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L'article « Guerre en Iran : Donald Trump dans l’impasse » a retenu l'attention de notre équipe.
Résumé synthétique
La guerre au Moyen-Orient « est hors de contrôle » s’alarme le chef de l’ONU et il en serait de même s’agissant des propos de Donald Trump a beau multiplier les déclarations rassurantes sur l’ouverture de négociations avec l’Iran, rien n’y fait.
Officiellement, Téhéran dément systématiquement l’existence de pourparlers avec Washington. Quant au plan de paix proposé par les Etats-Unis, il a été rejeté, selon la télévision d’Etat iranienne.
Et l’Iran poursuit ses frappes de représailles dans le Golfe persique. La marine iranienne affirme avoir tiré des missiles sur le porte-avions Abraham Lincoln, ce qui aurait contraint le navire américain à changer de position.
La situation apparaît bloquée ce soir et l’Iran veut imposer ses conditions pour mettre fin au conflit. Christian Chesnot.
Sans surprise, Téhéran dit non au plan quinze points proposés par la Maison-Blanche. La guerre prendra fin lorsque l’Iran décidera d’y mettre fin et non lorsque Trump le décidera, annonce la télévision iranienne. Il faut dire que les différents éléments d’une sortie de crise qui avaient filtré ne pouvaient que provoquer un rejet de la République islamique. Le plan Trump proposait l’arrêt quasi total du programme nucléaire iranien, notamment le démantèlement des sites de Fordo, Natanz et Ispahan, ainsi qu’une limitation drastique du programme balistique iranien, à la fois en portée et en quantité. Les États-Unis exigent en outre que le détroit d’Ormuz reste ouvert et fonctionne comme un corridor libre. En échange, les sanctions frappant l’Iran seraient levées, mais pourraient être réimposées en cas de non respect de l’Accord. De leur côté, les Iraniens poster aussi leurs conditions. Ils veulent un cessez le feu sur tous les fronts, y compris au Liban. La fin des assassinats de personnalités du pouvoir, des compensations pour les dommages de guerre et la reconnaissance de la souveraineté iranienne sur le détroit d’Ormuz, que les gardiens de la Révolution contrôlent aujourd’hui.
Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a condamné les attaques de l’Iran contre ses voisins du Golfe et a exigé des « réparations » complètes et rapides pour toutes les victimes de ses frappes.
A l’unanimité, le Conseil, qui compte 47 membres, a approuvé une résolution, présentée par les six pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, condamnant les actions de Téhéran visant à fermer le détroit d’Ormuz et exigeant que l’Iran « cesse immédiatement toutes ses attaques non provoquées
La guerre au Moyen-Orient pourrait engendrer « la pire crise industrielle de mémoire humaine », a averti le patron de la Chambre de commerce internationale, à la veille de l’ouverture de la conférence ministérielle de l’OMC à Yaoundé, au Cameroun.
Et d’ajouter : « Non seulement en raison de l’envolée des prix de l’énergie, mais aussi parce que la production industrielle elle même est perturbée et désorganisée par les pénuries de gaz et d’autres intrants essentiels », a déclaré le secrétaire général de la Chambre de commerce internationale John Denton.
« le action que Trump propose ce plan de paix, c’est presque un aveu de faiblesse. »
Nicolas Tenzer est spécialiste des questions géostratégiques. Nous lui avons demandé ce qu’il faut comprendre dans ces échanges d’affirmations et de démentis entre l’administration américaine et le Régime des mollahs.
Alors d’un côté, je pense qu’il y a une très grande confusion quant à la stratégie du côté américain. Elle était apparue depuis le début. On ne savait pas exactement quels étaient les buts de guerre, au delà de ceux que l’on peut supposer: la fin de l’enrichissement de l’uranium la fin du programme de missiles, notamment balistiques, de la part de l’Iran, le désarmement total des milices soutenues et financées par l’Iran, ce qui apparaît d’ailleurs dans le plan en quinze points.
Et aujourd’hui, il y a surtout un énorme embarras de Trump qui d’un côté, sait que s’il veut atteindre tous les objectifs qui lui ont été assignés, il faut qu’il s’engage dans une guerre longue qui pourra évidemment non seulement entraîner des perturbations plus que fortes sur les marchés, mais également nuire à sa popularité, puisqu’il était engagé à ne plus livrer de guerre et une guerre, je dirais, tel qu’il l’envisage, ça veut dire aussi un certain nombre de pertes humaines du côté des soldats américains. Et puis de l’autre côté, son envie évidemment de terminer cette guerre qu’il a lancée de manière un peu malencontreuse, mais évidemment sans atteindre les objectifs. Et d’une certaine manière, le observation que Trump propose ce plan de paix, c’est presque un aveu de faiblesse. Et c’est ce qui explique à mon sens, la remarque iranienne qui, elle, se considère en tout cas Téhéran, dans une position de force puisque finalement elle n’a pas été défaite par l’Armada américaine, un pays évidemment infiniment plus puissant sur le plan militaire, qu’elle est capable de résister, d’infliger un certain nombre de dommages extrêmement importants, notamment aux pays de l’économie des pays du Golfe. Et donc on considère qu’aujourd’hui, il n’y a rien à céder et que pour l’Iran, le situation de continuer l’enrichissement de l’uranium, c’est évidemment une priorité. Elle considère cela comme un atout stratégique absolument majeur, et on ne la voit pas non plus renoncer à la puissance qu’elle a construite à travers ses différentes milices, que ce soit au Liban, que ce soit en Irak, que ce soit au Yémen, parce qu’elle a construit tout cela depuis 20 ans et elle ne veut pas renoncer à tout cela.
Qu’est ce qui pourrait au moins réunir les belligérants? Le temps d’un texte, pour que les armes se taisent?
Ecoutez, c’est évidemment très, très difficile à dire parce que, à moins effectivement que l’Iran ne perde dans les semaines qui viennent encore plus d’atouts stratégiques en termes de capacité de riposte par le biais de ses missiles ou de ses drones, soit vraiment complètement assiégée, l’Iran considère qu’elle a un avantage à continuer aujourd’hui. Donc, l’Iran ne veut pas en entendre parler. Et les États-Unis savent effectivement que les enchères, en quelque sorte lancées par l’Iran, peuvent monter extrêmement haut et que là, ça risque de rendre finalement l’Amérique, l’économie américaine et la position personnelle de Trump encore plus fragiles. Donc, aujourd’hui, il est vrai qu’on a une sorte de surenchère auquel les Etats-Unis sont presque contraints et l’Iran, encore une fois, ne veut rien entendre. Donc on ne voit pas ce qui aujourd’hui peut réunir finalement les différents belligérants. Sans compter que les médiateurs qui ont été évoqués, que ce soit le Pakistan ou éventuellement d’autres, n’ont évidemment pas les moyens eux-mêmes de mettre les deux parties autour de la table. Ce ne sont pas des puissances suffisamment fortes pour qu’elles puissent être véritablement entendues et convaincre les deux de cesser leur conflit.
Nicolas Tenzer anime le blog « Tenzer Strategics » et est auteur de » Fin de la politique des grandes puissances » aux éditions de l’Observatoire .
Un débat sans vote à l’ Assemblée Nationale
En France, le conflit au Moyen-Orient s’est invité à l’Assemblée cet après-midi, avec un débat sans vote sur la crise.
« La France n’est pas engagée en guerre contre qui que ce soit« , avait dit Emmanuel Macron le 13 mars après la mort d’un soldat français en Irak. Mais la montée des périls l’oblige à renforcer sa défense.
A l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a toutefois annoncé de nouvelles commandes de munitions pour les armées. Nicolas Balu.
8 milliards et demi d’euros de commandes supplémentaires entre 2026 et 2030, qui s’ajoutent donc aux 16 milliards d’euros de la loi de programmation militaire( LPM). « C’est colossal « , affirme le Premier ministre. La loi actualisée sera présentée en Conseil des ministres le 8 avril prochain et arrivera devant les députés le 4 mai. La LPM actualisée prévoira également un nouveau régime d’état d’alerte de sécurité nationale. Sébastien Lecornu, qui, durant son discours, n’a cessé de mettre en garde « cette crise difficile et le début d’autres crises. Mais la France n’est pas partie au conflit. Faux. Selon Baptiste Lachaud, le député La France insoumise.
» Vous réaffirmer constamment que la France n’est pas en guerre contre l’Iran, qu’elle se limite à une assistance défensive. Mais vos actes contredisent vos paroles. En acceptant d’héberger sur nos bases militaires des avions ravitailleurs étasuniens et de les laisser survoler notre territoire, vous engagez de facto la France dans une dynamique d’escalade qui dépasse le cadre strictement défensif que vous revendiquez. »
L’ autre grand sujet de ce débat, qui continue de se poursuivre dans les conséquences durables de la montée des prix de l’énergie. Durant ce débat, Marine Le Pen, la cheffe des députés, a réitéré les demandes de son parti.
« Nous vous demandons à nouveau la sortie des règles européennes de fixation des prix de l’électricité. La baisse des taxes sur l’énergie, Je pense, évidemment, vous le savez, car je défends cette mesure depuis la dernière présidentielle, à la baisse de la TVA. La suspension des certificats d’économies d’énergie qui vont peser pour 8 milliards d’euros sur les consommateurs français, entreprises et particuliers cette année. »
Il n’est pas question de faire un chèque en blanc, selon Sébastien Lecornu.
« Certains veulent réduire la TVA sur l’énergie, d’autres pays l’ont tenté. Au final, la TVA a été captée par les acteurs intermédiaires et le prix à la pompe n’a pas bougé. La baisse de la TVA est une mesure inefficace, mais aussi ruineuse pour les finances publiques comme pour les consommateurs. »
« Non, l’ Etat ne profite pas de la crise » a répété Sébastien Lecornu, autre critique aux demandes de Marine Le Pen.
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/questions-du-soir-le-debat-emission-du-lundi-22-decembre-2025-6525935
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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