a-t-elle ajouté.
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Au moins 9 morts dans des raids israéliens contre le sud du Liban
Au moins neuf personnes, selon les médias officiels libanais, ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi dans trois raids israéliens contre des localités du sud du Liban, qu’Israël considère comme un bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah.
D’après l’Agence nationale d’information (ANI), une attaque israélienne a fait au moins trois morts et 18 blessés dans la région de Nabatiyeh, et une autre quatre morts et un blessé à Aadloun, au sud de la ville de Saïda, également appelée Sidon.
Selon la même source, une frappe israélienne contre un appartement du camp de réfugiés de Mieh Mieh, également près de Saïda, a par ailleurs fait deux morts et quatre blessés.
L’armée israélienne a en outre ordonné aux habitants de sept quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, autre fief du Hezbollah, d’évacuer en prévision d’actions militaires.
Elle a aussi annoncé avoir, au cours de son opération terrestre dans le sud du Liban, avoir «démantelé des centres de commandement du Hezbollah» ainsi qu’un dépôt d’armes, et avoir tué plusieurs combattants du mouvement, sans en préciser le nombre.
De son côté, le Hezbollah a affirmé mercredi matin avoir attaqué un char et des soldats israéliens près de la frontière, et tiré un «barrage de roquettes» vers Kiryat Shmona, dans le nord d’Israël.
Les sirènes d’alerte ont retenti dans cette ville de la vallée de la Houla, proche de la frontière libanaise. Les autorités israéliennes n’ont fait état d’aucune victime.
Mardi, une Israélienne d’une trentaine d’années avait été tuée dans le nord du pays par un autre tir de roquettes depuis le Liban.
Depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, les frappes israéliennes ont tué plus de mille personnes et fait plus d’un million de déplacés, selon les autorités.
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Bonjour et bienvenue dans ce direct
L’armée israélienne a annoncé mercredi dans la nuit être en train de bombarder à nouveau Téhéran, après avoir fait état de missiles iraniens se dirigeant vers Israël. Un peu plus tard, les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir tiré des missiles et des drones vers le nord et le centre d’Israël, dont Tel-Aviv, ainsi que vers deux bases militaires utilisées par les États-Unis au Koweït, une au Bahreïn et une autre en Jordanie.
Au Liban, la guerre continue : au moins 9 personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi dans des raids israéliens contre des localités du sud du Liban, région considérée comme un bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah.
Alors qu’Emmanuel Macron a appelé l’Iran à «s’engager de bonne foi dans des négociations» en vue d’une «désescalade» du conflit, Donald Trump affirme que les États-Unis négocient «en ce moment» avec l’Iran. Le président américain a en outre assuré que Téhéran avait offert aux États-Unis «un très gros cadeau» lié aux hydrocarbures, sans donner de précisions.
En attendant, l’armée américaine se prépare à envoyer environ 3000 soldats parachutistes d’une prestigieuse unité aéroportée vers le Moyen-Orient pour soutenir les opérations contre l’Iran, ont signalé plusieurs médias.
Gaza, Iran, Ukraine, commerce : Donald Trump ou l’art de l’ultimatum non tenu
Les publications apparaîtront ici
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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