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26 mars 2026Les fausses informations en crise humanitaire « mettent des vies en danger », disent la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Les fausses informations en crise humanitaire « mettent des vies en danger », disent la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ».
Ce qu'il faut connaître
« La désinformation compromet la capacité du secteur humanitaire à s’acquitter de son rôle principal, à savoir protéger la vie et la dignité humaine », peut-on lire dans le étude sur les catastrophes dans le monde 2026 de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, consulté mercredi par l’Agence de vérification de Radio France.
Plusieurs exemples récents cités dans ce document racontent comment de fausses rumeurs, des campagnes massives de désinformation ont mis en danger ces dernières années des équipes de bénévoles humanitaires et empêché parfois de porter secours à des populations en danger.
Des bénévoles insultés, menacés
Le plus récent est le cas des inondations dans la province espagnole de Valence en 2024. De fausses informations diffusées en ligne ont accusé la Croix-Rouge de détourner de l’aide aux profits des migrants et de ne pas être intervenue auprès des sinistrés. « Des bénévoles ont été menacés, insultés, leurs véhicules vandalisés, leurs pneus crevés », raconte Charlotte Lindsey, la rédactrice de ce rapport jointe par l’Agence de vérification de Radio France.
« Ce n’était pas des attaques isolées sur les réseaux sociaux, mais une campagne de désinformation venant de comptes étranges », a raconté Maria Trénor, directrice de la communication de la Croix-Rouge espagnole lors d’une intervention mis en ligne par l’ONG : « Sur les réseaux sociaux, on nous accusait de ne pas être sur place, on nous reprochait de ne pas aider les gens », dit-elle en précisant que lorsque ses équipes postaient des photos de leurs interventions, on leur répondait que c’était des montages.
Au plus fort de cette campagne de dénigrement qui a accablé les bénévoles, elle précise qu’il y a eu jusqu’à 82 000 citations sur les réseaux sociaux les concernant contre une moyenne normale quotidienne de 2 000. Une campagne de haine dont l’origine n’est pas précisée et qui a duré un mois, selon la responsable.
« L’information aussi essentielle que la nourriture, l’eau et l’abri »
L’exemple la plus grave cité par ce rapport est la rumeur qui a circulé à Juba et dans les environs, au Soudan du Sud. Rumeur qui affirmait que des ONG internationales distribuaient de la nourriture empoisonnée aux déplacés dans le cadre d’un agenda politique. Dans ce pays ravagé par la guerre, où les réseaux sociaux attisent les divisions ethniques, pour rétablir la confiance envers les ONG, il a fallu contrer cette désinformation via des radios locales et des chefs de communauté.
« Aujourd’hui ce ne sont plus seulement les crises elles-mêmes qui causent des dégâts, c’est la manière dont l’information circule et la désinformation qui met en péril nos actions humanitaires », explique aussi Charlotte Lindsey, autrice du rapport, qui précise que cela affecte aussi beaucoup les personnels humanitaires.
« Dans chaque crise, l’information est aussi essentielle que la nourriture, l’eau et l’abri. Mais quand elle est fausse, trompeuse ou délibérément manipulée, elle peut aggraver la peur, entraver l’accès humanitaire et coûter des vies », a de son côté déclaré Jagan Chapagain, le secrétaire général de la FICR (Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge) en présentant ce document auquel plus de 60 organisations mondiales ont collaboré : « Nous pouvons disposer des meilleurs médicaments et d’une logistique ultra-rapide, mais si la communauté ne fait pas confiance à la main qui tient le flacon, ce médicament reste dans sa boîte !! Et tant qu’il reste dans sa boîte, il ne produit pas le résultat escompté. La dure réalité est qu’un manque de confiance entraîne des décès », a aussi déclaré Jagan Chapagain.
Ce rapport de la FICR sur les catastrophes dans le monde 2026 appelle en conclusion les gouvernements, les acteurs humanitaires, les médias, à reconnaître que la fiabilité de l’information est une question de vie ou de mort.
Entre 2020 et 2024, les catastrophes ont affecté près de 700 millions de personnes dans le monde, provoqué plus de 105 millions de déplacements et causé plus de 270 000 décès selon ce document.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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