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26 mars 2026Vivre comme ça, c’est dégoûtant » : Hong Kong veut en finir avec les logements « boîtes à chaussures
Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
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Résumé pour le lecteur
Quartier populaire de Sham Shui Po, une association humanitaire de Hong Kong va rendre visite à des habitants. Dans cette ville du sud-est de la Chine, l’une des plus densément peuplées de la planète, 7,5 millions de personnes vivent sur un tout petit territoire connu pour ses logements indignes . Des dizaines de milliers d’appartements dans les tours d’immeuble ont été découpés en lots d’habitations minuscules qui font la honte de Hong Kong, surnommés « boîtes à chaussures ». Les autorités appliquent, depuis le 1er mars dernier, une nouvelle loi pour mieux les encadrer.
Au neuvième étage du premier immeuble, les bénévoles frappent à la porte d’un appartement. À l’intérieur, difficile de croire que l’on se trouve dans l’une des villes les plus riches de la planète. Les lieux sont totalement insalubres et surtout l’appartement, qui doit faire une quarantaine de mètres carrés, a été découpé en petits morceaux pour une dizaine de familles.
Rats, mauvaise odeur, risque d’incendie
Un premier homme fait visiter sa pièce d’environ 4 m², où il vit depuis quatre ans. Le plafond est très bas. Impossible de se mettre debout. L’homme de 60 ans, retraité du bâtiment, est obligé de se courber en permanence. Il ne cache pas sa colère : « Prenez davantage de photos, montrez-les au gouvernement. C’est ainsi que vivent les gens ordinaires ici. J’ai travaillé pendant des décennies, construit moi même en tant qu’ouvrier beaucoup de bâtiments, et pourtant je n’ai nulle part où vivre. Ça fait cinq ou six ans que j’attends. »
Au bout du couloir, on voit les toilettes et la douche partagées par tous les résidents. Une femme nous explique qu’il faut parfois attendre une ou deux heures pour aller aux WC. Sa voisine montre son lieu de vie qui lui coûte 200 euros par mois. « C’est minuscule. Je n’arrive pas du tout à me détendre. Vivre comme ça, c’est dégoûtant. Il n’y a tout simplement aucun moyen d’arranger quoi que ce soit ici », déplore cette femme. « Je ne sais même pas si ça atteint les trois mètres carrés. Il y a juste un lit. Si j’étais aussi grande que toi, mes jambes ne rentreraient pas », poursuit-elle.
Un enfant vit également dans la pièce d’à côté avec sa mère et sa grand mère. « Il y a des rats. L’environnement est vraiment mauvais. Nous vivons ici depuis si longtemps que nous nous y sommes habitués. Regardez, mon petit fils doit étudier sur le lit. J’ai peur des incendies. Le gouvernement n’a pas beaucoup organisé les choses », confie la grand-mère.
Avec la nouvelle loi, des logements d’au moins 8 m²
Pressé par le gouvernement central à Pékin, l’exécutif de Hong Kong a donc réagi avec une nouvelle loi qui oblige les propriétaires à déclarer leurs biens et à les rénover. Les autorités ont aussi pris peur après le terrible incendie qui a ravagé des tours d’immeubles fin 2025 à Hong Kong, faisant 168 morts . Ce nouveau texte est donc plus sévère que les précédents. « Il y a d’abord une exigence de surface au sol qui doit être d’au moins 8 m² », explique le député Vincent Wing Shun Cheng qui a participé à la rédaction de cette « loi qui relève désormais du droit criminel ». « Si le propriétaire ne la respecte pas, l’amende maximale est de 33 000 euros avec une peine de prison de trois ans. Tout cela n’est pas bon pour notre image alors le gouvernement est déterminé à améliorer la question du logement », ajoute-t-il.
Les ONG attendent de voir ce que va donner cette loi. « Ce qui compte c’est que la loi soit bien mise en œuvre avec des mesures suffisantes pour la réinstallation des habitants, parce que les gens vont devoir partir au moment des rénovations. Si ce n’est pas suffisant, ils vont s’inquiéter d’avoir nulle part où aller », affirme Sze Lai Shan, dirigeante de l’association qui effectue des visites de logements.
Dans l’immeuble, beaucoup de résidents n’ont pas encore été informés de ce qui les attend avec cette nouvelle loi. « Ça va nous aider je pense. Même si pour le moment je n’ai encore bénéficié de rien. Je prends les choses comme elles viennent, je laisse faire le destin », raconte l’une de ses habitantes qui a retrouvé un peu d’espoir. « Mais ici, j’ai souvent du mal à respirer. Je dois sortir dans la rue même si je n’ai rien à y faire. Je descends marcher parce que sinon je n’ai pas assez d’air », affirme cette Hongkongaise de 58 ans qui vit avec son mari et son chien dans un 3 m² sans fenêtre.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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